Vallon de Félix - 30.01.2020

Est-ce la conséquence de la tectonique des plaques ou un hypothétique réveil du volcanisme dans l’Estérel, ou simplement l’usure du temps qui dégrade inexorablement ?
Toujours est-il, plus sérieusement, principe de précaution oblige, qu’un éboulement récent nous interdisant l’accès au lac de l’Avellan (dixit on ne sait qui !), on décide, pour la randonnée à la demi-journée et celle à la journée du jeudi 30 janvier 2020, de changer notre fusil d’épaule, de démarrer d’abord du parking du « Logis de Paris » et d’aller traîner nos guêtres dans le secteur du « vallon de Felix » et du « vallon des Adrechons ».
Étant donné que nécessité fait loi et faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ce ne sont pas moins de 15 randonneurs qui s’élancent d’un bon pas pour réchauffer des articulations encore engourdies par une nuit de sommeil et procéder à un bon réveil musculaire dans la fraîcheur d’un matin d’hiver, ciel « bleu de Perse », vent faible de secteur ouest et température largement acceptable.
Tout au long d’un parcours composé en majeure partie de larges pistes sans difficulté, ni dangers objectifs, les participants ont pu, tout à loisir, profiter de nombreuses vues sur de très grands espaces qui s’ouvraient devant eux et « chouener » sans discontinuer.
Nous empruntons sur pratiquement toute sa longueur la piste de « Font Freye » qui nous conduit à remonter le vallon de Felix, puis celui des Adrechons, avant de basculer, à proximité de la route de « Marre à Trache », vers le lac de l’Avellan que l’on aperçoit au loin, au fond de son bassin d’effondrement.
Après la « pause banane », une longue et confortable descente nous amène sur les rives du lac de l’Avellan, aujourd’hui calme et désert.
Des éboulements, des effondrements récents ? Que nenni !
On profite de la beauté du lieu pour sacrifier à la traditionnelle photo de groupe avant que les quelque 4 randonneurs prévus pour la journée ne nous quittent pour poursuivre leur périple.
Après avoir longé un temps les rives du lac, une lente et longue remontée du vallon de Felix nous permet de rejoindre nos véhicules sur le parking du « logis de Paris », au bout de 8,440 km, 207 m de dénivelé et 3 h de marche.
Au total, une belle et très agréable randonnée improvisée qui vaut bien celle prévue à l’origine.   Bernard 

N.B. : « Chouener », expression québécoise signifiant parler de choses et d’autres tout en ayant du plaisir entre nous.