Malavalettes - 17.10.2019

Première incursion depuis très longtemps dans ce secteur de l’Estérel qui a pour nom « les Malavalettes », situé juste en contrebas du mont Vinaigre et adossé au « Bonnet du Capelan » (le chapeau du curé). Notre dernière incursion dans ces lieux remonterait à 2010 environ et ce fut alors une « sacrée aventure », dixit Régis.
C’est un peu une randonnée en hommage à Auguste Muterse (1809-1879), grand « ordonnancier » du massif de l’Estérel, et à ses successeurs, qui a guidé nos pas en cette matinée radieuse, légèrement couverte, mais avec une température idéale (16/18°),  du Jeudi 17 Octobre 2019. C’est à lui surtout, et à eux aussi, que nous devons la dizaine de maisons forestières, 23 retenues d’eau, quelque 400 km de pistes, chemins, sentiers et sentes qui furent  tracés et entretenus, sans compter la faune et la flore, patiemment peuplées et repeuplées, entretenues et étroitement surveillées.
Partis de la maison forestière du Malpey (362 m), nous empruntons d’abord le GR 49 qui nous conduit à l’Estarpe du Cheval (Estarpe, c’est-à-dire piétinement), puis, tout de suite, sur la piste du Perthus que nous suivons jusqu’au col de « l’Aire de l’Olivier » (368 m) où se trouve la stèle érigée en mémoire d’Auguste Muterse.
Nous descendons ensuite par une piste large et confortable, accompagnés et suivis par un très beau chien de chasse, perdu de son maître, qui le retrouvera un peu plus tard, grâce à un appel téléphonique fort bien venu de Rémi.
Arrivés à la « Baisse des Charretiers » (276 m), non loin de la Maison Forestière éponyme, tristement et complètement en ruines, nous faisons halte pour la traditionnelle pause banane, complétée par la photo de groupe réunissant l’ensemble des participants du jour, soit 20 personnes.
Nous repartons alors et, par une piste ascendante sans réelles difficultés, nous atteignons le « Carrefour de Colle Noire » où les groupes de la demi-journée et de la journée ont prévu de se séparer.
C’est alors que, suite à une erreur d’itinéraire dont je suis seul responsable, d’animateur de la randonnée à la demi-journée, je vais devenir progressivement un « traîne savate » à la dérive, en serre-file ultime, mes « petites cellules grises » ayant totalement abdiqué.
La rencontre inopinée de Richard et de ses participants « à la journée » va nous permettre d’unir nos compétences (surtout les siennes !) pour ramener l’ensemble du groupe, désormais reconstitué, à bon port, en repartant de la « Maison Forestière des Malavalettes », elle aussi, hélas, en ruine, après 14 km de marche, surtout dans la caillasse, et 380 m de dénivelé.
Que chacune et chacun soit ici remercié pour leur sollicitude et leur tolérance.
Pour que cette randonnée de la demi-journée ne se transforme pas en « fiasco », il aurait fallu que je fasse preuve d’un peu plus d’humilité …et de compétence !
Au final, je ne peux, ici, que reprendre la parole de Régis : « Ce fut une sacrée aventure ! »   Bernard

(Voir les photos dans l’album)