Juin 2018

Pointe de l'Esquillon 14.06.2018

Pierre a sollicité un randonneur qui découvrait l’Association afin d’effectuer le compte-rendu et de partager ses impressions. Voici le document rédigé par Jean-Pierre.

Vingt-huit amis avaient répondu présent, ce jeudi 14 juin, dès 8 h 30, pour la randonnée conduite par Pierre, Président de notre association T.E.R.R.E., à destination de la Pointe de l'Esquillon.
Après les présentations d'usage sur le parking de l’ancienne « Porte de l’an 2000 » à Théoule, le petit groupe se met en marche joyeusement, sous un soleil déjà haut dans le ciel et plein de promesses pour cette balade d'une demi-journée.
Nous suivons le sentier découverte du littoral qui surplombe la magnifique baie de Cannes, Mandelieu-La-Napoule, Théoule, dans une ambiance bon enfant, permettant à de petits groupes de chevronnés d'échanger leurs impressions avec les nouveaux adhérents au club, tandis que d'autres marcheurs se retrouvaient. Avec regret nous quittons ce chemin ombragé pour suivre une partie de la route départementale 6098 en direction du Parc de la Pointe de l'Aiguille, bordée de bignones et de mimosas encore fleuris puis nous abordons la voie Abel Ballif qui fût, au siècle dernier, mécène et président du Touring Club de France et prit une part déterminante à l'aménagement de ce territoire magnifique. Le petit groupe de sportifs continue allégrement son ascension où les premiers de cordée ont déjà atteint la table d'orientation et le belvédère de la Pointe de l'Esquillon, destination finale de cette belle journée.
Après un moment d'arrêt pour admirer ce paysage à couper le souffle, ponctué de découpes rocheuses et de calanques et reprendre quelques forces, nous redescendons par l'intérieur du Parc Départemental, en suivant le sentier balisé, traversant le maquis, les eucalyptus, cistes et autres arbrisseaux méditerranéens.
Quelques arrêts marqueront encore cette descente vers le parking, permettant à Pierre de regrouper ses effectifs et à chacun d'entre nous, d'exprimer notre satisfaction pour la bonne conduite de cette balade des plus agréables qui aura, bien sûr, été immortalisée par la photographie de groupe, en pensant déjà à la prochaine sortie.   Jean-Pierre

Rando menée par Pierre  9,6 km et 220 m de dénivelé

Repas fin saison à Seillans jeudi 21 juin 2018

 

LA « REINE DES FLEURS » A SEILLANS


Jeudi 21 Juin 2018, à 9 h 30, en prologue au repas de fin de saison de l’Association T.E.R.R.E., nous avions rendez-vous avec Charlotte, Jeanne, Marie, Vicomtesse de Savigny de Moncorps, née de Villers La Faye (1848-1932), autrement dit « la reine des fleurs », qui, à l’aube du 20ème siècle, donna ses lettres de noblesse à l’industrie du parfum à Seillans et la prospérité pour longtemps à nombre de ses habitants.
Guidés et abondamment renseignés par Jean Michel, vice-président des « Caminaire Seillanais » (i.e. « les Randonneurs Seillanais »), une courte randonnée à travers les ruelles du village, puis vers les hauteurs par de petits chemins étroits et suffisamment escarpés (compte-tenu de la chaleur étouffante du jour), nous a familiarisés, au gré de ses multiples interventions avec la grande et la petite histoire de Seillans, à jamais indissolublement mêlée à celle de la Vicomtesse de Savigny de Montcorps.
Jean-Michel est proprement habité par la prodigieuse histoire de celle à qui on a pu donner, toute révérence gardée, le titre de « reine des fleurs ». Merci à lui d’avoir su si bien nous tenir en haleine tout au long de cette pérégrination, grâce à son savoir encyclopédique, soutenu et enrichi par une abondante iconographie sur le sujet et à un sens aigu de l’humour qui ne le quitte jamais.
De retour sur la place du Thouron, au centre de laquelle coule une imposante fontaine, fleurie de bouquets de roses ce jour-là, et à l’ombre bienvenue de plusieurs platanes centenaires, à l’orée du restaurant « la Gloire de mon Père » qui nous accueille aujourd’hui, ce n’est pas moins qu’une quarantaine de convives qui a débuté le déjeuner par une succulente « mise en bouche », associée à un original apéritif à la lavande, suivie par un filet de Loup cuit à l’unilatérale pour les uns et une imposante souris d’Agneau pour les autres. Un généreux millefeuille aux fraises est venu mettre la note finale à cet excellent repas qui a mis une touche d’excellence, dans l’amitié et la connivence, et a clos une très belle saison de randonnées.
Nous avons d’ores et déjà l’eau à la bouche qu’une nouvelle saison de randonnées redémarre pour retrouver le plaisir d’être de nouveau ensemble dans la joie, l’effort et le partage.      Bernard


(DES FRAGRANCES A SEILLANS)

 

Jeudi 28 juin 2018 - Randonnée au cap d’Antibes

Nous nous sommes retrouvés 19 pour effectuer le « tour du Cap d’Antibes », la dernière randonnée à la demi-journée de cette saison, avant que n’interviennent les vacances d’été. Le ciel était couvert, la température douce, le vent d’est, fort, soufflait en rafales rageuses, enivrantes et entêtantes.
Le sentier littoral, ancien « sentier des douaniers », est long d’environ 5 km pour 90 m de dénivelé et se caractérise par une débauche  d’escaliers en montées et descentes pour épouser au plus près les multiples anfractuosités de la côte.
Il faudrait pouvoir imaginer le tour de Cap d’Antibes par le sentier littoral comme l’esquisse qu’un peintre impressionniste tenterait de composer par touches successives au hasard de ses
éblouissements, sans pouvoir épuiser la palette infinie de couleurs qui s’offrent à son regard, à sa sensibilité et à son talent.
Il y a d’abord le bleu, le cobalt et l’indigo de la mer, tous ensemble intimement mêlés, la mousse blanche des embruns à la crête des vagues, le vif argent des rochers, le vermeil, tout en irisation, associé au gris crémeux des roches éclatées.
La côte est partout dentelée par de sombres anfractuosités qui contrastent avec le blanc éclatant des rochers, et, en fond sonore, le mugissement incessant des vagues qui, inlassablement viennent se fracasser sur les dents acérées des rochers.
La mer, crémée par une frange d’écume laineuse, a creusé de profondes entailles dans les rochers, résultat de l’affrontement immémorial et toujours renouvelé de la mer contre la terre.
En contrepoint, on peut deviner d’imposantes et opulentes résidences dissimulées à couvert dans le vert émeraude et le vert sombre des résineux, et voir les circonvolutions tourmentées des branches maîtresses des pins d’Alep au bord du chemin, torturées pendant des décennies par la démence d’un mistral en folie, tandis qu’à leur pied un fort vent entretient le roulis de folles graminées turbulentes.
Il y a aussi ces pépites de lumière qui nous éblouissent dans un ciel de verre éclatant en bleu et blanc, refermé au-dessus des arbres enluminés avec le scintillement moiré d’un rayon lumineux au travers des branches de pins.
Il y a, encore et toujours, au bord du sentier, la mer, cuirassée d’écume, étincelante au soleil de mille éclats, comme un miroir brisé, qui bouillonne, lâche ses chiens fous, vient s’affronter aux rochers et mourir sur le rivage, en glapissant sa défaite inexorable une dernière fois.
Toutes ces impressions célèbrent les noces de l’homme avec la nature et cette courte et vivifiante randonnée nous a donné la certitude que des souffles tièdes portés par le vent portaient les prémices d’un invincible été et la promesse de nous retrouver tous ensemble à la rentrée pour de nouvelles et belles aventures.   Bernard