Album 2018

  • Rando surprise Théoule - 13.12.2018

    3 Rando surprise Théoule - 13.12.2018
    Nous étions 19 le Jeudi 13 Décembre, réunis sur le parking de l’An 2000 à Théoule, prêts à converger vers la maison forestière de Roussiveau pour une randonnée en boucle de 9 km 500 pour 320 m de dénivelé, dénommée « l’Apié de Sigallon ». Hélas, des prévisions météorologiques défavorables et l’absolu nécessité d’assurer la sécurité du groupe ont conduit à remettre cet objectif pour des jours meilleurs. Décision fut prise alors d’organiser une randonnée « in situ », au-dessus de Théoule. Nous n’étions plus alors que 13 participants, quelques-uns étant repartis avant que nous ne prenions cette ultime décision. Nous avons donc remonté d’abord le « vallon de l’Autel » par une piste large et confortable pour atteindre le col de Théoule. De là, nous nous sommes dirigés vers un étroit sentier ascendant, caillouteux à souhait et passablement raviné, comme le sont désormais la plupart des sentiers de l’Estérel que des pluies diluviennes ont peu à peu largement mis à mal. Ce sentier, pratiquement en droite ligne, nous a permis d’effacer quelques-uns des nombreux lacets de la piste principale et d’atteindre ainsi d’une manière plus intéressante l’imposante statue de « Notre-Dame d’Afrique ». C’est là que nous avons sacrifié à la traditionnelle « pause banane » et à la photo de groupe qui n’a réuni que 12 participants, le treizième ayant dû répondre à une impérieuse urgence de la nature (!!). L’arrêt fut bref, car venteux et frais. A partir de ce point haut de notre randonnée, en suivant toujours le GR 653A, nous avons plongé, par un sentier toujours aussi étroit et dégradé, vers une piste se déployant en balcon au-dessus des « maisons bulles » ou « maison Bernard » construites en 1970 par l’habitologue « Antti Lovag », scintillantes au soleil de leurs mille hublots,  et de l’immense « croix de Lorraine », avec sous nos yeux la mer, immense,  hérissée d’embruns à la crête des vagues, avec une palette de couleur allant du plomb fondu au bleu métallique,  nous conduisant à quelques encablures du col de l’Esquillon. De là, sans pratiquement changer de niveau, nous avons progressé sur un agréable sentier nous  permettant de rejoindre à nouveau le col de Théoule, avant de redescendre vers notre point de départ en empruntant le GR 51, parallèle à la piste du vallon de l’Autel. Ainsi s’est achevée cette randonnée surprise autour du col de Théoule pour 13 participants qui ont marché un peu moins de 9 km pour 230 m de dénivelé, en faisant, dans la connivence, la convivialité et la bonne humeur, contre mauvaise fortune bon cœur, sachant bien que ce n’est que partie remise pour la randonnée prévue à l’origine.    Bernard
  • Porfaits & Aigre 29.11.2018

    15 Porfaits & Aigre 29.11.2018
    Jeudi 29 Novembre, 9h, nous sommes 19, partant du col du Testanier, vers la maison forestière du Malpey, par le GR 49. Le sentier, boueux au début et très glissant, nous fait traverser un bois de majestueux eucalyptus aux troncs d’un blanc immaculé. Parvenus devant la maison forestière, devant laquelle nous éprouvons toujours la même tristesse et la même colère de la voir toujours abandonnée des hommes et de plus en plus dégradée, nous prenons la direction de la piste du Porfaits. Elle est large à plaisir et caillouteuse à loisir et nous mène en quelques enjambées à la cantine du Porfaits, lieu traditionnel de réunion et aussi de « ripailles » pour les chasseurs de la région. Le sentier sinue agréablement, d’abord au pied du « Petit Porfaits » (358 m), puis du « Grand Porfaits » (381 m), au gré des nombreux plissements de terrain. Cette partie de l’Estérel est étonnamment verte et de nombreux sapins au bord du chemin sont encore emperlés d’une fraîche rosée que la nuit a donnée en cadeau au jour et diffusent une lumière diaphane dans le soleil du matin. Nous quitterons la piste du Porfaits à l’arrivée au « carrefour de Roche Noire » et emprunterons alors un étroit sentier ascendant, bordé par une abondante et riche garrigue sèche et odorante, qui nous conduira, degré après degré, à la rencontre du GR 49. Là, au niveau d’un collet qu’un vent frisquet rendra vite inconfortable, nous pourrons sacrifier, sans nous attarder, à la traditionnelle « pause banane ». De part et d’autre du collet, un panorama magique s’offre sans retenue à notre regard et nous pouvons nommer, sans que cette énumération soit exhaustive, un certain nombre de lieux remarquables. Il y a tout d’abord le « mont Vinaigre », point culminant de l’Estérel, puis la « Dent » et le « pic de l’Ours », le « rocher Barthelemy », le « Rastel d’Agay », etc., sentinelles aux marches de l’Estérel et ceinturant le massif comme un sanctuaire encore préservé et hautement protégé. Quittant peu après le GR 49, une dernière et courte ascension nous conduira au sommet de « l’Aigre » (450m), point culminant de notre randonnée du jour, où un banc bienvenu accueillera les premiers arrivants. De ce remarquable point culminant, un vaste panorama se déroule à nos pieds, de la baie de Saint-Raphaël et de la ville éponyme, gardiennées par le cap du « Dramont »  jusqu’aux  caps « Lardier » et « Taillat » dans les plus lointains, avec toujours la mer immense et lumineuse en toile de fond. Après la non moins traditionnelle photo de groupe, un parcours de crête nous conduira vers une « méchante » descente en lacets, mais heureusement réalisée sans encombre, pour parvenir enfin à la maison forestière du Malpey quittée presque trois heures plus tôt, puis, au fin du fin, au départ de la randonnée en empruntant de nouveau, mais en sens inverse le GR 49. Ciel bleu, température idéale pour randonner, soleil resplendissant, ambiance à l’unisson, qui pourrait dire que nous nous approchons de l’hiver ?   Bernard  « Marcher, c’est réintégrer notre corps, quitter l’ère de l’humanité assise et renouer avec le plein vent du monde. »
  • Col de l'Auriasque - 22.11.2018

    11 Col de l'Auriasque - 22.11.2018
    Le temps est vif (on dit qu’il pique) en ce matin du jeudi 23 Novembre pour les   participants (seulement 8 !) à cette randonnée en boucle partant du col d’Auriasque (201m). Quelques pluies éparses viendront pimenter quelque peu cette jolie et agréable randonnée. Nous démarrons en empruntant la piste de « Cante-perdrix », large et confortable, comme le seront toutes celles sur lesquelles nous marcherons au cours de ce périple long de 8,200 km pour 260 m de dénivelé. Nous côtoyons bientôt le lieu-dit « la forêt des enfants » où furent plantés douze arbres de hautes tiges, un pour chaque mois de l’année, du chêne-vert pour janvier jusqu’au pin d’Alep pour décembre, soit une essence différente pour chaque mois. Continuant une descente en larges lacets vers le fond du vallon, nous arrivons bientôt en vue d’une citerne qui marque la fin de la « forêt des enfants » et le début de la piste d’Auriasque que nous prenons à gauche pour aboutir au croisement suivant où un autre sentier pourrait nous conduire, via la piste de Boson, jusqu’au barrage de Malpasset. Au loin, émergeant au-dessus de la plaine, la silhouette massive très caractéristique du rocher de Roquebrune avec, bien visible, le profil de « la femme couchée » qui s’aligne, comme une épure, d’un bout à l’autre de son sommet. Au-delà de l’autoroute qui déroule sa longue écharpe gris anthracite en travers du massif de l’Estérel, comme une longue cicatrice, se dressent les ruines cyclopéennes de l’ancien barrage de Malpasset (« mauvais passage » !), construit dans le lit du Reyran. Elles forment un escalier géant et dérisoire montant à l’assaut du ciel, désespérément accroché à son contrefort rocheux, et témoignent pour les siècles à venir de l’immense catastrophe du 2 Décembre 1959 qui vit l’effondrement de ce barrage voûte, entraînant un flot de 50 millions de M3 et plus de 400 personnes dans la mort. Parvenu au point le plus bas de la randonnée (36 m), nous laissons à gauche une piste qui conduit aux anciennes mines de Boson d’où fut extraite de la houille de 1780 à 1944 par puits, galeries et descenderies puis des schistes bitumineux jusqu’en 1959. La piste joue dorénavant aux montagnes russes et serpente au milieu d’un imposant chaos de blocs de pierre jusqu’à se confondre avec le GR 51 sur lequel nous allons pouvoir nous déplacer alors. Nous n’avons plus alors qu’à entamer une longue et exigeante remontée avant d’abandonner le GR 51 pour une piste annexe qui, par un parcours en balcon, suivant peu ou prou la même courbe de niveau, va nous permettre de rejoindre beaucoup plus loin  notre point de départ du matin. Chemin faisant, nous pourrons voir une jolie petite fontaine d’eau fraiche et claire très méticuleusement maçonnée ainsi que d’importantes ruines, à la jonction avec la piste de l’Esquine, qui témoignent encore aujourd’hui d’une activité humaine très ancienne. Nous avons marché au cœur de l’automne, saison la plus fastueuse où les couleurs se marient avec le plus de volupté et où les lumières font retentir des accords somptueux, avec des taches jaunes, oranges et rouges aux mille nuances subtiles, des lueurs délicates et des éclairs iridescents dans les herbes de part et d’autre de la piste. Nous avons marché, noyés dans le parfum de la terre mouillée et dans l’odeur douceâtre des champignons cachés dans les sous-bois sous le couvert d’un tapis mordoré de feuilles mortes. Les forêts étaient d’une beauté miraculeuse, les arbres chargés d’or et de feu, avec des perles d’argent qu’une bruine récente avait déposé sur quelques feuilles restantes. Nous avons assisté tous ensemble à la symphonie fantastique de l’automne, avec le vert immuable des sapins, les arbres sombres et dépouillés qui laissent deviner çà et là des nuances ôcres et mauves et des reflets végétaux en bordure des chemins, avec des taches jaunes et rouges aux mille nuances subtiles et émouvantes.    Bernard.  
  • Santé ile Ste-Marguerite 13.11.2018

    9 Santé ile Ste-Marguerite 13.11.2018
    Il est 10h quand le bateau quitte le quai Laubeuf pour permettre aux 10 randonneurs du jour de rejoindre l’Ile Ste Marguerite. Après un quart d’heure de traversée avec une légère houle, nous arrivons sur l’île, il y fait très beau et la température est très agréable pour randonner. Nous débutons notre marche par la côte ouest et faisons une halte à l’étang du Batéguier afin d’observer les nombreux oiseaux et nous pouvons aussi nous remémorer les noms des plantes environnantes. Nous pouvons aussi constater que la période humide que nous connaissons favorise la sortie de multiples champignons que la prudence nous encourage à laisser en place … L’extrémité ouest ou Pointe du Batéguier est atteinte et sur notre droite, la mer est houleuse, bruyante et réjouit quelques véliplanchistes qui nous font quelques démonstrations. Nous apercevons à présent l’Ile St-Honorat d’où émerge le clocher qui tout à coup appelle les fidèles à l’office. La côte découpée, rocheuse, bordée de pins déformés par le vent nous donne de belles vues pour nos photos souvenirs. A midi, nous nous installons sur les rochers, gradins le long de la mer, exposés idéalement au soleil encore efficace à cette époque ce qui nous permet un pique-nique très sympathique. Nous quittons notre restaurant éphémère pour rejoindre la côte nord de l’île. Mois de novembre oblige, nous faisons une visite aux 3 cimetières présents sur l’île, tout d’abord celui des militaires morts lors de guerre de Crimée puis le cimetière musulman et enfin le cimetière civil, tous les trois fleuris et bien propres en cette période de souvenir. Il est l’heure de reprendre le bateau sous un soleil magnifique et nous profitons largement de la très belle vue sur la baie de Cannes. Une très belle journée de détente.   Ghislaine
  • Ravin de Gratidis - 08.11.2018

    10 Ravin de Gratidis - 08.11.2018
    C’est une randonnée peu ordinaire que nous avons réalisée en cette matinée du Jeudi 8 Novembre. Qui a dit que le massif de l’Estérel était une terre de sécheresse et d’aridité ? Nous étions 6 à parcourir un pays d’eaux courantes, une randonnée quasi aquatique où le moindre espace entre les rochers, la moindre pente et tous les sentiers, surtout les plus étroits, se transformaient en autant de cascades d’eaux vives, des « dégueuloirs » évacuant le trop-plein des pluies diluviennes de ces dernières semaines. Partis du col de Belle Barbe, nous avons d’abord emprunté le ravin du Grenouillet, non sans avoir constaté, chemin faisant, que le lac éponyme était plein à déborder et que des dizaines de canards avaient retrouvé leur terrain de jeu habituel. Nous avons ensuite progressé le long du ravin du Mal Infernet, après nous être copieusement trempés jusqu’aux genoux en traversant le large gué qui permet le passage en rive gauche de la rivière, puis repassés sur sa rive droite en passant sur le pont métallique qui unit  ses deux berges. De là, une montée continue nous a permis d’atteindre le « col Aubert » avant de plonger le long d’un étroit sentier passablement dégradé vers le fond du ravin du Gratadis où nous avons pu nous arrêter pour la traditionnelle « pause banane » au bord d’un magnifique petit lac, émaillé de centaines de nénuphars où nous reviendrons certainement au prochain printemps pour nous émerveiller de leur merveilleuse floraison. Peu avant le col du Mistral un large et confortable sentier (entièrement à sec, celui-là !) nous a ramenés au col de Belle-Barbe, via le pont du Gratadis. Bilan final de ce périple original : 6 km pour 160 m de dénivelé, 6 participants dans une belle ambiance de franche convivialité, 16° centigrades, ciel clair à peu nuageux, un bâton de marche et un téléphone parti au fil de l’eau !! Bernard.
  • Santé - Dent de l'Ours - 23.10.2013

    11 Santé - Dent de l'Ours - 23.10.2013
    Nous partîmes à 19 par un bel après-midi ensoleillé. Ciel bleu perlé de quelques nuages blancs et douce température. But de la randonnée : autour de la Dent de l’Ours. Belle promenade qui a permis, une fois encore, d’admirer la beauté de l’Esterel, de humer des senteurs automnales, de dévorer des yeux quelques champignons et de savourer le plaisir de marcher dans des lieux privilégiés. Quelques stations pour admirer le paysage et souffler un peu.  Deux heures de marche environ faites d’un bon pas tout au long des kilomètres parcourus. Arrivés au port nous restions ? Comptons : 1,2,3,4,5……19. Ouf ! Nous sommes au complet.   Roger Pucheu (Voir les photos dans l’album)
  • Des cols & ponts - 25.10.2018

    28 Des cols & ponts - 25.10.2018
    Franchir 6 cols, passer 4 ponts : tel était le défi que nous avions à surmonter pendant la journée du Jeudi 24 Octobre, étant bien entendu que les cols de l’Estérel n’ont rien à voir avec les cols des Alpes. Nous sommes 7, regroupés au col de Belle Barbe (1er col, 45 m !), à nous élancer, sous le Pic du Baladou, vers le col Aubert (2ème col, 113m) par une courte mais exigeante montée, passablement ravinée, qui aura pour avantage de mettre nos corps à température idéale pour le reste de la randonnée. Arrivés sur le plateau, un large panorama s’offre à nous avec, très proche, en bas, le col Aubert, en face le Perthus Oriental, à l’ouest le rocher du Gravier, et, plus au nord, le pic de l’Escale. Après le col Aubert où deux randonneurs complaisants se proposent pour nous tirer le portrait (une photo de groupe à 7 participants !!), on continue de progresser sur un étroit sentier, en plein cœur d’une très opulente forêt de pins, vers le col du Baladou 3ème col, 165m), puis le col du « Perthus » (4ème col, 194m). Ce promontoire nous permet de découvrir les deux Perthus, séparés par un profond ravin au fond duquel coule la rivière éponyme, fin filet argenté brillant au soleil au milieu d’un chaos de roches rouges. C’est peu après que nous parvenons au point culminant de notre randonnée, la  « Baisse de la Petite Vache », 5ème col à 205 m, car une « Baisse » est, dans le Midi, le nom qu’il est d’usage de donner à un col ( !). Le contrat étant rempli puisque nous avons déjà franchi 5 cols (il ne nous en restera plus qu’un), nous pouvons dès lors nous consacrer à la deuxième partie de notre pari ! Nous quittons alors le GR 51 qui aurait pu nous conduire à la « Baisse de la Grosse Vache » et, par un sentier en balcon qui contourne un petit massif rocheux, nous entamons une longue descente sur une large piste où des myriades d’étincelles de micaschistes brillent au soleil, piste qui va nous conduire au fond du vallon jusqu’au « Gué du Gabre de Gourin » (120 m). Une courte marche nous permet d’atteindre la retenue du « Gabre de Gourin », petit lac paradisiaque émaillé d’une multitude de Nénuphars, quelques-uns encore épanouis, déclinant des dizaines de teintes pastel dans une ambiance vaporeuse qui doivent au printemps exploser de mille couleurs. C’est dans ce lieu béni et à l’ombre propice d’un chêne centenaire que nous pourrons sacrifier à la pause déjeuner, avec, en fond d’écran, un aperçu sur « les Suvières » au loin. Le retour commencera d’abord par un aller-retour vers le pont du Pigeonnier (1er pont) dominé par une spectaculaire colonne rocheuse. Puis, un large sentier nous conduira au pont des Cantines (2ème pont, 86 m), avant que nous pénétrions dans le ravin du Perthus, entre rivière et amoncellements rocheux cyclopéens, jusqu’à aboutir et passer sur le pont du Perthus (3ème pont, 55 m) qui domine les eaux cristallines et bouillonnantes de la rivière éponyme. De là, une route asphaltée nous permettra d’atteindre, via le col du Mistral (6ème col, 92 m), le 4ème et dernier pont de notre périple, le pont du Gratadis, séparé de quelques centaines de mètres de notre point de départ du matin, le col de Belle Barbe. Nous aurons parcouru au total 12 km pour 380 m de dénivelé. Cette première immersion dans un automne aux couleurs de « l’été indien » est le gage que de magnifiques randonnées nous attendent désormais.   Bernard
  • Jeudi 18 octobre - Tour Ile Ste-Marguerite

    17 Jeudi 18 octobre - Tour Ile Ste-Marguerite
      Le tour de l’ile Sainte Marguerite est une des randonnées classiques de l’Association qui, année après année, conserve tout son charme et son attrait. Nous étions 22, Jeudi 18 Octobre, sous la conduite émérite de Régis, réunis sur le débarcadère de l’ile par un matin calme, ciel bleu, température encore presque estivale, idéale pour randonner, vent et mer apaisés après plusieurs épisodes d’intenses agitations. Notre but, ce jour là, était de réaliser le tour de l’ile dans le sens anti-horaire, ce qui nous a permis, dès le départ, de contempler le très vaste panorama qui se déroule, tel un kaléidoscope, depuis l’imposant massif de l’Estérel, la baie de Cannes, jusqu’à la presqu’ile du cap d’Antibes. Tout le long du rivage, nous avons pu nous émerveiller devant de nombreux  pins maritimes et pins d’Alep, au fort parfum entêtant, dont les troncs torturés et contournés témoignent que des vents tempétueux, le Mistral notamment, ont contrarié leur croissance pendant des décennies. Nous avons eu ainsi sous nos yeux des dizaines de chefs d’œuvres de la nature, installés là pour nous et les générations à venir. Nous avons croisé de majestueuses allées, bordées par des centaines  d’Eucalyptus centenaires, parmi les plus anciens d’Europe, et d’autres peuplées d’arbres d’essences exotiques. Nous avons pu admirer l’étang du « Batéguier », espace magique et milieu écologique unique dans les Alpes Maritimes, réserve ornithologique d’eau saumâtre, dont les eaux paisibles accueillent tout au long de l’année de nombreux oiseaux migrateurs, en lisière d’un bois de gigantesques pins parasols. Diverses espèces halophiles peuplent le centre et les berges de l’ile ; l’aviforme est riche de quelques 130 espèces, comprenant de nombreux oiseaux aquatiques, migrateurs et hivernants. Chemin faisant, nous avons, pendant un temps, longé les hauts murs d’une imposante propriété privée, « le grand jardin », totalement anachronique en ces lieux. Il s’agit en fait d’un jardin botanique, riche de centaines de Cyprès, de cèdres du Liban, de palmiers, de beaucoup d’arbres fruitiers et de milliers de fleurs, hélas totalement invisibles. Les ruines de plusieurs « blockhaus » et fours à rougir les boulets, notamment à la « Pointe du Dragon », nous ont rappelés que ces terres, aujourd’hui si tranquilles, furent jadis des territoires d’âpres conflits, de multiples invasions, de conquêtes répétées mais aussi de résistance pendant des siècles. Après la pause déjeuner qui nous a réunis dans une ambiance conviviale et joyeuse, en bord de mer, face à l’ile Saint-Honorat, avec quelques voiliers qui croisaient au large sous nos yeux, sur le chemin du retour, nous sommes passés devant le cimetière de la guerre de Crimée où furent inhumés un certain nombre de combattants de cette guerre lointaine, puis nous avons longé le cimetière musulman, simple champ de pierres essaimées, où reposent environ 600 corps, oubliés peut-être de tous aujourd’hui. La randonnée s’est achevée dans la joie après une courte et rude montée, seul dénivelé du jour. Nous aurons marché en tout un peu plus de 10 km et gravi quelques mètres : nos forces restent intactes pour quelques randonnées à venir, plus exigeantes sans doute, mais toujours aussi belles, n’en doutons pas !   Bernard
  • Barre Roussiveau - 27.09.2018

    19 Barre Roussiveau - 27.09.2018
    Nous voici 18 randonneurs de l’Association à nous retrouver ce Jeudi 27 Septembre sur le parking de la maison forestière de Roussiveau pour commencer à explorer, en ce clair matin déjà ensoleillé de la fin du mois de Septembre et en tout début d’Automne, un nouveau secteur du massif de l’Estérel, jusqu’alors peu investigué par nombre d’entre nous. Nous avions dans l’intention  de réaliser le tour de la « Barre de Roussiveau », en montant à proximité immédiate du sommet du pic du « Perthus Occidental » et en redescendant, le tour accompli, au niveau de la « Baisse Andoulette ». Cette randonnée totalise 8 km pour 315 m de dénivelé et ne comporte qu’une seule difficulté : une montée, continue, sur près de 200 m d’ascension, commençant au-dessus du pont du Perthus pour se terminer juste sous le sommet du pic éponyme. Le ciel est d’une pureté de cristal, la température idéale pour randonner, l’environnement, coloré de vert profond, allant de l’olive à l’émeraude, dans le moutonnement infini des bois de pins, émaillé de place en place par le rouge orangé des rochers de « rhyolite ». On démarre devant la maison forestière de Roussiveau qui héberge, en principe, une bergère, accompagnée de son troupeau de moutons. Mais aujourd’hui point de bergère, ni de moutons. Peut-être est-elle encore en estive dans le Mercantour ? Nous allons progresser, sans aucune difficulté, sous la « Barre de Roussiveau » dont les hautes parois déchiquetées sont le terrain d’escalade favori pour nombre de grimpeurs de la région. L’arrivée au-dessus du pont du Perthus marque le début d’une montée sévère qui ne s’achèvera que sous le sommet proche du pic du Perthus Occidental. Nous rejoindrons ensuite la « Baisse Andoulette » à la côte, 256 m avant que ne débute une longue descente qui nous permettra de rejoindre, heureux et fourbus, le parking que nous avions quitté presque 4 heures plus tôt. Ainsi s’est achevée une belle randonnée qui nous laisse entrevoir de nombreuses autres possibilités d’exploration de cette partie de l’Estérel que nous méconnaissons encore largement aujourd’hui.   Bernard
  • tables orientation - 20.09.2018

    12 tables orientation  - 20.09.2018
    Ce ne sont pas moins de 20 randonneurs, adhérents de l’Association T.E.R.R.E. de Théoule sur Mer, à partir, sous la conduite de Pierre, son président, à la découverte des tables d’orientation, installées ces dernières années, et même très récemment, à l’initiative de la mairie de Théoule. Partis de la place du Général de Gaulle (anciennement porte de l’An 2000), nous rejoignons d’abord le port, plus précisément le lieu-dit « l’Epi du Canon »  où est installée la première des tables d’orientation que nous aurons le bonheur de découvrir tout au long de la matinée. Le ciel est radieux, bleu turquoise, et la chaleur qui pèse déjà sur nos épaules nous fait augurer d’une fin d’été caniculaire. Devant nous, se déploie à l’infini le vif argent de la Méditerranée, scintillante, étincelante, éblouissante même au soleil. Erigée en arrière de la « rose des vents » qui, au sol, matérialise un éventuel posé d’hélicoptère, aux couleurs, hélas, déjà passées au soleil et dont les différents noms nous étaient, jusqu’alors, inconnus, elle déploie un large panoramique des points remarquables et des lieux identifiables, du plus près au plus loin, de ce côté-ci du port, le tout composé, à partir peut-être d’une aquarelle, dans une riche palette de couleurs pastel. Progressant ensuite sur la promenade Pradeyrol, nous parvenons bientôt à la deuxième table d’orientation, dite de la plage de la pointe de l’Aiguille,  qui, elle, avec une orientation légèrement différente, regarde un peu plus vers l’Est et vers le large. Celle-ci a sans doute été réalisée à partir d’une peinture à la gouache, aux couleurs un peu plus soutenues que la première. Puis, ce sera la table d’orientation du parc départemental de la pointe de l’Aiguille, à la fin de la promenade Pradeyrol, après avoir longé la plage de la petite fontaine, juste avant la grande plage, point de départ du sentier qui doit nous conduire vers une autre table d’orientation. Nous remontons ensuite par des volées successives d’escaliers, sur le territoire du parc départemental de la pointe de l’Aiguille, jusqu’à la route de la « corniche d’or », non sans nous être extasiés devant de magnifiques points de vue sur la baie de Mandelieu, avec la mer, immense, cuirassée d’argent, dont les vagues viennent se briser, bavant d’écume, sur la dentelle déchiquetée des roches rouges qu’un soleil matinal embrase déjà. Peu avant le restaurant « L’Air du Temps », une esplanade, aménagée il y a peu, en encorbellement au-dessus du vide, nous laisse imaginer ce que sera cette autre table  d’orientation, dite de la corniche d’or, qui, aujourd’hui, en est au tout début de sa réalisation et qui devrait, lorsqu’elle sera achevée, être une des plus longues d’Europe. Elle déploiera alors un très large kaléidoscope sur ce panorama unique, incluant aussi, sans doute, une fresque évoquant la vie sous-marine en Méditerranée. Il faudra bien que nous y revenions lorsqu’elle sera achevée. Quittant la Nationale, nous remontons par d’autres escaliers pour progresser en balcon au-dessus de la « corniche d’or » vers le col de l’Esquillon que nous atteignons après être passés en arrière de la « Croix de Lorraine » et d’étonnantes demeures particulières. Le sentier, tout en montées et descentes, passablement dégradé, avec quelques escaliers, nous fait traverser quelques bois de pins maritimes  et d’eucalyptus. Arrivés au col de l’Esquillon, après une longue descente tout en escaliers, en lisière du théâtre du « Palais Bulle » de Pierre Cardin et une courte montée, nous arrivons à la « pointe de l’Esquillon » où se trouve la dernière des tables d’orientation, la plus ancienne et aussi la plus émouvante, sans doute. Construite à l’initiative du Touring Club de France en 1902, vandalisée en 2016 et reconstruite à l’identique en 2017, elle domine un magnifique panorama qui va de l’Italie à la Corse, avec des vues somptueuses sur des dizaines de calanques à travers les pins, les mimosas et les forêts d’eucalyptus, le massif de l’Estérel et sur la côte, du cap Roux au cap d’Antibes, sans oublier les îles de Lérins. Ce sera ensuite le retour, via le col de Théoule et la longue descente du vallon de l’Autel, en passant à distance du rocher des Monges, creusé de mystérieuses grottes et orné de sculptures insolites dans un superbe camaïeu de rose, de gris et de rouge. Gageons que ce sentier à la découverte des tables d’orientation, implantées sur la commune de Théoule et bénéficiant de multiples entrées possibles, deviendra vite, grâce à cette belle idée de la mairie et à sa réalisation exemplaire, un classique pour la découverte de la ville et de ses alentours.   Bernard
  • Rando santé Pic de l’Escale - 18.09.2018

    5 Rando santé Pic de l’Escale - 18.09.2018
    Nous étions 14 participants ce 18 Septembre 2018, sous la conduite de Pierre, pour cette « rando santé » de la rentrée, avant que ne s’enchaînent toutes celles du dernier trimestre 2018. La présence de quelques nouveaux adhérents prouvait, s’il en était besoin, le dynamisme et l’attractivité de l’Association. Ce fut une séance de « décrassage musculaire » après un long « farniente » de deux mois, passé sous les touffeurs d’un ardent soleil estival. Nous avons progressé tout au long d’un agréable sentier, sous le pic de l’Escale, en belvédère au-dessus du ravin de l’ubac de l’Escale, large piste confortable et élastique sous le pied, sans aucune difficulté, sinon quelques racines traîtresses, boucle longue de 6 km pour un dénivelé de quelques dizaines de mètres. Le sentier est bordé tout le long de jeunes pousses arbustives, d’un lacis clairsemé de bruyères roses et pourprées, de quelques milliers de pieds de Myrtes dans l’attente d’être cueillis pour devenir une liqueur délicieuse, et l’ensemble du massif est encore bien vert, au sortir de l’été. Un panorama somptueux s’est constamment offert à nos yeux, des combes mystérieuses et de secrets vallons, des pentes abruptes ou alanguies avec ce moutonnement des pins qui les descendent en cascade, et que dire de tous ces sommets, hérissés d’un amoncellement de pics et de tours ruiniformes, dans la splendeur éclatante, rouge orangée, de la Rhyolite, si caractéristique de l’Estérel. En progressant, nous avons pu reconnaître, et parfois nommer, quelques points de vue particuliers comme la maison forestière des « Trois Termes », le ravin du « Mal Infernet », le lac du Grenouillet complétement à sec (!!), le pic de l’Ours, le mont Vinaigre dans les lointains, la baie de Saint Raphaël, et tant d’autres. Cette randonnée, facile, agréable a été la bienvenue car elle préfigure d’autres à venir, toutes aussi joyeuses et bénéfiques pour le corps et l’esprit.     Bernard
  • Rando pédestre TERRE - 28.06.2018

    6 Rando pédestre TERRE - 28.06.2018
    Article Nice-Matin Près de 150 marcheurs comblés après leurs 6 km de balade. Organisé par l'association Théoule Estérel Randonnées Rencontres Européennes (TERRE), la randonnée pédestre de la semaine dernière a connu un très joli succès. Sous un grand ciel bleu, temps idéal, près de 150 marcheurs sont partis de l'hôtel de ville pour un périple de 6 km de marche avec 160 m de dénivelé. Après la montée au col de Théoule, les participants sont redescendus par le chemin sous les Monges, puis ils ont admiré Notre-Dame d’Afrique avant de terminer sur la plage de Théoule où tous les marcheurs ont eu le loisir d'apprécier le buffet dressé pour eux. À leur grande joie, comme celle exprimée par Monique (Thonon-les-Bains) qui « a particulièrement aimé le contraste mer-montagne et les magnifiques changements de paysages tout au long du parcours. » G.M.  
  • Cap d’Antibes - 28.06.2018

    21 Cap d’Antibes - 28.06.2018
      Nous nous sommes retrouvés 19 pour effectuer le « tour du Cap d’Antibes », la dernière randonnée à la demi-journée de cette saison, avant que n’interviennent les vacances d’été. Le ciel était couvert, la température douce, le vent d’est, fort, soufflait en rafales rageuses, enivrantes et entêtantes. Le sentier littoral, ancien « sentier des douaniers », est long d’environ 5 km pour 90 m de dénivelé et se caractérise par une débauche d’escaliers en montées et descentes pour épouser au plus près les multiples anfractuosités de la côte. Il faudrait pouvoir imaginer le tour de Cap d’Antibes par le sentier littoral comme l’esquisse qu’un peintre impressionniste tenterait de composer par touches successives au hasard de ses éblouissements, sans pouvoir épuiser la palette infinie de couleurs qui s’offrent à son regard, à sa sensibilité et à son talent. Il y a d’abord le bleu, le cobalt et l’indigo de la mer, tous ensemble intimement mêlés, la mousse blanche des embruns à la crête des vagues, le vif argent des rochers, le vermeil, tout en irisation, associé au gris crémeux des roches éclatées. La côte est partout dentelée par de sombres anfractuosités qui contrastent avec le blanc éclatant des rochers, et, en fond sonore, le mugissement incessant des vagues qui, inlassablement viennent se fracasser sur les dents acérées des rochers. La mer, crémée par une frange d’écume laineuse, a creusé de profondes entailles dans les rochers, résultat de l’affrontement immémorial et toujours renouvelé de la mer contre la terre.  En contrepoint, on peut deviner d’imposantes et opulentes résidences dissimulées à couvert dans le vert émeraude et le vert sombre des résineux, et voir les circonvolutions tourmentées des branches maîtresses des pins d’Alep au bord du chemin, torturées pendant des décennies par la démence d’un mistral en folie, tandis qu’à leur pied un fort vent entretient le roulis de folles graminées turbulentes. Il y a aussi ces pépites de lumière qui nous éblouissent dans un ciel de verre éclatant en bleu et blanc, refermé au-dessus des arbres enluminés avec le scintillement moiré d’un rayon lumineux au travers des branches de pins. Il y a, encore et toujours, au bord du sentier, la mer, cuirassée d’écume, étincelante au soleil de mille éclats, comme un miroir brisé, qui bouillonne, lâche ses chiens fous, vient s’affronter aux rochers et mourir sur le rivage, en glapissant sa défaite inexorable une dernière fois. Toutes ces impressions célèbrent les noces de l’homme avec la nature et cette courte et vivifiante randonnée nous a donné la certitude que des souffles tièdes portés par le vent portaient les prémices d’un invincible été et la promesse de nous retrouver tous ensemble à la rentrée pour de nouvelles et belles aventures.   Bernard. 
  • Repas Seillans - 21.06.2018

    19 Repas Seillans - 21.06.2018
    LA « REINE DES FLEURS » A SEILLANS Jeudi 21 Juin 2018, à 9 h 30, en prologue au repas de fin de saison de l’Association T.E.R.R.E., nous avions rendez-vous avec Charlotte, Jeanne, Marie, Vicomtesse de Savigny de Moncorps, née de Villers La Faye (1848-1932), autrement dit « la reine des fleurs », qui, à l’aube du 20ème siècle, donna ses lettres de noblesse à l’industrie du parfum à Seillans et la prospérité pour longtemps à nombre de ses habitants. Guidés et abondamment renseignés par Jean Michel, vice-président des « Caminaire Seillanais » (i.e. « les Randonneurs Seillanais »), une courte randonnée à travers les ruelles du village, puis vers les hauteurs par de petits chemins étroits et suffisamment escarpés (compte-tenu de la chaleur étouffante du jour), nous a familiarisés, au gré de ses multiples  interventions avec la grande et la petite histoire de Seillans, à jamais indissolublement mêlée à celle de la Vicomtesse de Savigny de Montcorps. Jean-Michel est proprement habité par la prodigieuse histoire de celle à qui on a pu donner, toute révérence gardée, le titre de « reine des fleurs ». Merci à lui d’avoir su si bien nous tenir en haleine tout au long de cette pérégrination, grâce à son savoir encyclopédique, soutenu et enrichi par une abondante iconographie sur le sujet et à un sens aigu de l’humour qui ne le quitte jamais. De retour sur la place du Thouron, au centre de laquelle coule une imposante fontaine, fleurie de bouquets de roses ce jour-là, et  à l’ombre bienvenue de plusieurs platanes centenaires, à l’orée du restaurant « la Gloire de mon Père » qui nous accueille aujourd’hui, ce n’est pas moins qu’une quarantaine de convives qui a débuté le déjeuner par une succulente « mise en bouche », associée à un original apéritif à la lavande, suivie par un filet de Loup cuit à l’unilatérale pour les uns et une imposante souris d’Agneau pour les autres. Un généreux millefeuille aux fraises est venu mettre la note finale à cet excellent repas qui a mis une touche d’excellence, dans l’amitié et la connivence, et a clos une très belle saison de randonnées. Nous avons d’ores et déjà l’eau à la bouche qu’une nouvelle saison de randonnées redémarre pour retrouver le plaisir d’être de nouveau ensemble dans la joie, l’effort et le partage.   Bernard.
  • Pointe Esquillon - 14.06.2018

    24 Pointe Esquillon - 14.06.2018
    Pierre a sollicité un randonneur qui découvrait l’Association afin d’effectuer le compte-rendu et de partager ses impressions. Voici le document rédigé par Jean-Pierre Vingt-huit amis avaient répondu présent, ce jeudi 14 juin, dès 8 h 30, pour la randonnée conduite par Pierre, Président de notre association T.E.R.R.E., à destination de la Pointe de l'Esquillon. Après les présentations d'usage sur le parking de l’ancienne « Porte de l’an 2000 » à Théoule, le petit groupe se met en marche joyeusement, sous un soleil déjà haut dans le ciel et plein de promesses pour cette balade d'une demi-journée. Nous suivons le sentier découverte du littoral qui surplombe la magnifique baie de Cannes, Mandelieu-La-Napoule, Théoule, dans une ambiance bon enfant, permettant à de petits groupes de chevronnés d'échanger leurs impressions avec les nouveaux adhérents au club, tandis que d'autres marcheurs se retrouvaient. Avec regret nous quittons ce chemin ombragé pour suivre une partie de la route départementale 6098 en direction du Parc de la Pointe de l'Aiguille, bordée de bignones et de mimosas encore fleuris puis nous abordons la voie Abel Ballif qui fût, au siècle dernier, mécène et président du Touring Club de France et prit une part déterminante à l'aménagement de ce territoire magnifique. Le petit groupe de sportifs continue allégrement son ascension où les premiers de cordée ont déjà atteint la table d'orientation et le belvédère de la Pointe de l'Esquillon, destination finale de cette belle journée. Après un moment d'arrêt pour admirer ce paysage à couper le souffle, ponctué de découpes rocheuses et de calanques et reprendre quelques forces, nous redescendons par l'intérieur du Parc Départemental, en suivant le sentier balisé, traversant le maquis, les eucalyptus, cistes et autres arbrisseaux méditerranéens. Quelques arrêts marqueront encore cette descente vers le parking, permettant à Pierre de regrouper ses effectifs et à chacun d'entre nous, d'exprimer notre satisfaction pour la bonne conduite de cette balade des plus agréables qui aura, bien sûr, été immortalisée par la photographie de groupe, en pensant déjà à la prochaine sortie.   Jean-Pierre Rando menée par Pierre.  9,6 km et 220 m de dénivelé
  • Calanques de Cassis - 31.05.2018

    33 Calanques de Cassis - 31.05.2018
    Nous étions presque 60 en partance, dès potron-minet, pour une journée entière de découvertes et d’émerveillement aux calanques de Cassis. Elles ont pour noms : Port-Miou, Port-Pin, En-Vau,  l’Oule, Devenson, l’Oeil de Verre, Surgiton et Morgiou. Ce sont les huit calanques que nous avons pu visiter et admirer, en croisière, au fil de l’eau, en partant du port de Cassis. De la mer, on voit les escarpements rocheux, les creux, les failles, les criques et les promontoires, des arbustes racinés dans les moindres interstices rocheux, des pins dans le lointain, des hauteurs de mystères, une montagne hérissée et crayeuse, des gouffres de blancheurs, inondés de lumières, des criques émeraudes, des grottes inaccessibles, des îles, plus loin. La terre descend brusquement sur les eaux ; elle nous donne à voir un cahot de roches broyées, de pierres et de garrigues. Nue et blanche, elle se donne à la mer, elle lui offre ses calcaires de lumières, ses éclats de blanc qui se confondent avec les reflets de l’eau bleue, sur des plages escarpées, comme un ciel inversé, émeraude et saphir. La mer, le vent, les pluies, ont créé un magnifique tableau sculpté dans la chair du temps où la nature sauvage domine l’humain. La mer, claire, limpide et transparente fait apparaitre ses replis, ses galets, ses grains de sable, ses roches et ses secrets, des eaux sans fond au creux blanc des falaises. Les vagues se déroulent à l’infini et reviennent, inlassablement. Les rochers affleurent la mer, la dominent, balayés par le ressac. La mer rutile d’éclats, elle explose de mille feux, elle s’épanche en une infinité de reflets lumineux. L’horizon de bleu du ciel se confond avec les vagues. L’eau envahit l’air et remplit l’espace de ses senteurs : odeurs de sel, d’ambre et de lumières. Elle roule ses vagues de bleu, de vert, d’ocre et de blanc. Le ciel et l’eau se confondent et s’éblouissent de luminosité. La mer avance et nous envahit de ses souplesses, de son agilité. De ses mouvements, elle répand un murmure ; de ses reflets, elle éblouit les regards. De retour au port après 1 h 30 d’émerveillement, renseignés tout au long par un intervenant très bien documenté, trois groupes se sont constitués à l’approche de l’heure du déjeuner : le premier, le plus restreint, restant sur Cassis même, s’organise pour un pique-nique convivial, qui, sur la plage, qui, au restaurant, avant que certains n’entament une visite approfondie de la vieille ville, pendant que d’autres, ou les mêmes, ne profitent du petit train touristique qui, au cours d’une visite commentée, passant par les hauteurs de la ville, les amène jusqu’à la presqu’île de Port-Miou avec un point de vue inoubliable sur la baie de Cassis ; le deuxième, riche d’une dizaine de participants, et le troisième groupe,  rejoignent le sentier du Petit-Prince où ils piquent-niquent à l’ombre propice d’une pinède, avant de se séparer pour deux randonnées distinctes. La première randonnée, dite « sentier du Petit-Prince », est un itinéraire d’émerveillement de 2 km, agrémenté de 12 panneaux et dédié à la mémoire d’Antoine de Saint-Exupéry, pilote-écrivain-poète, le plus connu du monde, qui a achevé ici le 31 Juillet 1944 « sa marche vers Dieu ». La deuxième randonnée, forte d’une trentaine de membres, plus longue, 6,500 km pour 100 m de dénivelé, et « plus sportive », nous a permis de visiter la calanque de Port-Miou, en lisière de celle de Port-Pin, avant d’aboutir sur la presqu’île de la Cacau, lieu magique entre le cap Canaille et l’île Riou, mariage du ciel et de la mer, vertige de lumières. Sous nos pieds éculés, des couleurs ivres étincellent sur les collines. Les sentiers se découpent sur la mer et, par d’antiques gradins rosis par le temps, marche après marche, on gagne un bout de ciel. Peut-on imaginer plus belle friche industrielle que cette pointe de la Cacau ? La végétation s’est réapproprié ces arpents de calcaire, la patine a poli la pierre des trémies. La mer, les embruns, le soleil ont lavé la roche et transmuté ces carrières où résonnaient burins et avalanches de pierrailles en presqu’île enchanteresse. Les calanques sont blanches d’exubérance, les sentiers, intenses, de blancs et de verts hachés. Une cascade de pins dévale sur l’à-pic, rivière verte et limpide qui se penche vers la mer. Le soleil dévale aussi la pente et la vue sur les calanques est éblouissante de lumières. L’odeur prégnante des pins se mêle aux senteurs iodées des flots. Sur la pente, des agaves, des figuiers de barbarie s’accrochent aux escarpements. En contrebas, la mer immense, immensément bleue, happe et saisit le regard. Le retour au port de Cassis s’est fait dans les temps impartis par Pierre, un peu en ordre dispersé, mais sans encombre, et tous nous sommes revenus à Mandelieu en fin d’après-midi, reconnaissants à l’Association d’avoir su organiser parfaitement un évènement d’une telle qualité dont l’idée originale et la parfaite réalisation reviennent à Pierre. Au long de cette magnifique journée, on a gravé dans nos pas des souvenirs inoubliables qui nous invitent à d’autres aventures.    Bernard. « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »  (Antoine de Saint-Exupéry) « Qu'a vist Paris e noun Cassis a ren vist. » (Qui a vu Paris et pas Cassis, n'a rien vu.)  (Frédéric Mistral)    
  • La Duchesse - 24.05.2018

    14 La Duchesse - 24.05.2018
    Jeudi 24 Mai 2018, partant du pont de l’Estérel sur la RN7, nous sommes 20 à remonter par un large sentier vers la maison forestière de la Duchesse qui, une fois encore, nous offre le spectacle désolant et révoltant d’un édifice depuis longtemps abandonné des hommes et de plus en plus irrémédiablement rongé par le temps. Elle est pourtant, comme nous l’apprendra un court rappel historique lors de la « pause banane », un témoignage unique de l’œuvre d’Augustin Muterse pour la préservation de l’Estérel. Nous arrivons à une plaque commémorative, en souvenir de l'Inspecteur des Eaux et Forêts AUGUSTE MUTERSE (1851-1922) qui "aménagea la forêt de l’Esterel, dessina les routes, édifia les maisons forestières et mit en place le premier plan de lutte contre l'incendie". A partir de là, un étroit sentier, souvent en balcon au-dessus du vide ou surplombé par d’impressionnants chaos rocheux, devant l’infini des combes, des vallons, des promontoires et des pics se prolongeant jusqu’à la mer, nous conduit, après nombre de tours et détours, jusqu’à l’abord du « Plan Pinet » (toponyme désignant un bois de pins), où nous pourrons sacrifier à la traditionnelle « pause banane ». En chemin, Pierre et Raymond ont fait assaut de connaissances  pour démêler l’écheveau des différents sommets, pistes et sentiers, les identifier et les nommer, successivement, les uns après les autres. A ce jeu, il n’y a pas eu de vainqueur,  mais bien deux connaisseurs hors pair du massif de l’Estérel. Sur la route du retour, par la « route des cols », une courte halte nous a permis d’admirer le début de la floraison des nénuphars sur un petit lac en contrebas de la piste et de tirer le portrait d’un groupe réduit à 18, deux participantes ayant exprimé le souhait de rester sur la piste et ne pas prendre la sente étroite et pentue menant au lac. Nous avons effectué au total une boucle de 8,700 km pour 240 m de dénivelé, sous un soleil radieux, heureuses prémisses de prochaines chaleurs estivales.   Bernard (Voir les photos dans l’album)
  • Thorenc-Les Pivoines - 24.05.2018

    16 Thorenc-Les Pivoines - 24.05.2018
    24 mai : Champ de pivoines … Dans l'azur délicat de ce matin de lumière, neuf randonneurs ont rendez-vous avec les pivoines.  Départ du lac de Thorenc, direction le col de la Baisse (pourtant ça grimpe !). Au jardin de Mai nombreuses sont les fleurs dont nous ignorons le nom, mais nous en apprécions leurs couleurs. Enfin, sur la droite du chemin, les premiers pieds de pivoines... en boutons !  Un peu de déception.  La belle va- t-elle rester cachée dans son cocon ?  Un gros bourgeon tout rond comme un pompon végétal, qui, pudique, garde secrets la fraicheur et l'éclat de la fleur. Le temps est idéal, la compagnie est bonne et la forêt est belle, il en faut plus pour gâcher notre bonne humeur ! Après la pause déjeuner, dans un cadre magnifique, entre la station de l'Audibergue derrière nous, avec la plaine d'Andon à ses pieds et les montagnes de Bleine et de Thorenc en face ainsi que des massifs encore enneigés en arrière-plan, nous avons eu la chance de trouver des pivoines fleuries, nous dévoilant leur cœur en toute innocence. Nous avons fini cette belle rando, le cœur léger et les pieds boueux, avec en tête une promesse ... nous reviendrons ! Merci à François.   Françoise.
  • Souvenir Cécile 17.05.2018

    22 Souvenir Cécile 17.05.2018
    Comme il est de tradition depuis plusieurs années déjà, la randonnée du Jeudi 17 Mai 2018 nous a conduits au pied du rocher dit de « la Clavette » pour rendre hommage à Cécile, qui fut à l’origine de l’association T.E.R.R.E. et la dirigeât pendant longtemps, et nous en souvenir. Nous étions 19, partant du pont Saint-Jean, à remonter un méchant sentier, largement entaillé par de profondes ravines, qui nous conduit successivement à la « baisse du Sablier », puis à la « baisse du Verre ». Peu avant la « fontaine du Marsaou », dont l’eau potable et fraiche sera une bénédiction au retour, un étroit sentier ascendant,  encombré d’une importante végétation, avec nombre d’épineux, nous conduit jusqu’au «  pas de la Cèpe » où une halte bienvenue nous permet de sacrifier à la traditionnelle « pause banane », devant le magnifique panorama de la baie de Cannes. Continuant notre progression, nous atteignons bientôt le but désigné pour cette randonnée exceptionnelle pour son intention. Une courte « escalade » nous permet d’atteindre la base du rocher de « la Clavette » au pied duquel nous nous réunissons pour un instant de recueillement en souvenir de Cécile, dont Pierre nous retrace, à grands traits, l’historique au service de l’association T.E.R.R.E.. Nous en profitons pour réaliser une photo du groupe au pied du rocher, après que Raymond et Annick y aient symboliquement déposé quelques roses. Nous nous dirigeons ensuite vers la « baisse Violette » pour un agréable pique-nique au soleil, agrémenté par une confortable sieste sur un doux tapis d’herbes nouvelles. Le retour nous conduit, au long d’un sentier en balcon, dans l’environnement du « Marsaou » et des « Suvières », sous la baisse des « Pourraques », jusqu’à la maison forestière des « Trois Termes ». Devant nous un très large panorama se dévoile de proche en proche, depuis l’océan vert tendre des combes et des vallons, le moutonnement profond des arbres et des arbustes, les hautes murailles déchiquetées de rhyolite amarante, les tours, les aiguilles et les pinacles,  telles des forteresses inexpugnables, par centaines, postées en sentinelles devant l’immensité de la mer, bleue profond, en arrière-plan. La descente sera longue et souvent malaisée vers le pont Saint-Jean que nous retrouverons avec bonheur, une heure après avoir quitté le col des « Trois Termes », heureux mais fourbus ! Au total, une belle et émouvante randonnée pour quelques-uns, longue de 15 km pour 500 m de dénivelé, une température moyenne de 20°, un peu d’ombre mais surtout un soleil généreux. Nous savons d’ores et déjà que nous y reviendrons l’année prochaine, à la même période si possible, car c’est une date anniversaire, pour nous souvenir,  en témoignage et gratitude de l’œuvre accomplie par Cécile au bénéfice de l’Association.   Bernard.
  • Sous cap Roux - 03.05.2018

    22 Sous cap Roux - 03.05.2018
    Nous étions 18 (parité hommes/femmes mise à mal ; 4 femmes pour 14 hommes, mais elles ne furent pas les moins vaillantes !) à nous élancer pour la traditionnelle et toujours magique randonnée « sous cap Roux » qui, une fois encore, a bien mérité sa formidable réputation. Nous sommes partis, sous la conduite éclairée de Régis, de la « maison brulée », en bordure de la D6098, dite aussi route de la Corniche d’Or, pour un dénivelé de 300 m pratiquement en continu, jusqu’au belvédère du Cap Roux qui nous a offert un merveilleux panorama à 360°, légèrement estompé en ces heures matinales par de légères brumes résiduelles. Le sentier, presque constamment en balcon au-dessus de la méditerranée, est bordé, tantôt par des à-pics impressionnants réclamant la plus grande prudence, longeant tantôt quelques vallons mystérieux dans lesquels une nature déjà presque estivale explose en mille fleurs et en mille couleurs, composée principalement d’une multitude de Cistes blancs à feuilles de Sauge et de Lavandes papillons. Ce parcours en boucle de 7 km nous a donné à voir, sans aucune modération, de nombreuses vues époustouflantes, allant de Cannes jusqu’au Cap Camarat, une vue panoramique exceptionnelle à 360° sur la Côte d’Azur, la Provence, l’Estérel, les Maures et les montagnes du Haut-Var, le Mercantour. On a marché parfois sur de bons sentiers, bordés de pins et de bruyères, plus souvent sur des sentiers étroits et pierreux, avec de nombreux passages aériens traversant quelques éboulis de caillasses rouges instables, traites pierriers qui se dérobent souvent sous les pieds. Dans ces lieux, notre progression s’est faite entre les roches rouges de rhyolite amarante qui flamboient au soleil du matin et les eaux turquoise de la Méditerranée, ourlant les caps et les criques, dont nous n’avons jamais  été bien loin. Au total, une magnifique randonnée dans un somptueux décor rouge orangé et vert, au milieu d’un chaos de rochers de lave solidifiée et de falaises abruptes, de pics, d’aiguilles et d’éperons, sous des crêtes rougeâtres dominant les sentiers, à faire et à refaire année après année, tant elle nous donne à voir et à sentir, un kaléidoscope unique d’images et de sensations.   Bernard.  
  • Tour de la Napoule - 26.04.2018

    15 Tour de la Napoule - 26.04.2018
    12 Participants pour effectuer le « Tour de La Napoule », sur un peu moins de 9 km et 240 m de dénivelé, avec un ciel couvert, des brumes omniprésentes dans les lointains et une température entre 18 et 20°. Il y eut ce matin-là, Viviane, Paule, Josette, Eliane, Bernadette côté féminin, Daniel, Rémi, Francis, Richard, Yves, Marcel et Raymond, côté masculin, qui m’ont honoré de leur présence.  « Bleu saphir de la mer, rouge chaud des porphyres, luminosité du ciel et profusion de fleurs ».  Ainsi s’exprimait, en 1919, Oscar Wilde venu se reposer en ces lieux, conquis qu’il le fut par l’environnement.  Depuis, rien n’a changé, ou si peu, dans le ressenti qu’on peut avoir en contemplant le somptueux  panorama à 360° qui nous est offert du sommet du mont San Peyre. De même, Guy de Maupassant écrivait, dans une nouvelle parue en 1886 et intitulée « L’ermite », à propos de La Napoule, et plus particulièrement du San Peyre : «… un ancien tumulus couvert de grands arbres, au milieu de la vaste plaine qui va de Cannes à La Napoule…  Ce mont pointu et boisé qui se détache derrière La Napoule, tout seul en avant des cimes de l’Estérel … singulier cône, haut peut-être de cent cinquante ou deux cents mètres et couvert de plantes aromatiques, de cistes surtout, dont l’odeur est si vive et pénétrante… J’ai eu plusieurs fois la singulière sensation de gravir un mont sacré de l’antiquité, une bizarre colline parfumée et mystérieuse, couverte de Cistes et couronnée par un Temple… ce pays où l’on cultive les fleurs, comme le blé dans le nord, ce pays où l’on fabrique presque toutes les essences qui parfumeront la chair et les robes des femmes, et où les souffles des orangers innombrables, dont sont plantés les jardins et tous les replis des vallons, troublent et alanguissent à faire rêver d’amour les vieillards. » !   Tout a déjà été dit, il y a presque 150 ans, sur ce lieu magnifique qui a pour nom : La Napoule.    Bernard.
  • Santé - Pic Escale - 24.04.2018

    26 Santé - Pic Escale - 24.04.2018
    Ce fut une randonnée plaisir pour 10 participants, longue d’à peu près 5 km pour quelques dizaines de mètres de dénivelé,  sur un sentier facile et souple sous la semelle, un aller-retour sous le pic de l’Escale, en belvédère au-dessus du ravin de l’Ubac de l’Escale, face au pic de l’Ours et à ses satellites, la dent de l’Ours, le sommet  de l’Uzel et  sa grotte, creusée au cœur de la rhyolite,  bordé à l’ouest par le profond ravin du Mal Infernet, hérissé de tours, de flèches, de clochers et de clochetons, dont les rochers rouges rougeoient déjà au soleil du matin. Tout au long de cet agréable chemin, notre regard enchanté a pu se constituer un riche herbier de beaucoup de plantes habituelles  en ce début de Printemps  dans l’Estérel, sans que nous puissions les nommer toutes, tant elles sont nombreuses et variées. Nous avons vu de nombreux asphodèles portant une hampe florale blanche, aussi beaucoup de cistes à feuille de sauge, avec leurs fleurs d’un blanc pur à cœur jaune et leurs pétales légèrement froissés, quelques euphorbes vert-bleuté, disséminés dans le creux de certains rochers, et puis de nombreux genévriers, riches d’aiguilles très piquantes, quelques pieds de laurier-sauce, aussi un nombre important de lavandes papillon avec leurs fleurs d’un beau bleu-violacé, etc. Nous avons été de retour à Théoule vers 17 h, en forme de corps et d’esprit et les yeux pleins de couleurs et de lumière pour de longues heures encore.   Bernard.
  • Ponts de Siagne - 19.04.2018

    16 Ponts de Siagne - 19.04.2018
    Nous étions sept, sept seulement (on dit que les absents ont toujours tort, ce qui fut particulièrement vrai pour tous ceux qui n’auront pas eu le bonheur de participer  à cette magnifique randonnée aux  « Ponts de Siagne »). Partis du stade municipal de Montauroux, nous avions pour ambition de rejoindre la Siagne au sortir des gorges éponymes, ce qui fut fait, non sans quelques complications dès le départ. Nous devions d’abord traverser une forêt de chênes pluri-centenaires dans les bois du Défens. Hélas, celle-ci avait été totalement inondée, conséquence des pluies diluviennes des dernières semaines, transformant cet endroit remarquable en un lacis d’eaux miroitantes au soleil déjà ardent du matin, noyant les sentiers, les arbres et les arbustes,  rendant impossible  toute pénétration ou toute progression,  nous obligeant à rebrousser chemin et à rechercher une variante alternative. Celle-ci trouvée, nous avons pu quitter le plateau pour plonger, par un étroit et abrupt sentier, vers la Siagne dont la proximité se révélait progressivement par un vacarme de plus en plus assourdissant au fur et à mesure que nous nous rapprochions de ses rives. C’est un tumulte inouï qui nous a saisis  à l’arrivée au pont de Rey ou pont des Moulins, en bord de Siagne, un fleuve en furie, des flots tumultueux, que rien ne semblait  pouvoir arrêter, vomissant des tonnes d’eau à la seconde, dans un bruit d’enfer. C’est un lieu magique et surprenant, une couleur d’eau impensable, une végétation luxuriante, des ponts ancestraux, des cascades de tuf très rarissimes… bref, un éventail de beauté que seule Dame Nature a la possibilité de nous offrir. Nous allons alors longer le fleuve aux eaux, parfois bouillonnantes, parfois limpides et calmes, avec des teintes de lagon, qui s’écoule sous le couvert d’une riche et luxuriante  ripisylve. Le sentier, courant le long de la rive et souvent au plus près, avec son ballet d’herbes folles courant au fil du courant, nous a donné à voir, outre les différents ponts qui enjambent la Siagne, le pont des Moulins et le Pont des Tuves (pour les habitants de Montauroux) ou des Gabres (pour ceux de Saint-Cézaire), des témoignages riches et émouvants de l’occupation ancienne des lieux et d’une intense activité agricole pendant des siècles. Il subsiste encore, résistant au temps, les ruines monumentales, parfois cyclopéennes, de plusieurs moulins, moulins à farine, à huile, à roches, à foulons, et de ce qui devaient être des maisons d’habitations. Nous avons choisi le magnifique pont des Tuves et son imposante cascade, aujourd’hui pratiquement infranchissable, pour la pause déjeuner, sous un soleil resplendissant et déjà presque estival. La suite fut une lente et pénible remontée par un « méchant » sentier, très pentu et passablement malaisé, pour atteindre le plateau du bois communal du Défens, après avoir avalé d’une traite un dénivelé de plus de 230 m. La randonnée s’est heureusement terminée par un « pot de l’amitié » pris au centre-ville de Montauroux, après un peu moins de 12 km d’émotions, d’efforts et de belle ambiance.   Bernard.  
  • 17°critérium de l'Estérel - 08.04.2018

    27 17°critérium de l'Estérel - 08.04.2018
    Le Dimanche 8 Avril 2018, au tout petit matin, dans l’obscurité encore bien présente, bleu de nuit, et un froid mordant, sans parler d’un vent furieux et tempétueux qui n’a pas eu raison de ce très beau projet, tous les bénévoles de l’Association T.E.R.R.E. étaient à pied d’œuvre pour faire du Critérium une fête mémorable pour les presque 300 participants qui n’avaient pour seul désir que de se mesurer face à eux-mêmes. Trois parcours étaient proposés, du plus facile (relativement) pour 15 km et 500 m de dénivelé, le moyen (relativement aussi) pour 23 km et 700 m de dénivelé, jusqu’au plus long (là, je manque d’épithète pour caractériser le courage de ceux-là) totalisant 31 km pour 1200 m de dénivelé. Tous les parcours avaient été dûment balisés la veille, les différents stands de ravitaillement installés en des points stratégiques le jour même, sans parler de l’organisation centrale dans la salle des fêtes de Théoule-sur-Mer, à partir de laquelle tout était dispatché, les inscriptions, les ravitaillements, etc., sous la houlette « éclairée » de Pierre ( à qui nous devons ce magnifique projet de la conception à la réalisation), secondé par une escouade de « petites mains », pour l’accueil, les inscriptions, les petits-déjeuners, avant que tous ne s’élancent, avec une humilité tranquille et une grande jouissance, dans le cœur de l’Estérel. Organisée pour la première fois, parallèlement à notre Critérium, en partenariat avec la ville de Théoule-sur-Mer, se déroulait, à l’initiative de « Running 06 », une session de Marche Nordique comprenant un parcours libre de 8 km 400 et un parcours chronométré de 14 km. Il y avait ce matin-là de grands vents parcourant toutes les pistes, les sentiers et les cols, secouant les arbres, les petits comme les grands, portant encore la livrée de l’année morte, des haillons et des pouilleries de l’autre hiver, froissant les herbes et les arbustes. Ici et là, quelques asphodèles et de rares arbres de Judée, de pourpre revêtus, nous parlaient cependant d’un printemps proche. Au loin, la mer maugréait, engorgée d’écume, recouverte d’écailles blafardes et fumante d’embruns, une mer en ébullition, dans une folle errance, assaillant inlassablement les criques, les grèves et les golfes. Des hommes et des femmes ont marché toute la journée dans le vent, sur toutes les pentes à gravir, à pas lents ou précipités, n’ayant pour seul désir que d’aller au bout de leur quête, avec courage et  ténacité, pour accomplir en totalité leur défi de ce jour.  La lente pérégrination de centaines de marcheurs a duré la journée entière, têtue, courageuse et déterminée. Ainsi s’est déroulée jusqu’au milieu de l’après-midi la fête heureuse et courageuse du 17ème Critérium pédestre de l’Estérel « Cécile Clabaut » à Théoule-sur-Mer, dans l’amitié, la connivence et le partage, au milieu de la magie sans cesse renouvelée du massif de l’Estérel, pour toujours à nul autre pareil. Nul doute que tous reviendront l’année prochaine, et sans doute plus nombreux encore, pour se confronter de nouveau à eux-mêmes.   Bernard.
  • Porfaits & l'Aigre - 05.04.2018

    13 Porfaits & l'Aigre - 05.04.2018
    eudi 5 Avril 2018, Nationale 7, col du Testanier, juste avant de basculer vers Fréjus, nous nous sommes regroupés au départ du GR 51 pour une randonnée légère de la demi-journée, de 8 km 200 et un dénivelé de 265 m. Quatre nouveaux adhérents à l’association participent à la sortie du jour et, si ce n’est pas leur toute première expérience en la matière, leur intégration au sein du groupe fut parfaite en tous points. Depuis des mois et des mois, ce fut une très longue attente dans le froid, la pluie, le vent et même la neige ; une très longue absence aussi de chaleur, de couleur, de lumière aussi, et, voici qu’en ces premiers jours d’Avril et du Printemps, nous sont rendus à profusion l’éclat d’une lumière immodérée dans le ciel et sur la mer, la chaleur bienfaisante des rochers rouges de l’Estérel et les camaïeux de vert tendre et de vert profond des arbres et des arbustes encore tout perlés de fraiche rosée. C’est un bonheur certain et l’expression vraie d’une joie de vivre de se retrouver, onze participants, pour une courte et magnifique randonnée à partir du col du Testanier. Nous progressons d’abord sur le GR51 qui, en balcon au-dessus de la route du Malpey, nous conduit vers la maison forestière éponyme, après avoir traversé une forêt d’Eucalyptus dont les troncs, d’un blanc immaculé, font penser à des colonnes faites d’un authentique marbre de Carrare. La maison forestière du Malpey est une belle endormie, victime du temps et de l’indifférence des hommes qui mériterait pourtant d’être classée parmi les plus beaux exemples du patrimoine rural vernaculaire français et, pour cela, d’être sauvée de la ruine et de l’oubli. Nous descendons ensuite la piste du Porfait, passons devant la « cantine du Porfait », dévolue parfois aux joyeuses agapes des chasseurs, pour arriver enfin au carrefour de Roche Noire après être passés sous le petit et le grand Porfait. De là, un étroit sentier ascendant nous conduit à un collet qui croise le GR 49 et où nous pouvons satisfaire à la traditionnelle « pause banane ». Cet arrêt, dans la fraicheur du matin et avec un léger mistral, salutaire après une assez rude montée, nous permet d’admirer un panorama à 360° qui va, entres autres, du mont Vinaigre, au pic de l’Ours et au rocher Bartélémy, à la baie de Saint-Raphael, à la plaine du Var et au rocher de Roquebrune, les différents baies et caps jusqu’à Saint-Tropez et le cap Taillat. Quittant le GR 49, nous continuons la montée jusqu’à atteindre le sommet de l’Aigre (450 m), point culminant de notre randonnée du jour. Après la non moins traditionnelle photo de groupe, une descente rapide et quelque peu malaisée nous ramène à la maison forestière du Malpey avant de regagner le point de départ de la randonnée après 3 heures de marche. Cette première randonnée du 2ème trimestre est le gage et la promesse d’autres belles randonnées à venir.    Bernard. « La moisson de nos champs lassera les faucilles Et les fruits passeront la promesse des fleurs. La fin de tant d’ennuis dont nous fûmes la proie Nous ravira les sens de merveilles et de joie. »   (François de MALHERBE)
  • Pointe de l'Aiguille - 29.03.2018

    8 Pointe de l'Aiguille - 29.03.2018
    Pierre nous a donné rendez-vous à 8 h 30 sur le parking du Magellan à Théoule-sur-mer pour une petite balade dans l'Esterel. La joyeuse troupe de 17 randonneurs a pris la Promenade Pradayrol pour rejoindre la Pointe de l'Aiguille qui surplombe le merveilleux paysage qu'offrent les roches rouges, la mer et la grotte de Gardanne.     Après la traditionnelle photo de groupe, les marcheurs sont repartis vers Sainte Camille, le chemin des Mimosées pour se diriger vers la Pointe de l'Esquillon et passer devant la Croix de Lorraine. Après une courte pause, la petite troupe a repris le sentier qui mène au Col de Théoule pour rejoindre le point de départ. Très belle balade d'environ 8 km par temps très agréable. Merci à l'organisateur.      Brigitte
  • Demi traversée Esterel - 22.02.2018

    17 Demi traversée Esterel - 22.02.2018
    Pour le compte rendu de cette sortie, c'est la bleusaille qui s'y colle (comme le veut tout bon bizutage). Donc, avec plaisir et un peu d'appréhension, je vais vous livrer mes impressions pour cette première avec T.E.R.R.E.  Nous sommes partis de la gare de Théoule-sur- mer, pour nous rendre à celle du Trayas, avec le" sponsoring surprise" de la SNCF. A l'arrivée, Laurent nous a rejoints et la grimpette a commencé, longeant la mer et ses rochers rouges... Le temps couvert ne nous a pas permis d'ajouter les monts enneigés à l'arrière plan de ce tableau magnifique, il a néanmoins été suffisamment clément pour nous permettre de profiter de cette journée. Notre balade s'est donc poursuivie tranquillement sous l'œil bienveillant du pic d'Aurelle, jusqu'au col des Lentisques, puis vers l'Uzel où des pics déchiquetés évoquaient une version rouge des aiguilles de Bavella, avec le Mont Vinaigre au fond. Excellent endroit pour une pause " banane" ! Là, les grandes chaussures sont partis à l'assaut du Pic de l’Ours, alors que nous, pointures plus modestes, avons visé la Dent de l'Ours. Nous nous sommes retrouvés au col Notre-Dame pour aller au Pic Martin lieu du déjeuner. La température n'étant pas franchement estivale, ni le temps suffisamment certain, nous n'avons pas trainé une fois que nous étions rassasiés. Le retour vers Théoule fut agréable, la piste large nous permettant de discuter.J'ai vraiment apprécié cette première randonnée, de beaux paysages et une équipe accueillante et sympa. Si je connaissais Pierre le bienveillant « Chef de meute", ainsi qu'Annick ma précieuse compagne de rame et si j'avais déjà croisé Raymond, Gérard, Laurent et Francis  par contre, j'ai découvert François qui, classe !! , boit dans un verre à pied aux pique-niques, Rémi, qui, généreux, distribue ses délicieux Amaretti « faits maison », Luc et Chantal qui viennent de loin pour marcher avec nous ( preuve que la bonne réputation de l'association a dépassé les frontières !) et pour trouver une réponse à la question : d'où viennent les pierriers... Mais la rencontre la plus marquante fut Roger, ce Monsieur à l'étonnante vitalité, avec ses 94 années et toujours bon pied sur les sentiers ... Un exemple à suivre ...Merci à tous pour cette belle journée !!!   Françoise.
  • Rastel d'Agay - 15.02.2018

    20 Rastel d'Agay - 15.02.2018
    Onze participants, armés de deux « GPS » et d’une boussole, la présence de trois animateurs et malgré cette « artillerie lourde », cette débauche de matière grise, de technologie et d’intelligence artificielle, le projet de parvenir au sommet du Rastel d’Agay par le versant nord a, dès le début, déjoué toutes nos tentatives. Nous avons été mis en échec face à une trace trop ténue, trop fragile et probablement trop ancienne pour que le temps n’ait pu finir par l’effacer, dans un lacis d’arbustes et de taillis, quasiment aussi impénétrable qu’une forêt amazonienne. L’improvisation qui a présidé à l’élaboration de cette randonnée ne m’a sans doute pas permis d’éviter cet écueil. L’intelligence collaborative de l’ensemble de la troupe a permis d’imaginer un « plan B », selon l’expression consacrée, dont la parfaite et non moins agréable réalisation est à porter au crédit de chacune et de chacun. Merci à eux qui m’ont permis de changer mon fusil d’épaule et d’entrainer ma joyeuse et caquetante  troupe vers le sommet du Rastel, pour un aller-retour, en passant par le versant est. Après un passage devant la maison forestière du Gratadis, nous avons longé le lac du Grenouillet sur lequel se déplaçait une escadre de canards colvert avant d’entamer une longue et agréable montée vers le Rastel, au milieu d’un amphithéâtre de sommets regroupant au moins la moitié de ceux  du sud de l’Estérel. Gilles a pu alors faire la rencontre improbable d’une harde de sangliers, forte d’une dizaine d’individus, curieux et pas du tout effarouchés. Après être passés devant l’oratoire dédié à Saint-Honorat, un étroit sentier pierreux nous a permis d’atteindre  la table d’orientation, juste sous le sommet du Rastel. Là, deux bancs bienvenus nous ont permis de donner libre cours aux agapes de la « pause déjeuner », face à la splendeur d’un panorama démesuré à 360°, allant des cimes enneigées du Mercantour dans les lointains et l’immensité de la Méditerranée  jusqu’au Cap Camarat à l’ouest. Un froid mordant et la fatigue, sans doute, nous ont fait renoncer à poursuivre l’ascension du Rastel jusqu’à son emblématique  drapeau métallique et prendre alors le chemin du retour sur une route largement asphaltée, non sans avoir renoncé, chemin faisant, par paresse ou simplement parce que nous avions eu notre content de surprises, à quelques variantes magistralement imaginées par le GPS de François, qui lui est comme une « seconde peau » et dont il a manifestement une grande habitude. Le retour aux voitures a mis un terme à cette randonnée pour 11 participants, longue de 14 km d’échanges (mais qu’ont-elles donc encore à se dire, randonnée après randonnée, nos gazelles ? c’est, pour moi, un mystère !) et de connivence, pour 330 m de dénivelé et 4 h 30 de marche.    Bernard.   Rastel : réunion de personnes que l’on invite à boire ; lieu où l’on fait bombance ; « ripailles en plein vent » (A. Daudet).
  • Roquebrune-La Flûte - 08.02.2018

    13 Roquebrune-La Flûte - 08.02.2018
    La flûte, ce n’est pas du pipeau ! Quatre cent trente mètres, quand même ! Nous y sommes venus à 10 participants, à parité égale, hommes, femmes, pour parcourir une boucle de 12 km avec 310 m de dénivelé et admirer les forêts de mimosa et nous enivrer jusqu’à plus soif de son parfum. Du Mimosa ? « Que nenni », ou si peu ! Mais ne boudons pas notre plaisir. Ce fut une très belle randonnée, fraîche et ensoleillée, même si le mimosa nous a privés de son extraordinaire floraison. Ici et là, nous en eûmes cependant les subtiles et entêtantes fragrances. Car le mimosa, se souvenant de ses origines australes où il fleurit en plein été, chez nous, un calendrier génétique inchangé le fait fleurir au cœur de l’hiver. C’est un « arbre de fée », le mimosa, l’acacia qui nous offre une multitude de gerbes plumeuses, un tourbillon brumeux de fleurs poudreuses, jaunes et duveteuses à travers lequel les rayons du soleil se baignent et tamisent leur poussière d’or sur un fond de vert olive, de brun et de gris. Partis du lieu-dit « Les Claux », chemin de la Vernède, non sans avoir délégué la responsabilité du trajet aller jusqu’au sommet de « la Flûte » à Richard et celui du retour, de « la Flûte » au parking des voitures à Francis, nous avons rejoint rapidement le GR51, c’est-à-dire le sentier des « Balcons de la Méditerranée » qui s’étire sur 240 km, de Menton jusqu’à Marseille. C’est un large sentier, dégagé et confortable, qui nous a conduits, après une succession de « montagnes russes » jusqu’au lieu choisi pour la « pause banane », fait d’un amoncellement de billots de bois, solidarisés entre eux par des plaquettes métalliques. Peu après, nous avons quitté le GR51 pour entamer une montée, raide et continue jusqu’au sommet de « la Flûte » à 430m d’altitude, lieu choisi pour la « pause déjeuner ». Ensuite, ce fut une descente continue, parfois malaisée, jusqu’au retour aux voitures, avec tout au long de magnifiques points de vue sur les Maures, la plaine éponyme, l’Estérel, la baie de Saint-Raphaël et le Mercantour enneigé dans les lointains. La rencontre fortuite de trois ânes (outre deux ou trois groupes de randonneurs) a pu nous donner l’idée de les charger de nos sacs, mais nous étions pratiquement de retour ! Merci à mes deux acolytes, Francis et Richard, sur qui je me suis déchargé du soin de mener cette randonnée à bon port et à tous les autres pour leur joyeuse et sympathique participation.   Bernard
  • Vallon des Baumes - 01.02.2018

    16 Vallon des Baumes - 01.02.2018
    Le résultat brut de la randonnée du Jeudi 1er Février au Vallon des Baumes dans l’Estérel pourrait se lire ainsi : 10 participants, une distance de 8,100 km  pour un dénivelé de 300 m et un peu plus de 3 h de marche. Mais ce circuit, qui s’est déroulé tout autour, au plus près et au plus haut de la Caldeira de Maure Vieil, est beaucoup plus que ce raccourci et la sécheresse de ces quelques chiffres pourraient le laisser penser. La température est fraîche et une petite bruine nous accompagne tout au long de la matinée, par intermittence. C’est une randonnée « assez sportive »  (pour notre âge !), sur des sentiers parfois fortement dégradés, avec quelques passages à fort pourcentage en montée (jusqu’à 20%). Les commentaires furent brefs car Pierre avait épuisé le sujet de la Caldeira de Maure Vieil le Jeudi précédent lors de la randonnée à la grotte éponyme dans un exposé magistral fort bien documenté et auquel je n’ai rien eu à ajouter ! La marche s’est faite au milieu d’une nature encore assoupie au cœur de l’hiver, dans un camaïeu subtil de vert, de brun et de jaune. On sent pourtant que l’hiver s’apprête à sortir de sa gangue de froid, de pluie, de vent et de boue et nous aurons pu le voir dans l’or des mimosas qui  inondent peu à peu les pentes des collines. Une très longue montée sur 300 m de dénivelé, mais sur un sentier relativement confortable, nous conduit depuis les « tennis de Maure Vieil » jusque sous le sommet du mont Pellet où nous sacrifions à la traditionnelle « pause banane ». Après, c’est une plongée continue jusqu’au pont Sarrazin (qui n’a de Sarrazin que le nom !), sur 280 m de dénivelé, sur un méchant sentier, étroit et très raviné, avec quelques passages particulièrement délicats qui réclament la plus grande attention. C’est ensuite le retour aux voitures sur un large et agréable sentier, quasiment à plat, qui nous permet de repasser devant le domaine de Maure Vieil, avec son ancienne verrerie, sa chapelle et son amphithéâtre. L’ensemble est totalement abandonné, muré, vandalisé et largement tagué. Le site porte le témoignage de la fin d’un rêve et des illusions, de la mort d’une ambition et du naufrage d’une utopie qui n’aura guère duré. Avant d’arriver aux voitures, nous  longerons les imposants vestiges d’une ancienne carrière de Spath- Fluor dont l’exploitation intensive dans les années 60-70 a permis d’extraire jusqu’à 80000 tonnes par an.Au total, une randonnée exigeante mais qui aura récompensé, par l’ampleur du panorama et sa beauté,  chacune et chacun pour les efforts consentis.     Bernard.
  • Gorges Avellan - 18.01.2018

    16 Gorges Avellan - 18.01.2018
    C’est peu dire que les Gorges de l’Avellan n’ont rien à voir avec les Gorges du Verdon, ni même avec celles du Blavet. Il s’agit ici d’une tout autre histoire. Le site des Gorges de l’Avellan et du lac éponyme portent le témoignage d’une histoire particulièrement mouvementée, d’un maelström tellurique et volcanique s’étendant sur 40 millions d’années, entre 290 et 250 millions d’années, qui a donné naissance, dans un chaos d’apocalypse, au massif de l’Estérel et même à la Corse. Partis du col du Testanier, une descente à forte pente sur un sentier étroit et passablement dégradé par de profondes ravines nous conduit jusqu’aux rives du lac de l’Avellan. Comme le reste de la nature environnante, celui-ci est en dormance, dans l’attente de jours meilleurs, au prochain printemps. Dans cet environnement sévère, le lac reste un lieu bucolique et romantique, paradis des pécheurs et des géologues qui viennent, les uns traquer les carpes, particulièrement abondantes en ce lieu, les autres déchiffrer pour notre curiosité la longue histoire des entrailles de la terre. Le franchissement d’un radier et d’un gué, tous deux à sec, nous ouvrent l’accès aux gorges proprement dites que nous aurons à  parcourir sur un méchant et étroit sentier, avec quelques « pas d’escalades ». La fin des gorges  nous donnera à voir les quelques ruines encore debout des mines de l’Avellan , aujourd’hui abandonnées et condamnées, d’où furent extraites 40000 tonnes de Fluorine. Parvenus au point le plus bas de la randonnée et après avoir sacrifié à la traditionnelle « pause banane » et à la non moins traditionnelle photo de groupe, nous sommes remontés par de bons sentiers, avec de belles vues sur les rochers de Roquebrune et la plaine du Var, vers le col du Testanier. Ainsi fut bouclée cette randonnée de 8,200 km,  pour 280 m de dénivelé, avec un peu plus de 3 heures de marche et 15 participants, dans une ambiance ensoleillée qui fut passablement rafraîchie par un fort mistral.     Bernard.
  • Le Peygros - 11.01.2018

    7 Le Peygros - 11.01.2018
     Rando menée par Régis.