Col de la Cadière - 26.09.2019

Aujourd’hui, nous allons déroger à la sacro-sainte habitude de pratiquer des randonnées en boucle.Jeudi 26 septembre 2019 - 
Nous effectuerons un aller-retour depuis le fond du vallon de la Rague (rague : petit bloc de bois percé d’un ou plusieurs trous pour laisser passer un cordage et faciliter les mouvements de racage) jusqu’au col de la « Cadière ».
Petite explication : une « cadière » est une monnaie d’or où les souverains sont représentés assis et, coïncidence sans doute, dans le Midi, une « cadière » est un terme ancien pour désigner une chaise.
Nous sommes 20 (17 pour la demi-journée et 3 pour la randonnée à la journée) et nous empruntons sur toute sa longueur la « piste de la Cadière », hormis une petite variante découverte grâce à Raymond et à sa connaissance encyclopédique du massif, jusqu’au col éponyme.
Ce sera l’aller de notre randonnée, le côté face, autrement dit l’avers. Le retour sera donc le côté pile, autrement dit le revers.
Une mosaïque de bruns domine au bord du chemin. Et ce sont des déferlantes aux mille nuances de vert qui roulent sur la pente des collines jusqu’au fond des vallons, qu’un été de canicule n’a pu colorer aux teintes mordorées de l’automne. Parfois quelques taches plus vives comme les bruyères callunes, violettes et mauves, et quelques arbousiers dont de rares fruits rouges illuminent déjà le bord de la piste.
Nous sommes pourtant en automne, depuis trois jours déjà.
Nous marchons sous l’ombre tutélaire d’abord du Mont Saint-Martin, puis du Mont Pellet et enfin  de la « Grosse Grue ».
Le temps est idéal, ensoleillé et lumineux, la piste large et confortable, les apartés nombreuses et toutes plus importantes les unes que les autres !
Chemin faisant, nous aurons tout le loisir d’admirer ce qu’il reste encore des multiples plantations de Georges, l’« horticulteur » utopiste qui voulait replanter l’Estérel, mais, hélas, le temps a fait son œuvre, inexorablement. Il subsiste ici et là quelques figuiers et d’autres arbustes qu’on ne s’attendrait pas à rencontrer en ces lieux.
Parvenus au col de la Cadière, la traditionnelle pause banane nous réunit avant que trois courageux randonneurs ne nous quittent pour une randonnée de la journée.
Ayant épuisé liquides et solides avec modération, nous reprenons le chemin du retour qui nous permet de revenir à notre point de départ après avoir marché 6,600 km de bonheur et de bonne humeur, et avalé 230 m de dénivelé.   Bernard

« L’important n’est pas le but ; l’important, c’est le chemin. »  (Lao-Tseu)