Plateau d'Anthéor - 28.05.2020

Qui mieux que Pierre aurait pu conduire cette randonnée au « Plateau d’Anthéor » en un aller-retour depuis la « calanque d’Aurelle » dont il connait parfaitement chaque pierre, la moindre caractéristique et tous les points de vue remarquables.Nous sommes 9 au départ de cette randonnée qui nous conduit d’abord aux abords de la calanque d’Aurelle, puis, par un sombre tunnel qui passe sous la route de la Corniche, nous progressons un temps dans le fond du vallon d’Aurelle, avant de remonter par un étroit sentier, pierreux à souhait, sur le flanc abrupt du vallon.Dès lors, le sentier virevolte et sinue de combes en vallons, toujours à peu près sur la même courbe de niveau, aux alentours de 130 mètres au-dessus de la mer. Nous doublons (terme de marine qui convient bien au nouveau look « loup de mer » de Pierre !) alors la Pointe Maubois, puis la Pointe du Cap Roux, la Pointe de l’Observatoire et enfin la Pointe Saint Barthélémy.
Au loin, quelques rares bateaux quadrillent la mer d’un éphémère sillage d’écume, pailletée d’or et d’argent au soleil.
Côté terre, nous serons successivement dominés par le Pic d’Aurelle, puis par le Pic du Cap Roux, le Pilon et le Saint-Pilon, avant d’être confrontés, comme écrasés par la masse compacte du Rocher de Saint- Barthélemy.
L’incandescence des rochers de rhyolite font de l’Estérel, en cette chaude matinée du mois de mai, un paysage en fusion.
Au bord des pistes et des sentiers, la nature a repris tous ses droits pendant le temps du « confinement » et ce n’est partout qu’un océan de mille jeunes arbustes qui nous offre une très riche palette de verts, des plus tendres aux plus profonds.
Peu d’oiseaux peuplent l’Estérel ; seuls quelques chants nous rappellent qu’ils sont encore à la saison des amours. Quelques hirondelles et martinets, noirs sur un fond bleu de perse, giclent et strient le ciel dans une sarabande effrénée et jamais épuisée, loin au-dessus de nos têtes.
Ce fut une randonnée belle et facile, sous le signe de l’empathie et de la convivialité, preuve que la « distanciation physique » ne saurait être un obstacle rédhibitoire à la bonne ambiance de nos retrouvailles.
Nous aurons parcouru un total de 8,500 km en un aller-retour pour 250 m de dénivelé.    Bernard