La Caldeira de Maure Vieil - 14.02.2019

Quelle chance avons-nous eue, par un petit matin frais, clair et déjà ensoleillé, où les mimosas en fleurs sonnent déjà le glas de l’hiver, que 17 terriens, membres de T.E.R.R.E., la bien nommée, viennent imprimer leurs pas dans ce coin si riche et si particulier de l’Estérel.
Partis des « tennis de Mandelieu », nous avons commencé notre randonnée en empruntant une large piste où notre petite troupe a pu s’égailler à loisir avant d’embouquer la piste dite des « œufs- de-bouc » ( ?), plus étroite et rocailleuse, qui,  montant continûment sur quelques 300 m de dénivelé, avec une portion à 15 % sur 800  m, nous a conduits jusqu’à tutoyer le sommet du mont Pelet (439 m), point culminant de notre circuit, avant que nous ne plongions sur 280 m de dénivelé par un méchant sentier, raviné et très dégradé, mais pourtant aujourd’hui largement remanié par la construction d’escaliers et de rigoles d’évacuation des eaux de pluie en pierres fort bien appareillées. Cette descente « sportive » nous a conduits « sains et saufs » jusqu’au fond de la « Caldeira-de-Maure-Vieil » ( ?) dont le « pont-Sarrazin » ( ?) marque l’entrée.
Ces lieux magnifiques sont le résultat d’une apocalypse volcanique datant de 230 millions d’années, puis d’un lent travail d’érosion qui nous permet de contempler aujourd’hui une des nombreuses merveilles de la nature, dont l’Estérel regorge et qui pourrait le faire classer sans difficulté au « patrimoine mondial de l’Humanité ».
Le retour aux voitures s’est fait sur un large et agréable sentier, pratiquement à plat, qui nous a fait passer devant le « domaine de-Maure-Vieil », avec sa chapelle et son imposant amphithéâtre. L’ensemble, abandonné depuis longtemps, est muré, complétement vandalisé et largement tagué. Le site porte le témoignage de la fin d’un rêve, de la mort d’une ambition et du naufrage d’une utopie qui n’aura guère duré.
Pendant un temps, nous avons longé les hautes falaises d’anciennes carrières de « Fluorine » dont l’exploitation intensive a permis jadis d’extraire jusqu’à 80 000 tonnes de minerai par an. Depuis longtemps abandonnées elles aussi, elles marquent pour longtemps le paysage d’une cicatrice laide et indélébile.
Ainsi s’est conclue cette randonnée presque printanière qui a réuni 18 participants sur 8 km et 300 m de dénivelé.
La marche doit rester une humilité tranquille et une jouissance.    Bernard

P.S. « Les Œufs-de-Bouc » : a-t-on jamais vu un bouc pondre des œufs ? !!
Il s’agit d’une expression vernaculaire désignant des « Lithophyses », sorte de sphères mamelonnées, certaines ayant une cavité géodique. Elles datent de 250 millions d’années et sont présentes dans les coulées de Rhyolite.

« Caldeira » : C’est une vaste dépression circulaire ou elliptique, souvent à fond plat, au cœur de certains grands édifices volcaniques et résultant d’une éruption qui vide la chambre magmatique sous-jacente.

« Pont-Sarazin » : A-t-on jamais vu un Sarazin franchir ce pont ?

Merci à qui me fournira une explication censée !!