La Duchesse - 11.04.2019

En cette matinée encore un peu fraîche et quelque peu brumeuse du Jeudi 11 Avril, la maison forestière de « la Duchesse » avait commencé de se parer de ses plus beaux atours. Quelques jours ou quelques semaines de patience encore et la montée vers « la Duchesse » sera un pur ravissement de mille couleurs et d’enivrants parfums.

Aujourd’hui, l’accès à la maison forestière n’est plus possible, la présence de nombreuses ruches nous dissuaderait, s’il en était besoin, de la moindre velléité d’y tenter une visite. Les 13 participants du jour feront « contre mauvaise fortune bon cœur ». 

Nous empruntons alors un large et confortable sentier en balcon au-dessus de profonds ravins obscurs verts et noirs, bordé d’abord par de majestueux eucalyptus aux troncs marmoréens, puis par une alternance de lavandes papillons en pleine floraison bleues violacées, de genêts irradiant une lumière dorée et subtile et de bruyères arborescentes à l’aspect vaporeux, et,  après une courte mais rude montée sur un étroit sentier caillouteux à souhait, nous ne tarderons pas à parvenir à proximité du « Plan Pinet » où, devant un large panorama ouvert jusqu’à la mer au loin, nous ferons halte pour la traditionnelle « pause banane ».

Nous serons alors au point le plus éloigné par rapport à notre départ vers lequel nous ne tarderons pas à retourner.

Nous progresserons alors rapidement en passant bientôt au-dessus d’un petit lac enchanteur car couvert de nénuphars roses et blancs en saison, mais qui n’est plus aujourd’hui qu’une étendue glauque et triste qu’aucune fleur n’égaye ni n’illumine, où nous ne ferons pas halte cette fois-ci.

Heureusement, la flore de l’Estérel est riche au-delà de tout et abonde de fleurs nouvelles en ce début de printemps.

Ici et là, des cistes à feuilles de sauge laissent apparaître, de plus en plus nombreuses, un cœur jaune d’or orné de pétales légèrement froissés d’un blanc immaculé, quelques asphodèles pas encore fleuries mais facilement reconnaissables à leurs tiges graciles et fragiles, et que dire de la multitude de genévriers cades mais qui ne produiront des baies qu’à l’automne prochain.

Un nouveau passage devant la maison forestière et ce sera la longue descente vers le Pont de l’Estérel sur la N7, signant la fin d’une agréable randonnée à laquelle il n’aura manqué qu’un tout petit rayon de soleil, mais qui nous aura permis de faire le plein d’« endorphine » ( !) et d’amitié.      Bernard