Baou Blanc - 05.10.2017

Parvenus au parking du Plan des Noves, point de départ de notre randonnée du jour au Baou des Blancs, en passant par les Blaquières, nous suivons d’abord le GR 51 pour effectuer le circuit du Plan des Noves. Parvenus au Grand Plan des Noves, la nature se révèle, somptueuse, aride et immense. On pourrait presque se croire au centre du monde !
Le temps est beau, avec quelques brumes qui se coulent entre les Baous dont nous ne pourrons deviner que quelques profils en ombres chinoises, notamment celui du Baou de Saint-Jeannet qui offrira à notre admiration, un court moment, son imposante et hiératique stature.
Passant au large de la combe Martine et délaissant le chemin de Mangia Pan que nous devrions emprunter pour le retour, nous poursuivons par les Blaquières, avec, devant nous, en permanence, la vue sur notre objectif final, le Baou des Blancs, haute falaise calcaire, admirablement située sur un piton rocheux, dominant la cité de Vence et les collines avoisinantes, jusqu’à la mer. Il est couronné d’une croix monumentale dont la plate-forme sommitale est occupée par les vestiges de la Bastide Saint-Laurent. Il est riche de mystères et de légendes : épopée de la Commanderie des Templiers et les supputations concernant leur trésor, notamment le Baphomet, une mystérieuse idole en or, etc.   On peut y distinguer aussi les vestiges d’un mur d’enceinte, les restes d’une chapelle et d’une citerne bâtie à même le rocher.
Arrivé en vue de la partie finale de la randonnée et ne pouvant raisonnablement terminer l’ascension, j’ai laissé à Gilles le soin de conduire les quatre « gazelles » du jour jusqu’au sommet du Baou des Blancs, ce qu’il a fait en montrant l’étendue de sa maitrise et de son autorité dans ce genre d’entreprise. Merci à elles et à lui d’avoir ainsi, et de très belle manière, parachevé cette très belle randonnée au Baou des Blancs qui garde pour moi un goût d’inachevée mais ce n’est que partie remise.   Bernard