Vers rocher St-Barthélémy - 08.10.2020

Nous étions 27 le jeudi 8 octobre, sous la conduite éclairée de Pierre, au mieux de sa forme (à croire que la pratique assidue de la « Marche Aquatique Côtière » lui est un élixir de jouvence !), pour une randonnée de la demi-journée devant nous conduire du parking de la « maison brulée », jusqu’au « Rocher Barthélémy ».
Nous étions tous dûment masqués le temps du covoiturage, bientôt libérés de cette contrainte dès que notre troupe s’est ébranlée sur le sentier, non sans essayer de respecter tant bien que mal la distanciation physique imposée par les mesures barrières contre l’extension de la pandémie.
Tous les regards brillaient du plaisir de se retrouver enfin, pour beaucoup, après plusieurs mois de confinement et d’inactivité forcée.
Quel bonheur, un peu masochiste, de retrouver le massif de l’Estérel, ses innombrables pierriers, sa profusion de pierrailles !
Interdits de déplacement pendant de très longues semaines pour cause de pandémie, puis, empêchés d’en parcourir les sentiers pour éviter les trop fortes chaleurs, aujourd’hui, nous avons l’intention de ne pas bouder notre plaisir et de profiter de ce cadre exceptionnel qui nous est enfin rendu, jusqu’à plus soif.
Nous n’aurons de cesse d’explorer et d’inventorier le moindre sentier, la moindre piste, même la moindre sente ou venelle de cet univers inépuisable qu’est l’Estérel.
Nous nous enivrons de nouveau de cette liberté retrouvée à l’embrasure des pistes tandis que résonne le grésillement de nos pas sur les pierres du chemin.
Le ciel avait la pureté d’une opale, la mer immense luisait au soleil d’un bleu profond, la nature tout entière rechignait à s’approcher de l’hiver, la température gardait encore dans sa douceur des relents d’été.
Le sentier, tout en tours et détours, sinue sur une même courbe de niveau en épousant au plus près le relief, dominé d’abord par le « pic d’Aurelle », puis par les falaises d’une verticalité vertigineuse du « Pilon » et du « Saint Pilon », avant que nous ne côtoyions l’énorme masse du « rocher de Saint- Barthélemy » flamboyant au soleil et sa précieuse fontaine, magnifiquement maçonnée, toujours prête à désaltérer les randonneurs que la chaleur et l’effort ont assoiffées.
Au total, une randonnée des plus tranquilles de 8 km pour 150 m de dénivelé qui sied fort bien à une reprise tout en douceur de nos randonnées du jeudi matin.  Bernard