Pic et Col du Baladou 09.03.2017

Quatorze personnes sont parties au matin du 9 Mars du parking du col de Belle Barbe pour une randonnée de 10 km avec un dénivelé de 230 m.
Nous étions 7 femmes et 7 hommes. La parité était donc parfaitement respectée. Nous sommes d'abord montés jusqu'au col Aubert en contournant le pic du Baladou, puis nous avons entrepris une longue descente malaisée jusqu'au ravin du Mal Infernet, le passage en rive gauche s'effectuant sur une étroite passerelle métallique.  Dès lors, nous marcherons sur un large et confortable sentier qui longe le fond du ravin.  Du fond du ravin jaillissent des murailles déchiquetées de roches rouges.  Les pentes sont hérissées de pics et de tours de pierre.  Ici tout est dent, tout est dard, crochet, lance, tout est lacis de barbelés factices qui réclament la plus grande vigilance. Tout au long du ravin, c'est un formidable déroulé de pics et de ravins dont les pentes sont entrecoupées par de larges cônes d'éboulis.  Partout, des donjons de pierre surgissent des profondeurs du ravin. Tous ces colosses parlent le même langage, poussent la même incantation : c'est le chant profond de la terre.  Un faux plat montant nous amène à un gué, aujourd'hui à sec, en aval du déversoir du lac de l'Ecureuil, qui permet de repasser en rive droite. Le lac est un rêve évanoui, encore vivant dans la mémoire de quelques-uns. C'est ici que nous sacrifierons à la traditionnelle « pause banane » devant « feu » le lac de l'Ecureuil. Une longue montée nous conduit, en contournant le mamelon des Aulnes, le long du lac de l'Ecureuil, sur un replat en direction de la baisse de la Grosse Vache que nous quittons pour longer le ravin de Mathieu et plonger de nouveau vers le ravin du Mal Infernet.  Le sentier est étroit et souvent masqué par des buissons broussailleux qui ont pu quelquefois griffer nos jambes. Cette descente s'avérera assez technique avec quelques passages passablement engagées que toutes et tous ont courageusement et vaillamment surmontées. Le retour au parking du col de Belle Barbe se fera en suivant le ravin, non sans avoir pu admirer en chemin le lac du Grenouillet, qui est bien vivant, lui.  Au long du chemin, nous sommes passés près de plusieurs sources fluides et mystérieuses dont un clair filet coulait dans le creux d'une pierre excavée pour le recueillir précieusement.  Ce fut une randonnée minérale dans l'ambiance et les effluves encore discrètes d'un printemps approchant, une randonnée parfaitement joyeuse et conviviale.    Bernard