Octobre 2017

Jeudi 5 octobre 2017 - Baou-des-Blancs

Parvenus au parking du Plan des Noves, point de départ de notre randonnée du jour au Baou des Blancs, en passant par les Blaquières, nous suivons d’abord le GR 51 pour effectuer le circuit du Plan des Noves. Parvenus au Grand Plan des Noves, la nature se révèle, somptueuse, aride et immense. On pourrait presque se croire au centre du monde !
Le temps est beau, avec quelques brumes qui se coulent entre les Baous dont nous ne pourrons deviner que quelques profils en ombres chinoises, notamment celui du Baou de Saint-Jeannet qui offrira à notre admiration, un court moment, son imposante et hiératique stature.
Passant au large de la combe Martine et délaissant le chemin de Mangia Pan que nous devrions emprunter pour le retour, nous poursuivons par les Blaquières, avec, devant nous, en permanence, la vue sur notre objectif final, le Baou des Blancs, haute falaise calcaire, admirablement située sur un piton rocheux, dominant la cité de Vence et les collines avoisinantes, jusqu’à la mer. Il est couronné d’une croix monumentale dont la plate-forme sommitale est occupée par les vestiges de la Bastide Saint-Laurent. Il est riche de mystères et de légendes : épopée de la Commanderie des Templiers et les supputations concernant leur trésor, notamment le Baphomet, une mystérieuse idole en or, etc.   On peut y distinguer aussi les vestiges d’un mur d’enceinte, les restes d’une chapelle et d’une citerne bâtie à même le rocher.
Arrivé en vue de la partie finale de la randonnée et ne pouvant raisonnablement terminer l’ascension, j’ai laissé à Gilles le soin de conduire les quatre « gazelles » du jour jusqu’au sommet du Baou des Blancs, ce qu’il a fait en montrant l’étendue de sa maitrise et de son autorité dans ce genre d’entreprise. Merci à elles et à lui d’avoir ainsi, et de très belle manière, parachevé cette très belle randonnée au Baou des Blancs qui garde pour moi un goût d’inachevé mais ce n’est que partie remise.    Bernard

Jeudi 12 octobre - Mal Infernet

Nous sommes partis, 18 participants plus un chien (« Milou »), à 9h15 le 12 Octobre du parking du col de Belle Barbe, pour remonter, sous la conduite de Pierre, le ravin du Mal-Infernet jusqu’à « feu » le lac de l’Ecureuil.
Cette randonnée sera longue de 9 kilomètres pour un dénivelé de 150 mètres, dans une atmosphère radieuse d’un début d’Automne qui peine à quitter l’été, sa chaleur et sa sécheresse.
Nous marcherons tout du long sur un large et confortable sentier qui longe le fond du ravin et sa rivière aujourd’hui totalement asséchée.
Ici et là jaillissent des murailles déchiquetées de roches rouges. Les pentes sont hérissées de pics et de tours de pierre. Tout est obélisques ruinés, tout est murailles cyclopéennes abattues, tout est lacis de barbelés factices qui réclameraient la plus grande vigilance s’il nous arrivait de nous y aventurer.
Tout le long du ravin, c’est un formidable déroulé de pics dont les pentes sont entrecoupées par de larges cônes d’éboulis. Partout, des donjons de pierre surgissent des profondeurs du ravin.
Tous ces colosses parlent le même langage, poussent la même incantation : c’est le chant profond de la terre, entêté et éternel.
Au long du chemin, nous sommes passés près de plusieurs sources fluides et mystérieuses dont un clair filet coulait dans le creux d’une pierre excavée pour le recueillir précieusement.
Un faux plat montant nous conduit à un gué, aujourd’hui à sec, en aval du déversoir du lac de l’Ecureuil, qui nous permet de passer en rive droite.
Le lac est un rêve évanoui, encore vivant sur les cartes et dans la mémoire de quelques-uns. C’est ici que nous sacrifierons à la traditionnelle « pause banane » devant « feu » le lac de l’Ecureuil, avant de « tourner casaque » et de prendre le chemin du retour qui, par une traversée du ravin sur une passerelle métallique suivie d’une montée au col Aubert, nous permettra de regagner le parking du col de Belle Barbe après une longue descente malaisée à l’aplomb du pic du Baladou.
Ce fut une agréable randonnée très minérale dans l’ambiance d’un Automne à peine naissant.   Bernard

Mardi 10 octobre 2017 - Barrage de Malpasset

Il porte bien son nom celui-là ; mal passée sa rupture le 2 décembre 1959 suite à des pluies torrentielles ininterrompues pendant plusieurs jours.
Pour nous faire voir et connaître cette catastrophe, l’Association TERRE avait programmé une « Rando-Santé » in situ.
Ce que l’on ne se doutait pas, était que barrage et météo ne faisaient toujours pas bon ménage et il a fallu annuler à deux reprises. Mais mardi 10 octobre, c’était bon.
Sous un soleil radieux, un minibus et trois voitures (merci les bénévoles) ont véhiculé à Fréjus les participants à la rando-santé. Comme toujours, à titre gracieux.

Chemin faisant, à pied, Pierre nous a montré les blocs de béton gigantesques, lourds comme un immeuble, détachés du barrage, et charriés sur plusieurs centaines de mètres par un déferlement apocalyptique de 50 millions de m3 d’eau.
De leurs entrailles sortait le gros ferraillage, distordu en sculptures surréalistes par la force infernale de l’eau.
Nous avons goulûment bu les explications aussi claires que l’eau – eh oui, rando-santé oblige ! - proposées gentiment avec les biscuits par Annick à l’heure du goûter.
Puis nous sommes passés de ce non-savoir faire au savoir-faire en admirant un peu plus loin les « Arches Sénéquier », vestiges d’un aqueduc romain vieux d’environ 2000 ans ; du bonheur !!
Et quel bel aboutissement pour cet après-midi instructif et sportif que d’adoucir une émotion oppressante par une émotion finale esthétique.   Pauline

Mardi 17 octobre 2017 - Rando santé - Île Sainte-Margueri

En cette journée de mardi nous avons voulu jouer les Robinson Crusoé. C’est ainsi que nous nous sommes mis en route pour une belle randonnée sur l’île Sainte-Marguerite , menée par Pierre.
Journée idyllique sous un chaud soleil d’automne, ambiance joyeuse de notre troupe. Toutes les conditions furent réunies pour faire de cette sortie un dépaysement ressourçant.
La traversée en bateau nous donna le temps de désirer l’accostage de cette merveilleuse île où végétation, pins parasols et diverses essences d’arbres jouent une magnifique symphonie avec le bleu de la mer et celui du ciel.
otre chef de cordée, Pierre, nous ménagea quelques arrêts bienfaisants et surtout éducatifs, en tout premier lieu à l’étang du Batéguier qui nous permit un vrai moment de contemplation.
Puis de nombreux panneaux explicatifs sur la faune et la flore de l’île nous faisant comprendre que le lieu est encore assez protégé.
Enfin, arrêt pique-nique devant un paysage particulièrement choisi, sur une large crique, avec pour spectacle des mouettes et des goélands placides, sur l’étendue sereine de la mer.Mais la suite de la route nous attendait et nous découvrons deux cimetières, celui des combattants de Crimée puis le cimetière musulman impressionnant par sa taille et son aspect sommaire.
Enfin le fort et son musée que nous visiterons une autre fois.
De retour sur le bateau il n’est pas difficile de mesurer combien notre fraternité est un des éléments essentiels de nos magnifiques randonnées.      Catherine.

Jeudi 26 octobre 2017 - La forêt royale – St-Paul en Forêt

« Royale » fut cette randonnée dans et tout autour de la forêt éponyme, dans le Var, à Saint-Paul en Forêt, la bien nommée.
Nous étions 18 participants et il était 9 heures au moment de notre départ. Nous avons d’emblée été saisis par un froid mordant, aux alentours de 5°. Peu ou mal équipés pour certains, ce fut une piqure de rappel pour nous dire que nous sommes bien entrés de plein pied dans l’automne. Nous l’avons appris à nos dépens en ce début de matinée et nous avons ainsi eu la preuve que la nature est peu à peu entrée dans une période de dormance pour plusieurs mois et ne se réveillera pas avant le retour du printemps.
Le circuit dessine un grand huit, comme dans certaines fêtes foraines. Il est long d’un peu moins de 12 km, avec un modeste dénivelé de 230 m, et joue tantôt à saute-collines, tantôt plonge dans les vallons.
Le sentier, parfois étroit et sinueux où l’appui des pieds se fait souple et élastique, parfois large et presque rectiligne, sinue dans une ample forêt, retournée largement aujourd’hui à un état presque sauvage, proche d’une forêt primitive.
Nous marcherons d’abord le long de l’Endre,  rivière côtiere provençale, ombragée et sauvage, aux eaux miroitantes, sous le couvert de sa splendide ripisylve, en admirant au passage les ruines imposantes d’un moulin hydraulique à huile, moulin à roue horizontale dit « moulin à rodet », qui fonctionnait encore au 19 ème siècle du temps où le débit de la rivière suffisait à l’activité des meuniers.
La rivière (mais comment parler encore de rivière) n’est que l’ombre d’elle-même. Son lit est parfois totalement asséché et seules subsistent, çà et là, quelques mares captives, miroirs d’eaux immobiles aux reflets argentés, recouvertes d’une multitude de feuilles mortes.
Comment imaginer que ces minces filets d’eau puissent se transformer parfois, en quelques heures, en crues dévastatrices et meurtrières.
Au long de notre progression, dans cette antique forêt d’ubac, dont le charme occupe les vallons, le chêne pubescent en bas des pentes tandis que le chêne liège colonise le haut des pentes avec ses sous-bois à myrtes et lentisques, nous suivrons successivement la piste de Souliès, puis la piste de Fontcounille avant de descendre dans le vallon de l’Ubac de Castel Diaou et le vallon de Fontcounille et finir par la piste Forestière jusqu’à traverser à gué un ruisseau, affluent de l’Endre, avant de rejoindre le point de départ.
Nous nous arrêterons pour la « pause banane » en lisière du hameau de Tournoune, la pause déjeuner intervenant sur le chemin du retour, confortablement appuyés contre les ruines d’un deuxième moulin à huile.
Aucun peintre, impressionniste ou pointilliste, quel que soit son talent, ne pourra jamais posséder une palette de couleurs aussi riche comme sait le faire la nature dans son génie pictural avec cette infinie profusion de nuances dans les verts, les bruns, les oranges, les rouges, les jaunes, les ocres et toute cette richesse de couleurs cuivrées, rouillées ou mordorées.
Au total, une randonnée facile et très agréable ; une randonnée à refaire une autre année certainement et au Printemps sans doute.

 

Bernard.