Gorges Avellan - 18.01.2018

C’est peu dire que les Gorges de l’Avellan n’ont rien à voir avec les Gorges du Verdon, ni même avec celles du Blavet. Il s’agit ici d’une tout autre histoire.
Le site des Gorges de l’Avellan et du lac éponyme portent le témoignage d’une histoire particulièrement mouvementée, d’un maelström tellurique et volcanique s’étendant sur 40 millions d’années, entre 290 et 250 millions d’années, qui a donné naissance, dans un chaos d’apocalypse, au massif de l’Estérel et même à la Corse.
Partis du col du Testanier, une descente à forte pente sur un sentier étroit et passablement dégradé par de profondes ravines nous conduit jusqu’aux rives du lac de l’Avellan. Comme le reste de la nature environnante, celui-ci est en dormance, dans l’attente de jours meilleurs, au prochain printemps.
Dans cet environnement sévère, le lac reste un lieu bucolique et romantique, paradis des pécheurs et des géologues qui viennent, les uns traquer les carpes, particulièrement abondantes en ce lieu, les autres déchiffrer pour notre curiosité la longue histoire des entrailles de la terre.
Le franchissement d’un radier et d’un gué, tous deux à sec, nous ouvrent l’accès aux gorges proprement dites que nous aurons à  parcourir sur un méchant et étroit sentier, avec quelques « pas d’escalades ».
La fin des gorges  nous donnera à voir les quelques ruines encore debout des mines de l’Avellan , aujourd’hui abandonnées et condamnées, d’où furent extraites 40000 tonnes de Fluorine.
Parvenus au point le plus bas de la randonnée et après avoir sacrifié à la traditionnelle « pause banane » et à la non moins traditionnelle photo de groupe, nous sommes remontés par de bons sentiers, avec de belles vues sur les rochers de Roquebrune et la plaine du Var, vers le col du Testanier.
Ainsi fut bouclée cette randonnée de 8,200 km,  pour 280 m de dénivelé, avec un peu plus de 3 heures de marche et 15 participants, dans une ambiance ensoleillée qui fut passablement rafraîchie par un fort mistral.     Bernard.