Santé - Ste-Marguerite - 16.06.2020

En ce mardi 16 juin, notre petit groupe de randonnée est en route, à la découverte de l'île au trésor.
Non, il ne s'agit pas de l'île au trésor du livre de Robert Louis Stevenson ! car ici le trésor n'est pas caché mais bien visible à nos yeux, mais de l'île Sainte-Marguerite, dans la magnifique baie de Cannes ; Nous la nommerons d'ailleurs plus volontiers l’île aux mille trésors !
Nous avons toutefois plutôt l'air de pirates avec nos masques collés au visage (fin de coronavirus exige) et, assis en rang d'oignons sur la banquette avant du bateau  - qui nous relie de l'embarcadère de Cannes à Sainte- Marguerite  - le spectacle de nos faces masquées est assez étrange et insolite.
En pleine mer les vagues douces rythment notre courte croisière et déjà nous nous sentons en vacances. Un vent de gaîté remplit nos cœurs, heureux de se retrouver après cette bien particulière période de confinement.
Pieds à terre et à la suite de Pierre, notre chef d’équipée, nous prenons le chemin de droite qui longe la mer puis à un moment nous obliquons légèrement à notre gauche où Pierre nous fait découvrir l'étonnant étang du Batéguier : un moment de contemplation sublime sur cette surprenante étendue d'eau à l'intérieur d'une si petite île. Sa beauté dégage une grande sérénité. Nous aimerions voler comme ces oiseaux qui en ont fait une réserve mais nos ailes  - qui ne sont que nos pieds  - sont appelés à continuer la route ! Nous reprenons le bord de mer, découvrons d’adorables petites criques et ressentons l’appel de l’eau où les couleurs alternent entre des camaïeux de bleu et de vert.
Tout au bord la mer est transparente, le ciel bleu azur. Le soleil de juin darde ses chauds rayons. L’heure de midi approche, une halte bienfaisante s'impose. Des rochers lisses face à la mer nous attendaient pour notre déjeuner bucolique.
Nous quittons avec nostalgie ce lieu idyllique et, sur la suite de notre parcours, nous découvrons une forteresse imposante avec un pont levis surplombant les douves mais la lourde porte n'est pas ouverte pour nous ! Avant de nous orienter en direction de l’embarcadère, nous décidons d'aller nous recueillir au petit cimetière communal de l’île, sur la tombe de Florence Arthaud, mais nous n'y trouvons que celle de son frère. Nous apprenons qu'en fait elle a été incinérée mais on ignore où ses cendres ont été dispersées.
Regagnant l'embarcadère pour prendre le bateau de 15 h 15, nous constatons que nous avons parcouru 7,5 km (sur les 20 km d’allées et de chemins forestiers de l'île).
Oui, ce fut une superbe randonnée sur une île aux mille trésors, celui de la beauté, celui d'une paix sereine et bien sûr, comme toujours avec TERRE, celui d'une vraie et simple fraternité. La marche, le plein air, la nature sont en effet de merveilleux atouts pour vivre cet esprit fraternel si essentiel à notre bonheur ... et déjà nous songeons à nos futures randonnées !     Catherine