Rando santé - Ile St-Honorat 16.05.2017

L'île Saint-Honorat, ces deux épithètes mises côte à côte, sont le signe sensible que nous nous trouvions dans un îlot de profonde spiritualité pour cette exceptionnelle rando-santé du Mardi 26 Mai 2017, sur une île pourtant fortement immergée dans notre siècle.
Certains croient au ciel et d'autres n'y croient pas.
A Saint-Honorat, la même ferveur heureuse, qu'elle soit laïque ou religieuse, nous a réunis pas à pas, de tours en détours, sans que nous puissions en épuiser les richesses infinies.
L'île entière est une prière.  Ses nombreux sentiers jalonnés de 7 chapelles sont autant de chemins d'espoir pour des hommes en quête d'humanité.
Elle délivre au monde un message d'amour, de paix et de tolérance, jour après jour.
Le point d'orgue de cette randonnée fut, sans conteste, la visite du monastère fortifié dont la masse imposante et cependant élégante se dresse sur la rive sud de l'île.
Construit à partir de la fin du 11ème siècle, il comptait, à l'origine, 90 pièces dont 30 cellules pour les moines, 1 église et 3 chapelles. Il reste, en l'état, un témoin important de l'art religieux et militaire des siècles passés avec, notamment, 2 cloîtres superposés, un escalier à vis dont les marches sont faites de pierres rouges de l'Estérel, apportées depuis le port de Théoule.
Du sommet de la forteresse, la vue s'étend de l'Estérel jusqu'au Cap d'Antibes avec les sommets du Mercantour en arrière-plan.
Ce monastère fortifié était habité par les moines dans les 2 étages inférieurs et par une garnison militaire dans les étages supérieurs.
Les reliques de Saint-Honorat reposaient dans la chapelle Sainte-Croix, faisant de ce lieu le « saint des saints » de l'Abbaye.
Son originalité réside dans la dualité entre l'architecture militaire de l'extérieur et les divers espaces religieux construits à l'intérieur.
Après le déjeuner pris dans un espace dédié, nommé Saint-Salvien, que nous avons partagé dans un esprit de connivence et d'amicale complicité, le café nous fut offert par frère Antoine, cellérier de l'Abbaye de Lérins, avant qu'il ne se prête, avec humour et profondeur, au jeu des questions-réponses sur quelques points relatifs à l'histoire des Cisterciens et à leur pratique dans le siècle.
Frère Antoine et Agnès, bénévoles à l'association Fondacio, nous ont invités, avant de repartir pour le continent, à revenir à Saint-Honorat, probablement en Octobre, invitation à laquelle nous ne manquerons pas de répondre avec bonheur.
Saint Honorat est « l'antichambre du Paradis » comme aimait à le dire frère Marie-Pâques, ancien hôtelier de l'Abbaye de Lérins.    Bernard