Février 2019

Le mimosa à Tanneron - 28.02.2019

Réunis sur le parking en contrebas du village de Tanneron, avec un ciel brumeux qui ne se sera jamais découvert, 21 protagonistes s’engagent dans une randonnée en boucle de 8 km pour 280 m de dénivelé au total, qui sera une première pour quelques-uns.
On démarre la marche en passant devant l’ancien restaurant « le Champfagou », aujourd’hui définitivement fermé. Un petit tour dans le village nous permet de profiter d’un magnifique panorama, hélas gâché par un brouillard tenace, qui embrasse tout l’est du département.
Un peu plus loin, un sentier à droite longe de belles propriétés confortées par des blocs de pierre impressionnants.
Nous marchons ensuite sur une route asphaltée qui, plongeant vers le fond des vallons, nous offre de proche en proche une vue étendue sur une végétation très variée : chênes lièges, mimosas sauvages et diverses plantations de mimosas, de populus ou d’eucalyptus.
Les mimosas, resplendissants, sont de plus en plus présents et nombreux sur notre route.
Les fleurs rondes se déclinent dans des tons de jaune, clair ou brillant, de blanc, de crème ou d’orangé. Un duvet subtil les garnit de filaments soyeux. Les fleurs retombent en grappes abondantes autour des arbres et s’épanouissent en rameaux éblouissants.
Les boules cotonneuses, légères, étincelantes, remplissent les arbres ; les feuilles souples, dentelées, d’un vert subtil, se couvrent d’une multitude de boutons d’or. De loin, on dirait de la soie, une moire d’étincelles et de luminosités.
Passé le stade de Tanneron et les tennis de la commune, nous prenons la piste balisée en jaune, piste manifestement très fréquentée par les randonneurs, les cavaliers, mais aussi par les animaux sauvages, des sangliers principalement, à en croire les nombreuses traces imprimées dans la glaise.
On traverse une nouvelle forêt de mimosas sauvages dont les fleurs blondes ressortent sur les feuillages aériens, souples, aux réseaux serrés et denses. Le mimosa, fleur de l’hiver, séduit par ses couleurs chaudes, ses senteurs à la fois douces et tenaces ; il fait éclater et resplendir ses petites fleurs duveteuses qui répandent des odeurs de miel doré.
Nous aurons ensuite à passer moult gués, après quelques grimpettes et descentes sans difficultés particulières. Une variante permettra que nous nous installions pour la « pause banane » au bord d’une rivière, dont nous pourrons apprécier le chant des eaux courantes, et au pied d’impressionnants blocs rocheux. Une remontée continue et ardue nous permettra d’atteindre la plateforme de « la Colle d’Embarque » au bout de 1300 m d’un sentier passablement érodé par les pluies de l’automne.
Le retour au parking ne sera plus alors qu’un jeu d’enfant, fourbus pour quelques-uns, heureux pour tous, au final.
A noter que les pistes et sentiers restent très dégradés et pas du tout entretenus.
Les mimosas adoucissent de leurs couleurs et de leurs parfums les frimas au cœur de l’hiver.
Senteurs et splendeur des mimosas ! Quels effluves savoureux !
Les mimosas, fleurs du sud et du soleil, en imitent la couleur dorée ; ils nous font songer aux douces senteurs de l’été.   Bernard

P.S. Le mimosa est utilisé pour la journée de la femme en Italie le 8 mars pour la seule et bonne raison que les fleurs de mimosa font d’innombrables soleils qui illuminent et embaument chaque heure et chaque jour de nos vies d’hommes, comme savent le faire si bien nos épouses et nos compagnes.

Rando santé - Tour Pic Escale - 26.02.2019

Rando menée par Pierre.

Mimosa au Grand-Duc - 21.02.2019

Jeudi 21 Février, début de matinée, ciel clair et température idéale pour marcher, ambiance méditerranéenne et déjà presque printanière, sous la conduite de Pierre, nous avons été 23 à randonner sur un parcours en boucle de 9 km et 280 m de dénivelé pendant 3 heures, totalement noyés et immergés dans un océan de Mimosas au « Grand-Duc » à Mandelieu.

Mais, au fait, c’est quoi, un Mimosa ?

Laissez-moi vous dire que penser du Mimosa dont la plupart des gens du midi ont fait, à tort, leur emblème quand il ne s’agit que d’une usurpation d’identité et qu’il n’est qu’un intrus et un envahisseur.

Le Mimosa n’est qu’un vulgaire Acacia, du genre le plus commun, dont on nous vend les plants au prix du Caviar ! Le Mimosa n’est pas un arbuste, mais un arbre véritable qui peut atteindre 20m de hauteur.

On ne fait pas mieux dans le genre envahissant et résistant à tout. On n’en vient à bout que par la hache ou par le feu.

Venu en douce de la lointaine Australie, il a néanmoins gardé la curieuse habitude de fleurir en plein hiver alors que chez lui c’est le plein été.

Pour nous compliquer encore un peu plus la vie, on n’en compte pas moins de 400 variétés !

De plus, il existe une confusion dans les appellations scientifiques et vernaculaires des 3 genres : le genre Acacia, le genre Robinia et le genre Mimosa.

L’espèce appelée Mimosa dans le langage courant a pour nom de genre Acacia, alors que ce que nous appelons Acacia est du genre Robinia. Quant aux espèces portant le nom de genre Mimosa, nous les appelons plutôt « sensitives ».

C’est la « sensitive » qui est à l’origine du mot Mimosa qui est dérivé du latin Mimus (mime) afin d’exprimer l’idée de mouvement.

Pour conserver cette fleur diabolique qui apporte le soleil en plein hiver, on recommande d’écraser le bout des tiges avec un marteau et de mettre le Mimosa dans de l’eau tiède sucrée.

Le Mimosa semble d’or, mais cueillez-le et il aura vite fait de tomber en poussière.

Tout ceci est à prendre, bien sûr, au deuxième, voire au sixième degré !

Pour finir, je veux dire que ce fut une magnifique randonnée d’où nous sommes revenus avec l’or des Mimosas plein les yeux.  Bernard
 

« Les grands-mères, c’est comme le mimosa. C’est beau, c’est doux, mais c’est fragile. » (Marcel Pagnol)

 

 

Rando Pleine Lune - 19.02.2019

Mardi 19 Février, 18h30, c’est une longue cohorte de joyeux randonneurs, 120 au total (!), mêlant hommes, femmes et enfants qui, à partir de la place des Fêtes de Théoule sur Mer, s’élance joyeusement dans la nuit. La pleine lune sera le « Graal » de notre quête de ce soir, en espérant ne pas chercher l’inaccessible étoile.
Imperceptiblement, la nuit s’installe et nous enveloppe d’une obscure clarté qui va s’amenuisant. Les frontales allumées, c’est une longue procession de lucioles qui s’égrène le long du sentier. Les ombres des marcheurs, parfois soulignées par le faisceau des frontales, disparaissent peu à peu dans la pénombre. Il ne reste plus alors que des silhouettes fantomatiques. Le clair-obscur s’épaissit peu à peu jusqu’à faire progressivement nuit noire en progressant aux limites de l’Estérel.
La lune est là…et le soleil n’y est pas.
La voute céleste est cloutée de milliers d’étoiles qui brillent comme autant d’étincelles sur le noir sidéral d’un ciel insondable. Une clarté laiteuse et spectrale émane de la lune et nous enveloppe d’un manteau d’hermine qui dilue et éloigne toutes les anciennes peurs irrationnelles de l’enfance et son cortège de fantasmagories débridées à propos de l’astre sélène.
Une lente et tranquille progression, émaillée de quelques arrêts, nous conduit sans difficulté jusqu’aux abords du Mémorial « Notre Dame d’Afrique ».
Nos efforts seront couronnés de succès en arrivant au pied de l’imposante statue de « Notre Dame d’Afrique ». Dans les profondeurs de la nuit, la lune brille et se reflète sur l’immensité de la mer, comme un immense lac de plomb fondu.
Marcher la nuit dans l’Estérel sous un ciel de pleine lune, c’est connaitre sa vraie place dans l’Univers et renouer avec les sortilèges de l’enfance.
Conviviale, chaude et succulente, une soupe à l’oignon, agrémentée de force gaufres, nous attend dès notre retour, préparée magistralement par nombre de « petites mains » dédiées, soupe bienvenue que nous dégusterons goulument et qui mettra un « point d’orgue » à cette randonnée festive.   Bernard

« Même à n’être qu’une
Plusieurs est la Lune
Chaque nuit elle varie
Selon humeur et envie. »

La Caldeira de Maure Vieil - 14.02.2019

Quelle chance avons-nous eue, par un petit matin frais, clair et déjà ensoleillé, où les mimosas en fleurs sonnent déjà le glas de l’hiver, que 17 terriens, membres de T.E.R.R.E., la bien nommée, viennent imprimer leurs pas dans ce coin si riche et si particulier de l’Estérel.
Partis des « tennis de Mandelieu », nous avons commencé notre randonnée en empruntant une large piste où notre petite troupe a pu s’égailler à loisir avant d’embouquer la piste dite des « œufs- de-bouc » ( ?), plus étroite et rocailleuse, qui,  montant continûment sur quelques 300 m de dénivelé, avec une portion à 15 % sur 800  m, nous a conduits jusqu’à tutoyer le sommet du mont Pelet (439 m), point culminant de notre circuit, avant que nous ne plongions sur 280 m de dénivelé par un méchant sentier, raviné et très dégradé, mais pourtant aujourd’hui largement remanié par la construction d’escaliers et de rigoles d’évacuation des eaux de pluie en pierres fort bien appareillées. Cette descente « sportive » nous a conduits « sains et saufs » jusqu’au fond de la « Caldeira-de-Maure-Vieil » ( ?) dont le « pont-Sarrazin » ( ?) marque l’entrée.
Ces lieux magnifiques sont le résultat d’une apocalypse volcanique datant de 230 millions d’années, puis d’un lent travail d’érosion qui nous permet de contempler aujourd’hui une des nombreuses merveilles de la nature, dont l’Estérel regorge et qui pourrait le faire classer sans difficulté au « patrimoine mondial de l’Humanité ».

Le retour aux voitures s’est fait sur un large et agréable sentier, pratiquement à plat, qui nous a fait passer devant le « domaine de-Maure-Vieil », avec sa chapelle et son imposant amphithéâtre. L’ensemble, abandonné depuis longtemps, est muré, complétement vandalisé et largement tagué. Le site porte le témoignage de la fin d’un rêve, de la mort d’une ambition et du naufrage d’une utopie qui n’aura guère duré.
Pendant un temps, nous avons longé les hautes falaises d’anciennes carrières de « Fluorine » dont l’exploitation intensive a permis jadis d’extraire jusqu’à 80 000 tonnes de minerai par an. Depuis longtemps abandonnées elles aussi, elles marquent pour longtemps le paysage d’une cicatrice laide et indélébile.
Ainsi s’est conclue cette randonnée presque printanière qui a réuni 18 participants sur 8 km et 300 m de dénivelé.
La marche doit rester une humilité tranquille et une jouissance.    Bernard

P.S.

 « Les Œufs-de-Bouc » : a-t-on jamais vu un bouc pondre des œufs ? !!

Il s’agit d’une expression vernaculaire désignant des « Lithophyses », sorte de sphères mamelonnées, certaines ayant une cavité géodique. Elles datent de 250 millions d’années et sont présentes dans les coulées de Rhyolite.

« Caldeira » : C’est une vaste dépression circulaire ou elliptique, souvent à fond plat, au cœur de certains grands édifices volcaniques et résultant d’une éruption qui vide la chambre magmatique sous-jacente.

« Pont-Sarazin » : A-t-on jamais vu un Sarrazin franchir ce pont ?

Merci à qui me fournira une explication censée !!

Santé Mal Infernet - 12.02.2019

Tronçon couvert du Canal de la Siagne, de la place Ziem vers la fin du canal.
Heureux de retrouver notre toujours jeune Roger à cette occasion.
15 personnes pour un parcours de 6 km sous un soleil printanier.

Rando menée par Pierre.

 

Rando les Adrechons - 07.02.2019

Rando menée par Régis