Tanneron - 02.02.17

Nous étions 24 et c'est sans modération que nous sommes venus nous enivrer du « JAUNE » du Tanneron (c. à d. le mimosa), de sa lumière étincelante et de son parfum, à la fois subtil et entêtant. 

Partis du parking de Tanneron, une boucle dans le village nous permet de profiter d'un magnifique panorama englobant tout l'est du département, avant que nous ne plongions vers le fond des vallons à la découverte des mimosas, abondamment fleuris cette année.

Le mimosa, aux fleurs exubérantes, embaume aujourd'hui l'hiver.

Des myriades de fleurs couleur d'or tapissent les branches des arbres ; des étincelles flamboyantes éblouissent les yeux.

Les parfums sucrés du mimosa envahissent l'espace ; des senteurs uniques se répandent et les fleurs explosent en bouquets remplis de luminescence.

Les mimosas dessinent des panaches de lumière sur l'horizon de l'hiver. 

Arrivés en fond de vallon, un ruisseau se laisse facilement franchir par un passage à gué. De courtes grimpettes et d'autres descentes nous mèneront vers deux autres ruisseaux avec autant de passages à gué.

Parvenus au fond d'un autre vallon, une variante en aller-retour nous a permis de suivre un autre ruisseau (peut-être le même ?), qui en descend tout au long, tantôt calme et apaisé entre des rives ensablées, tantôt rapide, s'insinuant et s'infiltrant dans un chaos de blocs rocheux, très profond, qui prend alors l'allure d'une gorge. 

Revenus au départ de la variante, non sans avoir de nouveau traversé plusieurs gués sur le ruisseau, nous nous sommes dirigés pour finir vers le village par une montée raide et continue (135 m de dénivelée), seulement interrompue par une pause déjeuner, bienvenue, sur une plate-forme aux deux tiers de la pente, avec en vis à vis les crêtes du Cheiron, pour lesquelles nous avons pu rêver d'un prochain parcours de randonnée. 

Une dernière montée dans les mimosas nous a permis de revenir à Tanneron-village où nous avons pu conclure la fin de la randonnée au « restaurant des voyageurs », le bien nommé, en partageant un pot final, convivial et chaleureux. 

En résumé, une randonnée de 11 km 300 pour 280 m de dénivelée et 4 h de marche.     Bernard.

 

P.S. « Les grand-mères, c'est comme le mimosa. C'est beau, c'est doux, mais c'est fragile... » (Marcel Pagnol)