Album 2018

  • Ponts de Siagne - 19.04.2018

    16 Ponts de Siagne - 19.04.2018
    Nous étions sept, sept seulement (on dit que les absents ont toujours tort, ce qui fut particulièrement vrai pour tous ceux qui n’auront pas eu le bonheur de participer  à cette magnifique randonnée aux  « Ponts de Siagne »). Partis du stade municipal de Montauroux, nous avions pour ambition de rejoindre la Siagne au sortir des gorges éponymes, ce qui fut fait, non sans quelques complications dès le départ. Nous devions d’abord traverser une forêt de chênes pluri-centenaires dans les bois du Défens. Hélas, celle-ci avait été totalement inondée, conséquence des pluies diluviennes des dernières semaines, transformant cet endroit remarquable en un lacis d’eaux miroitantes au soleil déjà ardent du matin, noyant les sentiers, les arbres et les arbustes,  rendant impossible  toute pénétration ou toute progression,  nous obligeant à rebrousser chemin et à rechercher une variante alternative. Celle-ci trouvée, nous avons pu quitter le plateau pour plonger, par un étroit et abrupt sentier, vers la Siagne dont la proximité se révélait progressivement par un vacarme de plus en plus assourdissant au fur et à mesure que nous nous rapprochions de ses rives. C’est un tumulte inouï qui nous a saisis  à l’arrivée au pont de Rey ou pont des Moulins, en bord de Siagne, un fleuve en furie, des flots tumultueux, que rien ne semblait  pouvoir arrêter, vomissant des tonnes d’eau à la seconde, dans un bruit d’enfer. C’est un lieu magique et surprenant, une couleur d’eau impensable, une végétation luxuriante, des ponts ancestraux, des cascades de tuf très rarissimes… bref, un éventail de beauté que seule Dame Nature a la possibilité de nous offrir. Nous allons alors longer le fleuve aux eaux, parfois bouillonnantes, parfois limpides et calmes, avec des teintes de lagon, qui s’écoule sous le couvert d’une riche et luxuriante  ripisylve. Le sentier, courant le long de la rive et souvent au plus près, avec son ballet d’herbes folles courant au fil du courant, nous a donné à voir, outre les différents ponts qui enjambent la Siagne, le pont des Moulins et le Pont des Tuves (pour les habitants de Montauroux) ou des Gabres (pour ceux de Saint-Cézaire), des témoignages riches et émouvants de l’occupation ancienne des lieux et d’une intense activité agricole pendant des siècles. Il subsiste encore, résistant au temps, les ruines monumentales, parfois cyclopéennes, de plusieurs moulins, moulins à farine, à huile, à roches, à foulons, et de ce qui devaient être des maisons d’habitations. Nous avons choisi le magnifique pont des Tuves et son imposante cascade, aujourd’hui pratiquement infranchissable, pour la pause déjeuner, sous un soleil resplendissant et déjà presque estival. La suite fut une lente et pénible remontée par un « méchant » sentier, très pentu et passablement malaisé, pour atteindre le plateau du bois communal du Défens, après avoir avalé d’une traite un dénivelé de plus de 230 m. La randonnée s’est heureusement terminée par un « pot de l’amitié » pris au centre-ville de Montauroux, après un peu moins de 12 km d’émotions, d’efforts et de belle ambiance.   Bernard.  
  • Porfaix & Aigre - 05.04.2018

    13 Porfaix & Aigre - 05.04.2018
      Jeudi 5 Avril 2018, Nationale 7, col du Testanier, juste avant de basculer vers Fréjus, nous nous sommes regroupés au départ du GR 51 pour une randonnée légère de la demi-journée, de 8km200 pour un dénivelé de 265m. Quatre nouveaux adhérents à l’association participent à la sortie du jour et, si ce n’est pas leur toute première expérience en la matière, leur intégration au sein du groupe fut parfaite en tous points. Depuis des mois et des mois, ce fut une très longue attente dans le froid, la pluie, le vent et même la neige ; une très longue absence aussi de chaleur, de couleur, de lumière aussi, et, voici qu’en ces premiers jours d’Avril et du Printemps, nous sont rendus à profusion l’éclat d’une lumière immodérée dans le ciel et sur la mer, la chaleur bienfaisante des rochers rouges de l’Estérel et les camaïeux de vert tendre et de vert profond des arbres et des arbustes encore tout perlés de fraiche rosée. C’est un bonheur certain et l’expression vraie d’une joie de vivre de se retrouver, onze participants, pour une courte et magnifique randonnée à partir du col du Testanier. Nous progressons d’abord sur le GR51 qui, en balcon au-dessus de la route du Malpey, nous conduit vers la maison forestière éponyme, après avoir traversé une forêt d’Eucalyptus dont les troncs, d’un blanc immaculé, font penser à des colonnes faites d’un authentique marbre de Carrare. La maison forestière du Malpey est une belle endormie, victime de temps et de l’indifférence des hommes qui mériterait pourtant d’être classé parmi les plus beaux exemples du patrimoine rural vernaculaire français et, pour cela, d’être sauvé de la ruine et de l’oubli. Nous descendons en suite la piste du Porfait, passons devant la « cantine du Porfait », dévolue parfois aux joyeuses agapes des chasseurs, pour arriver enfin au carrefour de Roche Noire après être passé sous le petit et le grand Porfait. De là, un étroit sentier ascendant nous conduit à un collet qui croise le GR 49 et où nous pouvons satisfaire à la traditionnelle « pause banane ». Cet arrêt, dans la fraicheur du matin et avec un léger mistral, salutaire après une assez rude montée, nous permet d’admirer un panorama à 360° qui va, entres autres, du mont Vinaigre, au pic de l’Ours et au rocher Bartélémy, à la baie de Saint Raphael, à la plaine du Var et au rocher de Roquebrune, les différents baies et caps jusqu’à Saint Tropez et le cap Taillat. Quittant le GR 49, nous continuons la montée jusqu’à atteindre le sommet de l’Aigre (450m), point culminant de notre randonnée du jour. Après la non moins traditionnelle photo de groupe, une descente rapide et quelque peu malaisé nous ramène à la maison forestière du Malpey avant de regagner le point de départ de la randonnée après 3 heures de marche. Cette première randonnée du 2ème trimestre est le gage et la promesse d’autres belles randonnées à venir.   Bernard.   « La moisson de nos champs lassera les faucilles Et les fruits passeront la promesse des fleurs. La fin de tant d’ennuis dont nous fûmes la proie Nous ravira les sens de merveilles et de joie. »   (François de MALHERBE)
  • Pointe Aiguille - 29.03.2018

    9 Pointe Aiguille - 29.03.2018
    Pierre nous a donné rendez-vous à 8 h 30 sur le parking du Magellan à Théoule-sur-mer pour une petite balade dans l'Esterel. La joyeuse troupe de 17 randonneurs a pris la Promenade Pradayrol pour rejoindre la Pointe de l'Aiguille qui surplombe le merveilleux paysage qu'offrent les roches rouges, la mer et la grotte de Gardanne. Après la traditionnelle photo de groupe, les marcheurs sont repartis vers Sainte Camille, le chemin des Mimosées pour se diriger vers la Pointe de l'Esquillon et passer devant la Croix de Lorraine. Après une courte pause, la petite troupe a repris le sentier qui mène au Col de Théoule pour rejoindre le point de départ. Très belle balade d'environ 8 km par temps très agréable. Merci à l'organisateur.      Brigitte
  • 1/2 traversée Esterel - 22.02.2018

    16 1/2 traversée Esterel - 22.02.2018
    Pour le compte rendu de cette sortie, c'est la bleusaille qui s'y colle (comme le veut tout bon bizutage). Donc, avec plaisir et un peu d'appréhension, je vais vous livrer mes impressions pour cette première avec T.E.R.R.E.  Nous sommes partis de la gare de Théoule-sur- mer, pour nous rendre à celle du Trayas, avec le" sponsoring surprise" de la SNCF. A l'arrivée, Laurent nous a rejoints et la grimpette a commencé, longeant la mer et ses rochers rouges... Le temps couvert ne nous a pas permis d'ajouter les monts enneigés à l'arrière plan de ce tableau magnifique, il a néanmoins été suffisamment clément pour nous permettre de profiter de cette journée. Notre balade s'est donc poursuivie tranquillement sous l'œil bienveillant du pic d'Aurelle, jusqu'au col des Lentisques, puis vers l'Uzel où des pics déchiquetés évoquaient une version rouge des aiguilles de Bavella, avec le Mont Vinaigre au fond. Excellent endroit pour une pause " banane" ! Là, les grandes chaussures sont partis à l'assaut du Pic de l’Ours, alors que nous, pointures plus modestes, avons visé la Dent de l'Ours. Nous nous sommes retrouvés au col Notre-Dame pour aller au Pic Martin lieu du déjeuner. La température n'étant pas franchement estivale, ni le temps suffisamment certain, nous n'avons pas trainé une fois que nous étions rassasiés. Le retour vers Théoule fut agréable, la piste large nous permettant de discuter. J'ai vraiment apprécié cette première randonnée, de beaux paysages et une équipe accueillante et sympa. Si je connaissais Pierre le bienveillant « Chef de meute", ainsi qu'Annick ma précieuse compagne de rame et si j'avais déjà croisé Raymond, Gérard, Laurent et Francis  par contre, j'ai découvert François qui, classe !! , boit dans un verre à pied aux pique-niques, Rémi, qui, généreux, distribue ses délicieux Amaretti « faits maison », Luc et Chantal qui viennent de loin pour marcher avec nous ( preuve que la bonne réputation de l'association a dépassé les frontières !) et pour trouver une réponse à la question : d'où viennent les pierriers... Mais la rencontre la plus marquante fut Roger, ce Monsieur à l'étonnante vitalité, avec ses 94 années et toujours bon pied sur les sentiers ... Un exemple à suivre ...  Merci à tous pour cette belle journée !!!    Françoise
  • Rastel d'Agay 15.02.2018

    21 Rastel d'Agay 15.02.2018
    Onze participants, armés de deux « GPS » et d’une boussole, la présence de trois animateurs et malgré cette « artillerie lourde », cette débauche de matière grise, de technologie et d’intelligence artificielle, le projet de parvenir au sommet du Rastel d’Agay par le versant nord a, dès le début, déjoué toutes nos tentatives. Nous avons été mis en échec face à une trace trop ténue, trop fragile et probablement trop ancienne pour que le temps n’ait pu finir par l’effacer, dans un lacis d’arbustes et de taillis, quasiment aussi impénétrable qu’une forêt amazonienne. L’improvisation qui a présidé à l’élaboration de cette randonnée ne m’a sans doute pas permis d’éviter cet écueil. L’intelligence collaborative de l’ensemble de la troupe a permis d’imaginer un « plan B », selon l’expression consacrée, dont la parfaite et non moins agréable réalisation est à porter au crédit de chacune et de chacun. Merci à eux qui m’ont permis de changer mon fusil d’épaule et d’entrainer ma joyeuse et caquetante  troupe vers le sommet du Rastel, pour un aller-retour, en passant par le versant est. Après un passage devant la maison forestière du Gratadis, nous avons longé le lac du Grenouillet sur lequel se déplaçait une escadre de canards colvert avant d’entamer une longue et agréable montée vers le Rastel, au milieu d’un amphithéâtre de sommets regroupant au moins la moitié de ceux  du sud de l’Estérel. Gilles a pu alors faire la rencontre improbable d’une harde de sangliers, forte d’une dizaine d’individus, curieux et pas du tout effarouchés. Après être passés devant l’oratoire dédié à Saint-Honorat, un étroit sentier pierreux nous a permis d’atteindre  la table d’orientation, juste sous le sommet du Rastel. Là, deux bancs bienvenus nous ont permis de donner libre cours aux agapes de la « pause déjeuner », face à la splendeur d’un panorama démesuré à 360°, allant des cimes enneigées du Mercantour dans les lointains et l’immensité de la Méditerranée  jusqu’au Cap Camarat à l’ouest. Un froid mordant et la fatigue, sans doute, nous ont fait renoncer à poursuivre l’ascension du Rastel jusqu’à son emblématique  drapeau métallique et prendre alors le chemin du retour sur une route largement asphaltée, non sans avoir renoncé, chemin faisant, par paresse ou simplement parce que nous avions eu notre content de surprises, à quelques variantes magistralement imaginées par le GPS de François, qui lui est comme une « seconde peau » et dont il a manifestement une grande habitude. Le retour aux voitures a mis un terme à cette randonnée pour 11 participants, longue de 14 km d’échanges (mais qu’ont-elles donc encore à se dire, randonnée après randonnée, nos gazelles ? c’est, pour moi, un mystère !) et de connivence, pour 330 m de dénivelé et 4 h 30 de marche.    Bernard.   Rastel : réunion de personnes que l’on invite à boire ; lieu où l’on fait bombance ; « ripailles en plein vent » (A. Daudet).
  • Roquebrune–La flûte 08.02.2018

    13 Roquebrune–La flûte 08.02.2018
    La flûte, ce n’est pas du pipeau ! Quatre cent trente mètres, quand même ! Nous y sommes venus à 10 participants, à parité égale, hommes, femmes, pour parcourir une boucle de 12 km avec 310 m de dénivelé et admirer les forêts de mimosa et nous enivrer jusqu’à plus soif de son parfum. Du Mimosa ? « Que nenni », ou si peu ! Mais ne boudons pas notre plaisir. Ce fut une très belle randonnée, fraîche et ensoleillée, même si le mimosa nous a privés de son extraordinaire floraison. Ici et là, nous en eûmes cependant les subtiles et entêtantes fragrances. Car le mimosa, se souvenant de ses origines australes où il fleurit en plein été, chez nous, un calendrier génétique inchangé le fait fleurir au cœur de l’hiver. C’est un « arbre de fée », le mimosa, l’acacia qui nous offre une multitude de gerbes plumeuses, un tourbillon brumeux de fleurs poudreuses, jaunes et duveteuses à travers lequel les rayons du soleil se baignent et tamisent leur poussière d’or sur un fond de vert olive, de brun et de gris. Partis du lieu-dit « Les Claux », chemin de la Vernède, non sans avoir délégué la responsabilité du trajet aller jusqu’au sommet de « la Flûte » à Richard et celui du retour, de « la Flûte » au parking des voitures à Francis, nous avons rejoint rapidement le GR51, c’est-à-dire le sentier des « Balcons de la Méditerranée » qui s’étire sur 240 km, de Menton jusqu’à Marseille. C’est un large sentier, dégagé et confortable, qui nous a conduits, après une succession de « montagnes russes » jusqu’au lieu choisi pour la « pause banane », fait d’un amoncellement de billots de bois, solidarisés entre eux par des plaquettes métalliques. Peu après, nous avons quitté le GR51 pour entamer une montée, raide et continue jusqu’au sommet de « la Flûte » à 430m d’altitude, lieu choisi pour la « pause déjeuner ». Ensuite, ce fut une descente continue, parfois malaisée, jusqu’au retour aux voitures, avec tout au long de magnifiques points de vue sur les Maures, la plaine éponyme, l’Estérel, la baie de Saint-Raphaël et le Mercantour enneigé dans les lointains. La rencontre fortuite de trois ânes (outre deux ou trois groupes de randonneurs) a pu nous donner l’idée de les charger de nos sacs, mais nous étions pratiquement de retour ! Merci à mes deux acolytes, Francis et Richard, sur qui je me suis déchargé du soin de mener cette randonnée à bon port et à tous les autres pour leur joyeuse et sympathique participation.   Bernard
  • Vallon des Baumes - 01.02.2018

    15 Vallon des Baumes - 01.02.2018
    Le résultat brut de la randonnée du Jeudi 1er Février au Vallon des Baumes dans l’Estérel pourrait se lire ainsi : 10 participants, une distance de 8,100 km  pour un dénivelé de 300 m et un peu plus de 3 h de marche. Mais ce circuit, qui s’est déroulé tout autour, au plus près et au plus haut de la Caldeira de Maure Vieil, est beaucoup plus que ce raccourci et la sécheresse de ces quelques chiffres pourraient le laisser penser. La température est fraîche et une petite bruine nous accompagne tout au long de la matinée, par intermittence. C’est une randonnée « assez sportive »  (pour notre âge !), sur des sentiers parfois fortement dégradés, avec quelques passages à fort pourcentage en montée (jusqu’à 20%). Les commentaires furent brefs car Pierre avait épuisé le sujet de la Caldeira de Maure Vieil le Jeudi précédent lors de la randonnée à la grotte éponyme dans un exposé magistral fort bien documenté et auquel je n’ai rien eu à ajouter ! La marche s’est faite au milieu d’une nature encore assoupie au cœur de l’hiver, dans un camaïeu subtil de vert, de brun et de jaune. On sent pourtant que l’hiver s’apprête à sortir de sa gangue de froid, de pluie, de vent et de boue et nous aurons pu le voir dans l’or des mimosas qui  inondent peu à peu les pentes des collines. Une très longue montée sur 300 m de dénivelé, mais sur un sentier relativement confortable, nous conduit depuis les « tennis de Maure Vieil » jusque sous le sommet du mont Pellet où nous sacrifions à la traditionnelle « pause banane ». Après, c’est une plongée continue jusqu’au pont Sarrazin (qui n’a de Sarrazin que le nom !), sur 280 m de dénivelé, sur un méchant sentier, étroit et très raviné, avec quelques passages particulièrement délicats qui réclament la plus grande attention. C’est ensuite le retour aux voitures sur un large et agréable sentier, quasiment à plat, qui nous permet de repasser devant le domaine de Maure Vieil, avec son ancienne verrerie, sa chapelle et son amphithéâtre. L’ensemble est totalement abandonné, muré, vandalisé et largement tagué. Le site porte le témoignage de la fin d’un rêve et des illusions, de la mort d’une ambition et du naufrage d’une utopie qui n’aura guère duré. Avant d’arriver aux voitures, nous  longerons les imposants vestiges d’une ancienne carrière de Spath- Fluor dont l’exploitation intensive dans les années 60-70 a permis d’extraire jusqu’à 80000 tonnes par an. Au total, une randonnée exigeante mais qui aura récompensé, par l’ampleur du panorama et sa beauté, chacune et chacun pour les efforts consentis.     Bernard.
  • Le Peygros - 11.01.2018

    6 Le Peygros - 11.01.2018
    Rando menée par Régis.
  • Gorges de l'Avellan - 18.01.2018

    15 Gorges de l'Avellan - 18.01.2018
    C’est peu dire que les Gorges de l’Avellan n’ont rien à voir avec les Gorges du Verdon, ni même avec celles du Blavet. Il s’agit ici d’une tout autre histoire.Le site des Gorges de l’Avellan et du lac éponyme portent le témoignage d’une histoire particulièrement mouvementée, d’un maelström tellurique et volcanique s’étendant sur 40 millions d’années, entre 290 et 250 millions d’années, qui a donné naissance, dans un chaos d’apocalypse, au massif de l’Estérel et même à la Corse. Partis du col du Testanier, une descente à forte pente sur un sentier étroit et passablement dégradé par de profondes ravines nous conduit jusqu’aux rives du lac de l’Avellan. Comme le reste de la nature environnante, celui-ci est en dormance, dans l’attente de jours meilleurs, au prochain printemps. Dans cet environnement sévère, le lac reste un lieu bucolique et romantique, paradis des pécheurs et des géologues qui viennent, les uns traquer les carpes, particulièrement abondantes en ce lieu, les autres déchiffrer pour notre curiosité la longue histoire des entrailles de la terre. Le franchissement d’un radier et d’un gué, tous deux à sec, nous ouvrent l’accès aux gorges proprement dites que nous aurons à  parcourir sur un méchant et étroit sentier, avec quelques « pas d’escalades ». La fin des gorges  nous donnera à voir les quelques ruines encore debout des mines de l’Avellan , aujourd’hui abandonnées et condamnées, d’où furent extraites 40000 tonnes de Fluorine. Parvenus au point le plus bas de la randonnée et après avoir sacrifié à la traditionnelle « pause banane » et à la non moins traditionnelle photo de groupe, nous sommes remontés par de bons sentiers, avec de belles vues sur les rochers de Roquebrune et la plaine du Var, vers le col du Testanier. Ainsi fut bouclée cette randonnée de 8,200 km,  pour 280 m de dénivelé, avec un peu plus de 3 heures de marche et 15 participants, dans une ambiance ensoleillée qui fut passablement rafraîchie par un fort mistral.    Bernard.
  • Maure-Vieil - 25.01.2018

    8 Maure-Vieil - 25.01.2018
    « O temps, suspends ton vol.. » : Pierre l’a fait. En dépit d’un ciel couvert, pas une goutte de pluie n’est venue contrarier la randonnée à la « grotte de Maure Vieil » dans l’Estérel ! Que dire de cette randonnée d’une demi-journée ? Qu’elle fut parfaite du début à la fin. Nous n’en attendions pas moins de Pierre après une si longue absence ! Cette randonnée, abondamment documentée par Pierre, nous a permis de nous replonger dans l’histoire ancienne de l’Estérel, entre 290 et 250 millions d’années, pleine de bruit et de fureur, et qui nous donne à contempler aujourd’hui cette merveille de la nature qu’est la « Caldeira de Maure Vieil ». Nous avons réalisé, en marchant presque toujours à mi pente, le tour de la caldeira éponyme en passant successivement sous le mont Saint-Martin et le mont Pellet, à proximité de l’ancienne mine de Fluorine, sans oublier évidemment la visite de la grotte elle-même et celle des sites, abandonnés depuis des dizaines d’années, de la chapelle et de la verrerie de Maure-Vieil qui continue de nous interroger sur la folie mégalomaniaque de l’homme, sans qu’aucune réponse ne puisse aujourd’hui nous satisfaire pleinement. Il s’agit d’un ensemble de deux bâtiments désaffectés, murés et abondamment tagués dont l’un, la chapelle, comporte des croix, des coupoles et un amphithéâtre avec de larges terrasses orientées au couchant. Ces bâtiments furent construits dans les années 60, dans l’esprit du mouvement New-Age, patchwork de fondements religieux, assimilables à une secte. Merci Pierre pour cette belle et intéressante randonnée qui nous a donné  l’impression d’être un peu plus intelligents !!   Bernard.