Des cols & ponts - 25.10.2018

Franchir 6 cols, passer 4 ponts : tel était le défi que nous avions à surmonter pendant la journée du Jeudi 24 Octobre, étant bien entendu que les cols de l’Estérel n’ont rien à voir avec les cols des Alpes.
Nous sommes 7, regroupés au col de Belle Barbe (1er col, 45 m !), à nous élancer, sous le Pic du Baladou, vers le col Aubert (2ème col, 113m) par une courte mais exigeante montée, passablement ravinée, qui aura pour avantage de mettre nos corps à température idéale pour le reste de la randonnée.
Arrivés sur le plateau, un large panorama s’offre à nous avec, très proche, en bas, le col Aubert, en face le Perthus Oriental, à l’ouest le rocher du Gravier, et, plus au nord, le pic de l’Escale.
Après le col Aubert où deux randonneurs complaisants se proposent pour nous tirer le portrait (une photo de groupe à 7 participants !!), on continue de progresser sur un étroit sentier, en plein cœur d’une très opulente forêt de pins, vers le col du Baladou 3ème col, 165m), puis le col du « Perthus » (4ème col, 194m). Ce promontoire nous permet de découvrir les deux Perthus, séparés par un profond ravin au fond duquel coule la rivière éponyme, fin filet argenté brillant au soleil au milieu d’un chaos de roches rouges.
C’est peu après que nous parvenons au point culminant de notre randonnée, la  « Baisse de la Petite Vache », 5ème col à 205 m, car une « Baisse » est, dans le Midi, le nom qu’il est d’usage de donner à un col ( !).
Le contrat étant rempli puisque nous avons déjà franchi 5 cols (il ne nous en restera plus qu’un), nous pouvons dès lors nous consacrer à la deuxième partie de notre pari !
Nous quittons alors le GR 51 qui aurait pu nous conduire à la « Baisse de la Grosse Vache » et, par un sentier en balcon qui contourne un petit massif rocheux, nous entamons une longue descente sur une large piste où des myriades d’étincelles de micaschistes brillent au soleil, piste qui va nous conduire au fond du vallon jusqu’au « Gué du Gabre de Gourin » (120 m).
Une courte marche nous permet d’atteindre la retenue du « Gabre de Gourin », petit lac paradisiaque émaillé d’une multitude de Nénuphars, quelques-uns encore épanouis, déclinant des dizaines de teintes pastel dans une ambiance vaporeuse qui doivent au printemps exploser de mille couleurs. C’est dans ce lieu béni et à l’ombre propice d’un chêne centenaire que nous pourrons sacrifier à la pause déjeuner, avec, en fond d’écran, un aperçu sur « les Suvières » au loin.
Le retour commencera d’abord par un aller-retour vers le pont du Pigeonnier (1er pont) dominé par une spectaculaire colonne rocheuse. Puis, un large sentier nous conduira au pont des Cantines (2ème pont, 86 m), avant que nous pénétrions dans le ravin du Perthus, entre rivière et amoncellements rocheux cyclopéens, jusqu’à aboutir et passer sur le pont du Perthus (3ème pont, 55 m) qui domine les eaux cristallines et bouillonnantes de la rivière éponyme.
De là, une route asphaltée nous permettra d’atteindre, via le col du Mistral (6ème col, 92 m), le 4ème et dernier pont de notre périple, le pont du Gratadis, séparé de quelques centaines de mètres de notre point de départ du matin, le col de Belle Barbe.
Nous aurons parcouru au total 12 km pour 380 m de dénivelé.
Cette première immersion dans un automne aux couleurs de « l’été indien » est le gage que de magnifiques randonnées nous attendent désormais.   Bernard