Pic de l'Escale - 30.03.2017

Seize aura été le chiffre du Jeudi 30 Mars 2017 pour la randonnée intitulée « le tour du pic de l'Escale ».
Seize pour seize participants partis du parking inférieur de la gare du Trayas, en bordure de la route de la corniche d'Or.
Dès le départ, on longe quelques murs frangés de glycines déjà fleuries, avec un ciel bleu permanent suspendu sur nos têtes.
Cette randonnée s'annonce printanière, déjà presque estivale.
Une montée ascendante sur un large sentier sans difficulté nous permet de longer un temps la côte, égrenant de très nombreuses criques déchiquetées, s'avançant dans la mer, du plus près au plus loin que le regard puisse porter.
Nous profitons d'un magnifique décor d'azur dans un petit matin déjà au soleil. C'est un riche contraste de couleurs, juste au-dessus de l'eau, mêlant les reflets roses des rochers de l'Estérel et le bleu métallique d'une mer Méditerranée, bientôt chauffée à blanc dans le plein de l'été.
On contourne ainsi le pic d'Aurelle, le long du vallon éponyme, à la rencontre du col de l'Evêque.  Non loin de celui-ci, nous progressons sur d'étroits sentiers, au milieu des riches senteurs d'herbes du Sud.
Mille parfums nous assaillent et c'est une infinité de parfums et de fragrances que nous engrangeons à jamais. Parvenus sur la route du col des Lentisques, nous la traversons à la hauteur de la baisse des Sangliers pour effectuer une boucle autour du pic de l'Escale. Nous progressons alors sur une piste confortable, en faux plat montant, idéalement faîte pour la rando santé, seulement émaillée par une chute de Roger, à plat dos, heureusement amortie par son imposant sac à dos. Roger égrènera sur le reste du parcours un peu de son précieux sang !
Nous marcherons sur un sentier comme suspendu en plein ciel, avec en vis-à-vis le sommet de l'Uzel et le pic de l'Ours.
Parvenus à la baisse orientale, nous sacrifions à la « pause banane ».  Ici, le pic de l'Escale s'enfonce, tel un rostre, dans les lisières du ravin du Mal Infernet, peuplé de tours de pierres ruinées et de flammes de pierre pétrifiées.
Seize, enfin, comme la température ambiante à notre arrivée au col des Lentisques avant d'entreprendre la périlleuse descente du ravin Cazal de Bœuf qui doit nous ramener à la gare du Trayas.
Le sentier, largement dégradé, demande d'infinies précautions et, gageons que ce final a certainement fait monter largement la température sous certains crânes. Au final, une randonnée de 10 km700 pour 300 m de dénivelé, bouclée en un peu moins de 4 h.    Bernard