tables orientation - 20.09.2018

Ce ne sont pas moins de 20 randonneurs, adhérents de l’Association T.E.R.R.E. de Théoule sur Mer, à partir, sous la conduite de Pierre, son président, à la découverte des tables d’orientation, installées ces dernières années, et même très récemment, à l’initiative de la mairie de Théoule.
Partis de la place du Général de Gaulle (anciennement porte de l’An 2000), nous rejoignons d’abord le port, plus précisément le lieu-dit « l’Epi du Canon »  où est installée la première des tables d’orientation que nous aurons le bonheur de découvrir tout au long de la matinée.
Le ciel est radieux, bleu turquoise, et la chaleur qui pèse déjà sur nos épaules nous fait augurer d’une fin d’été caniculaire.
Devant nous, se déploie à l’infini le vif argent de la Méditerranée, scintillante, étincelante, éblouissante même au soleil.
Erigée en arrière de la « rose des vents » qui, au sol, matérialise un éventuel posé d’hélicoptère, aux couleurs, hélas, déjà passées au soleil et dont les différents noms nous étaient, jusqu’alors, inconnus, elle déploie un large panoramique des points remarquables et des lieux identifiables, du plus près au plus loin, de ce côté-ci du port, le tout composé, à partir peut-être d’une aquarelle, dans une riche palette de couleurs pastel.
Progressant ensuite sur la promenade Pradeyrol, nous parvenons bientôt à la deuxième table d’orientation, dite de la plage de la pointe de l’Aiguille,  qui, elle, avec une orientation légèrement différente, regarde un peu plus vers l’Est et vers le large. Celle-ci a sans doute été réalisée à partir d’une peinture à la gouache, aux couleurs un peu plus soutenues que la première.
Puis, ce sera la table d’orientation du parc départemental de la pointe de l’Aiguille, à la fin de la promenade Pradeyrol, après avoir longé la plage de la petite fontaine, juste avant la grande plage, point de départ du sentier qui doit nous conduire vers une autre table d’orientation.
Nous remontons ensuite par des volées successives d’escaliers, sur le territoire du parc départemental de la pointe de l’Aiguille, jusqu’à la route de la « corniche d’or », non sans nous être extasiés devant de magnifiques points de vue sur la baie de Mandelieu, avec la mer, immense, cuirassée d’argent, dont les vagues viennent se briser, bavant d’écume, sur la dentelle déchiquetée des roches rouges qu’un soleil matinal embrase déjà.
Peu avant le restaurant « L’Air du Temps », une esplanade, aménagée il y a peu, en encorbellement au-dessus du vide, nous laisse imaginer ce que sera cette autre table  d’orientation, dite de la corniche d’or, qui, aujourd’hui, en est au tout début de sa réalisation et qui devrait, lorsqu’elle sera achevée, être une des plus longues d’Europe.
Elle déploiera alors un très large kaléidoscope sur ce panorama unique, incluant aussi, sans doute, une fresque évoquant la vie sous-marine en Méditerranée. Il faudra bien que nous y revenions lorsqu’elle sera achevée.
Quittant la Nationale, nous remontons par d’autres escaliers pour progresser en balcon au-dessus de la « corniche d’or » vers le col de l’Esquillon que nous atteignons après être passés en arrière de la « Croix de Lorraine » et d’étonnantes demeures particulières.
Le sentier, tout en montées et descentes, passablement dégradé, avec quelques escaliers, nous fait traverser quelques bois de pins maritimes  et d’eucalyptus.
Arrivés au col de l’Esquillon, après une longue descente tout en escaliers, en lisière du théâtre du « Palais Bulle » de Pierre Cardin et une courte montée, nous arrivons à la « pointe de l’Esquillon » où se trouve la dernière des tables d’orientation, la plus ancienne et aussi la plus émouvante, sans doute. Construite à l’initiative du Touring Club de France en 1902, vandalisée en 2016 et reconstruite à l’identique en 2017, elle domine un magnifique panorama qui va de l’Italie à la Corse, avec des vues somptueuses sur des dizaines de calanques à travers les pins, les mimosas et les forêts d’eucalyptus, le massif de l’Estérel et sur la côte, du cap Roux au cap d’Antibes, sans oublier les îles de Lérins.
Ce sera ensuite le retour, via le col de Théoule et la longue descente du vallon de l’Autel, en passant à distance du rocher des Monges, creusé de mystérieuses grottes et orné de sculptures insolites dans un superbe camaïeu de rose, de gris et de rouge.
Gageons que ce sentier à la découverte des tables d’orientation, implantées sur la commune de Théoule et bénéficiant de multiples entrées possibles, deviendra vite, grâce à cette belle idée de la mairie et à sa réalisation exemplaire, un classique pour la découverte de la ville et de ses alentours.   Bernard