Album 2018

  • Rastel d'Agay 15.02.2018

    21 Rastel d'Agay 15.02.2018
    Onze participants, armés de deux « GPS » et d’une boussole, la présence de trois animateurs et malgré cette « artillerie lourde », cette débauche de matière grise, de technologie et d’intelligence artificielle, le projet de parvenir au sommet du Rastel d’Agay par le versant nord a, dès le début, déjoué toutes nos tentatives. Nous avons été mis en échec face à une trace trop ténue, trop fragile et probablement trop ancienne pour que le temps n’ait pu finir par l’effacer, dans un lacis d’arbustes et de taillis, quasiment aussi impénétrable qu’une forêt amazonienne. L’improvisation qui a présidé à l’élaboration de cette randonnée ne m’a sans doute pas permis d’éviter cet écueil. L’intelligence collaborative de l’ensemble de la troupe a permis d’imaginer un « plan B », selon l’expression consacrée, dont la parfaite et non moins agréable réalisation est à porter au crédit de chacune et de chacun. Merci à eux qui m’ont permis de changer mon fusil d’épaule et d’entrainer ma joyeuse et caquetante  troupe vers le sommet du Rastel, pour un aller-retour, en passant par le versant est. Après un passage devant la maison forestière du Gratadis, nous avons longé le lac du Grenouillet sur lequel se déplaçait une escadre de canards colvert avant d’entamer une longue et agréable montée vers le Rastel, au milieu d’un amphithéâtre de sommets regroupant au moins la moitié de ceux  du sud de l’Estérel. Gilles a pu alors faire la rencontre improbable d’une harde de sangliers, forte d’une dizaine d’individus, curieux et pas du tout effarouchés. Après être passés devant l’oratoire dédié à Saint-Honorat, un étroit sentier pierreux nous a permis d’atteindre  la table d’orientation, juste sous le sommet du Rastel. Là, deux bancs bienvenus nous ont permis de donner libre cours aux agapes de la « pause déjeuner », face à la splendeur d’un panorama démesuré à 360°, allant des cimes enneigées du Mercantour dans les lointains et l’immensité de la Méditerranée  jusqu’au Cap Camarat à l’ouest. Un froid mordant et la fatigue, sans doute, nous ont fait renoncer à poursuivre l’ascension du Rastel jusqu’à son emblématique  drapeau métallique et prendre alors le chemin du retour sur une route largement asphaltée, non sans avoir renoncé, chemin faisant, par paresse ou simplement parce que nous avions eu notre content de surprises, à quelques variantes magistralement imaginées par le GPS de François, qui lui est comme une « seconde peau » et dont il a manifestement une grande habitude. Le retour aux voitures a mis un terme à cette randonnée pour 11 participants, longue de 14 km d’échanges (mais qu’ont-elles donc encore à se dire, randonnée après randonnée, nos gazelles ? c’est, pour moi, un mystère !) et de connivence, pour 330 m de dénivelé et 4 h 30 de marche.    Bernard.   Rastel : réunion de personnes que l’on invite à boire ; lieu où l’on fait bombance ; « ripailles en plein vent » (A. Daudet).
  • Roquebrune–La flûte 08.02.2018

    13 Roquebrune–La flûte 08.02.2018
    La flûte, ce n’est pas du pipeau ! Quatre cent trente mètres, quand même ! Nous y sommes venus à 10 participants, à parité égale, hommes, femmes, pour parcourir une boucle de 12 km avec 310 m de dénivelé et admirer les forêts de mimosa et nous enivrer jusqu’à plus soif de son parfum. Du Mimosa ? « Que nenni », ou si peu ! Mais ne boudons pas notre plaisir. Ce fut une très belle randonnée, fraîche et ensoleillée, même si le mimosa nous a privés de son extraordinaire floraison. Ici et là, nous en eûmes cependant les subtiles et entêtantes fragrances. Car le mimosa, se souvenant de ses origines australes où il fleurit en plein été, chez nous, un calendrier génétique inchangé le fait fleurir au cœur de l’hiver. C’est un « arbre de fée », le mimosa, l’acacia qui nous offre une multitude de gerbes plumeuses, un tourbillon brumeux de fleurs poudreuses, jaunes et duveteuses à travers lequel les rayons du soleil se baignent et tamisent leur poussière d’or sur un fond de vert olive, de brun et de gris. Partis du lieu-dit « Les Claux », chemin de la Vernède, non sans avoir délégué la responsabilité du trajet aller jusqu’au sommet de « la Flûte » à Richard et celui du retour, de « la Flûte » au parking des voitures à Francis, nous avons rejoint rapidement le GR51, c’est-à-dire le sentier des « Balcons de la Méditerranée » qui s’étire sur 240 km, de Menton jusqu’à Marseille. C’est un large sentier, dégagé et confortable, qui nous a conduits, après une succession de « montagnes russes » jusqu’au lieu choisi pour la « pause banane », fait d’un amoncellement de billots de bois, solidarisés entre eux par des plaquettes métalliques. Peu après, nous avons quitté le GR51 pour entamer une montée, raide et continue jusqu’au sommet de « la Flûte » à 430m d’altitude, lieu choisi pour la « pause déjeuner ». Ensuite, ce fut une descente continue, parfois malaisée, jusqu’au retour aux voitures, avec tout au long de magnifiques points de vue sur les Maures, la plaine éponyme, l’Estérel, la baie de Saint-Raphaël et le Mercantour enneigé dans les lointains. La rencontre fortuite de trois ânes (outre deux ou trois groupes de randonneurs) a pu nous donner l’idée de les charger de nos sacs, mais nous étions pratiquement de retour ! Merci à mes deux acolytes, Francis et Richard, sur qui je me suis déchargé du soin de mener cette randonnée à bon port et à tous les autres pour leur joyeuse et sympathique participation.   Bernard
  • Vallon des Baumes - 01.02.2018

    15 Vallon des Baumes - 01.02.2018
    Le résultat brut de la randonnée du Jeudi 1er Février au Vallon des Baumes dans l’Estérel pourrait se lire ainsi : 10 participants, une distance de 8,100 km  pour un dénivelé de 300 m et un peu plus de 3 h de marche. Mais ce circuit, qui s’est déroulé tout autour, au plus près et au plus haut de la Caldeira de Maure Vieil, est beaucoup plus que ce raccourci et la sécheresse de ces quelques chiffres pourraient le laisser penser. La température est fraîche et une petite bruine nous accompagne tout au long de la matinée, par intermittence. C’est une randonnée « assez sportive »  (pour notre âge !), sur des sentiers parfois fortement dégradés, avec quelques passages à fort pourcentage en montée (jusqu’à 20%). Les commentaires furent brefs car Pierre avait épuisé le sujet de la Caldeira de Maure Vieil le Jeudi précédent lors de la randonnée à la grotte éponyme dans un exposé magistral fort bien documenté et auquel je n’ai rien eu à ajouter ! La marche s’est faite au milieu d’une nature encore assoupie au cœur de l’hiver, dans un camaïeu subtil de vert, de brun et de jaune. On sent pourtant que l’hiver s’apprête à sortir de sa gangue de froid, de pluie, de vent et de boue et nous aurons pu le voir dans l’or des mimosas qui  inondent peu à peu les pentes des collines. Une très longue montée sur 300 m de dénivelé, mais sur un sentier relativement confortable, nous conduit depuis les « tennis de Maure Vieil » jusque sous le sommet du mont Pellet où nous sacrifions à la traditionnelle « pause banane ». Après, c’est une plongée continue jusqu’au pont Sarrazin (qui n’a de Sarrazin que le nom !), sur 280 m de dénivelé, sur un méchant sentier, étroit et très raviné, avec quelques passages particulièrement délicats qui réclament la plus grande attention. C’est ensuite le retour aux voitures sur un large et agréable sentier, quasiment à plat, qui nous permet de repasser devant le domaine de Maure Vieil, avec son ancienne verrerie, sa chapelle et son amphithéâtre. L’ensemble est totalement abandonné, muré, vandalisé et largement tagué. Le site porte le témoignage de la fin d’un rêve et des illusions, de la mort d’une ambition et du naufrage d’une utopie qui n’aura guère duré. Avant d’arriver aux voitures, nous  longerons les imposants vestiges d’une ancienne carrière de Spath- Fluor dont l’exploitation intensive dans les années 60-70 a permis d’extraire jusqu’à 80000 tonnes par an. Au total, une randonnée exigeante mais qui aura récompensé, par l’ampleur du panorama et sa beauté, chacune et chacun pour les efforts consentis.     Bernard.
  • Le Peygros - 11.01.2018

    6 Le Peygros - 11.01.2018
    Rando menée par Régis.
  • Gorges de l'Avellan - 18.01.2018

    15 Gorges de l'Avellan - 18.01.2018
    C’est peu dire que les Gorges de l’Avellan n’ont rien à voir avec les Gorges du Verdon, ni même avec celles du Blavet. Il s’agit ici d’une tout autre histoire.Le site des Gorges de l’Avellan et du lac éponyme portent le témoignage d’une histoire particulièrement mouvementée, d’un maelström tellurique et volcanique s’étendant sur 40 millions d’années, entre 290 et 250 millions d’années, qui a donné naissance, dans un chaos d’apocalypse, au massif de l’Estérel et même à la Corse. Partis du col du Testanier, une descente à forte pente sur un sentier étroit et passablement dégradé par de profondes ravines nous conduit jusqu’aux rives du lac de l’Avellan. Comme le reste de la nature environnante, celui-ci est en dormance, dans l’attente de jours meilleurs, au prochain printemps. Dans cet environnement sévère, le lac reste un lieu bucolique et romantique, paradis des pécheurs et des géologues qui viennent, les uns traquer les carpes, particulièrement abondantes en ce lieu, les autres déchiffrer pour notre curiosité la longue histoire des entrailles de la terre. Le franchissement d’un radier et d’un gué, tous deux à sec, nous ouvrent l’accès aux gorges proprement dites que nous aurons à  parcourir sur un méchant et étroit sentier, avec quelques « pas d’escalades ». La fin des gorges  nous donnera à voir les quelques ruines encore debout des mines de l’Avellan , aujourd’hui abandonnées et condamnées, d’où furent extraites 40000 tonnes de Fluorine. Parvenus au point le plus bas de la randonnée et après avoir sacrifié à la traditionnelle « pause banane » et à la non moins traditionnelle photo de groupe, nous sommes remontés par de bons sentiers, avec de belles vues sur les rochers de Roquebrune et la plaine du Var, vers le col du Testanier. Ainsi fut bouclée cette randonnée de 8,200 km,  pour 280 m de dénivelé, avec un peu plus de 3 heures de marche et 15 participants, dans une ambiance ensoleillée qui fut passablement rafraîchie par un fort mistral.    Bernard.
  • Maure-Vieil - 25.01.2018

    8 Maure-Vieil - 25.01.2018
    « O temps, suspends ton vol.. » : Pierre l’a fait. En dépit d’un ciel couvert, pas une goutte de pluie n’est venue contrarier la randonnée à la « grotte de Maure Vieil » dans l’Estérel ! Que dire de cette randonnée d’une demi-journée ? Qu’elle fut parfaite du début à la fin. Nous n’en attendions pas moins de Pierre après une si longue absence ! Cette randonnée, abondamment documentée par Pierre, nous a permis de nous replonger dans l’histoire ancienne de l’Estérel, entre 290 et 250 millions d’années, pleine de bruit et de fureur, et qui nous donne à contempler aujourd’hui cette merveille de la nature qu’est la « Caldeira de Maure Vieil ». Nous avons réalisé, en marchant presque toujours à mi pente, le tour de la caldeira éponyme en passant successivement sous le mont Saint-Martin et le mont Pellet, à proximité de l’ancienne mine de Fluorine, sans oublier évidemment la visite de la grotte elle-même et celle des sites, abandonnés depuis des dizaines d’années, de la chapelle et de la verrerie de Maure-Vieil qui continue de nous interroger sur la folie mégalomaniaque de l’homme, sans qu’aucune réponse ne puisse aujourd’hui nous satisfaire pleinement. Il s’agit d’un ensemble de deux bâtiments désaffectés, murés et abondamment tagués dont l’un, la chapelle, comporte des croix, des coupoles et un amphithéâtre avec de larges terrasses orientées au couchant. Ces bâtiments furent construits dans les années 60, dans l’esprit du mouvement New-Age, patchwork de fondements religieux, assimilables à une secte. Merci Pierre pour cette belle et intéressante randonnée qui nous a donné  l’impression d’être un peu plus intelligents !!   Bernard.