Roquebrune–La flûte 08.02.2018

La flûte, ce n’est pas du pipeau ! Quatre cent trente mètres, quand même !

Nous y sommes venus à 10 participants, à parité égale, hommes, femmes, pour parcourir une boucle de 12 km avec 310 m de dénivelé et admirer les forêts de mimosa et nous enivrer jusqu’à plus soif de son parfum.

Du Mimosa ? « Que nenni », ou si peu !

Mais ne boudons pas notre plaisir. Ce fut une très belle randonnée, fraîche et ensoleillée, même si le mimosa nous a privés de son extraordinaire floraison. Ici et là, nous en eûmes cependant les subtiles et entêtantes fragrances. Car le mimosa, se souvenant de ses origines australes où il fleurit en plein été, chez nous, un calendrier génétique inchangé le fait fleurir au cœur de l’hiver. C’est un « arbre de fée », le mimosa, l’acacia qui nous offre une multitude de gerbes plumeuses, un tourbillon brumeux de fleurs poudreuses, jaunes et duveteuses à travers lequel les rayons du soleil se baignent et tamisent leur poussière d’or sur un fond de vert olive, de brun et de gris.

Partis du lieu-dit « Les Claux », chemin de la Vernède, non sans avoir délégué la responsabilité du trajet aller jusqu’au sommet de « la Flûte » à Richard et celui du retour, de « la Flûte » au parking des voitures à Francis, nous avons rejoint rapidement le GR51, c’est-à-dire le sentier des « Balcons de la Méditerranée » qui s’étire sur 240 km, de Menton jusqu’à Marseille.

C’est un large sentier, dégagé et confortable, qui nous a conduits, après une succession de « montagnes russes » jusqu’au lieu choisi pour la « pause banane », fait d’un amoncellement de billots de bois, solidarisés entre eux par des plaquettes métalliques.

Peu après, nous avons quitté le GR51 pour entamer une montée, raide et continue jusqu’au sommet de « la Flûte » à 430m d’altitude, lieu choisi pour la « pause déjeuner ».

Ensuite, ce fut une descente continue, parfois malaisée, jusqu’au retour aux voitures, avec tout au long de magnifiques points de vue sur les Maures, la plaine éponyme, l’Estérel, la baie de Saint-Raphaël et le Mercantour enneigé dans les lointains.

La rencontre fortuite de trois ânes (outre deux ou trois groupes de randonneurs) a pu nous donner l’idée de les charger de nos sacs, mais nous étions pratiquement de retour !

Merci à mes deux acolytes, Francis et Richard, sur qui je me suis déchargé du soin de mener cette randonnée à bon port et à tous les autres pour leur joyeuse et sympathique participation.   Bernard