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Association T.E.R.R.E.
Mairie de Théoule-sur-Mer
1, place Général Bertrand
06590 Théoule-sur-Mer
Tél : 06.22.82.43.22
Président : Pierre DECHERF

 

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Jeudi 28 mai 2020 - Plateau d’Anthéor

Qui mieux que Pierre aurait pu conduire cette randonnée au « Plateau d’Anthéor » en un aller-retour depuis la « calanque d’Aurelle » dont il connait parfaitement chaque pierre, la moindre caractéristique et tous les points de vue remarquables.Nous sommes 9 au départ de cette randonnée qui nous conduit d’abord aux abords de la calanque d’Aurelle, puis, par un sombre tunnel qui passe sous la route de la Corniche, nous progressons un temps dans le fond du vallon d’Aurelle, avant de remonter par un étroit sentier, pierreux à souhait, sur le flanc abrupt du vallon.Dès lors, le sentier virevolte et sinue de combes en vallons, toujours à peu près sur la même courbe de niveau, aux alentours de 130 mètres au-dessus de la mer. Nous doublons (terme de marine qui convient bien au nouveau look « loup de mer » de Pierre !) alors la Pointe Maubois, puis la Pointe du Cap Roux, la Pointe de l’Observatoire et enfin la Pointe Saint Barthélémy.
Au loin, quelques rares bateaux quadrillent la mer d’un éphémère sillage d’écume, pailletée d’or et d’argent au soleil.
Côté terre, nous serons successivement dominés par le Pic d’Aurelle, puis par le Pic du Cap Roux, le Pilon et le Saint-Pilon, avant d’être confrontés, comme écrasés par la masse compacte du Rocher de Saint- Barthélemy.Img 2238 1
L’incandescence des rochers de rhyolite font de l’Estérel, en cette chaude matinée du mois de mai, un paysage en fusion.
Au bord des pistes et des sentiers, la nature a repris tous ses droits pendant le temps du « confinement » et ce n’est partout qu’un océan de mille jeunes arbustes qui nous offre une très riche palette de verts, des plus tendres aux plus profonds.
Peu d’oiseaux peuplent l’Estérel ; seuls quelques chants nous rappellent qu’ils sont encore à la saison des amours. Quelques hirondelles et martinets, noirs sur un fond bleu de perse, giclent et strient le ciel dans une sarabande effrénée et jamais épuisée, loin au-dessus de nos têtes.
Ce fut une randonnée belle et facile, sous le signe de l’empathie et de la convivialité, preuve que la « distanciation physique » ne saurait être un obstacle rédhibitoire à la bonne ambiance de nos retrouvailles.
Nous aurons parcouru un total de 8,500 km en un aller-retour pour 250 m de dénivelé.    Bernard

(Voir les photos dans l’album)

Jeudi 21 mai – le Pas d’Adam

Il n’est pas si facile que cela de se réveiller d’une léthargie forcée de deux mois.
Nous l’avions tant espéré ce jour où nous pourrions de nouveau être tous ensemble, et que nul ne manquerait à l’appel.
Nous en avons tant rêvé au temps cruel du confinement.
Notre patience et une obstination têtue ont eu, à priori, raison du virus.
Nous sommes comme un vieux diesel rouillé et encalminé qui a besoin d’un long préchauffage et d’un important décrassage avant de retrouver ses performances d’antan.
Beaucoup ont pris du poids, mais pas de muscle, d’autres en ont perdu, au détriment alors de leur musculature !
Il y avait si longtemps que nous étions contraints de ronger notre frein. Aujourd’hui, nous pouvons enfin « Lâcher les chevaux », mais MODÉRÉMENT et dans le strict respect des mesures barrières et des règles de distanciation physique.

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Nous entamons une randonnée facile, sur de larges pistes la plupart du temps, où chacun pourra mesurer les forces qui lui reste et, surtout, celles qu’il doit reconquérir.
L’été est déjà là, alors que le printemps nous est passé sous le nez à cause du confinement.  Une chaleur intense, quelque peu suffocante pour des organismes déshabitués depuis longtemps, s’installe progressivement au fur et à mesure que progresse la matinée.
Après un aussi long silence, la nature exulte de couleurs et d’odeurs.
Il y a l’incarnat des rochers de rhyolite qui ont déjà commencé de brûler au soleil, les dégradés de bruns, de bistre et de « Terre de Sienne » de la terre fraîchement mouillée du chemin, les camaïeux de vert tendre de mille arbustes qui ont poussé à profusion pendant notre absence sur les versants des collines, au milieu desquels il est parfois difficile de se frayer un chemin. Des touffes de graminées, surtout des fétuques avec leurs feuilles aiguisées comme des lances, bordent à profusion le bord des chemins.
Quelques taches de couleurs parviennent malgré tout à émerger de cet océan de vert. Il y a d’abord les cystes à feuilles de sauge, crèmes à cœur rouge, les lavandes papillon, d’un bleu violine et quelques arbousiers et leurs fruits sanguins.
Nous démarrons en face du parking du col du Testanier (308m) en empruntant la piste des Charbonniers, modérément caillouteuse (mais nous sommes dans l’Estérel !), qui descend en pente douce vers le fond du vallon, parallèlement à la route du Malpey.
Parvenus au point le plus bas de la combe (260m), une piste plus étroite et toute en sinuosités remonte sur les contreforts du Mont Aigre et finit par rejoindre la « Route d’Italie », parfaitement asphaltée, qui va descendre en ligne droite jusqu’à la maison forestière de la Louve.
Parvenus sur un large terre-plein (376 m), une erreur d’itinéraire (dont un confinement de deux mois interdisant toute reconnaissance est
esponsable) nous conduit à emprunter une sente très étroite, fortement pentue et profondément ravinée qui nous propulse, à pas chaloupés, vers la « piste du Porfait », puis le « carrefour de Roche Noire », avant de remonter, en suivant la même large piste vers la « Cantine du Porfait », pour aboutir enfin à la « Maison Forestière du Malpey » (361 m).
De là, un étroit sentier en balcon au-dessus de la route du Malpey, bucolique à souhait, permet un retour facile aux voitures. Chemin faisant, les eucalyptus font une haie d’honneur aux randonneurs avec leurs troncs dénudés, pareils à des colonnes de marbre dressés contre le ciel.
En définitive, une agréable randonnée de reprise, un peu longue sans doute, sans difficultés majeures, réalisée dans un bel esprit de convivialité, tout à la joie des retrouvailles après une aussi longue absence, seulement marquée par une défaillance passagère de l’animateur, accompagné et soutenu par des « anges gardiens » qu’auront été deux des participants.    Bernard

« Chaque pas est un songe, la marche une promesse. »

(Voir les photos dans l'album)

Photo de groupe - 16 mai 2020

Photo de groupe au départ de la rando "Contour du Rocher des Monges" animée par Francis.

Photo du groupe rando de francis

Samedi 16 mai 2020 - Marche Nordique

ls sont cinq à sortir des voitures, emmitouflés derrière leurs masques Covid19. Ils n'ont pas l'air bien réveillés. Le ciel est gris et le temps un peu frais. Ce sont les pionniers qui vont ouvrir le bal pour la reprise des activités de TERRE après deux mois de confinement. C'est pourquoi Pierre est au rendez-vous au départ de Maure Vieil. Il précise les nouvelles consignes de distanciation et les gestes barrièreDistanciation physique en temps d'épidémie. Surprise ! Il cache mal derrière son masque une barbe nouvelle. De l'avis général cela lui donne un air loup de mer et bourlingueur du meilleur effet.
Au parking, il y a bien 50 voitures ! Maure Vieil avait été choisi par Sandra parce que sûrement moins fréquenté... Il y a là des marcheurs, des coureurs, des promène toutou, des randonneurs, des cyclistes. Ces derniers ont dû tous se précipiter pour bénéficier de la prime de 50 euros ! C'est fou le nombre de nouveaux sportifs en France depuis le début de la semaine. Heureusement tout ce monde va se répartir sur différents itinéraires et notre chemin ne sera jamais encombré.
Dix minutes d'échauffement. Puis avec JR à l'avant et Sandra en serre file la patrouille se met en ordre de marche.  A partir du passage sous les hautes falaises de l'ancienne carrière de Fluor, allure libre jusqu'au col de la Cadière (241 m). A réaliser en aller et retour soit 9 km. Il fait vraiment bon marcher, la pente est régulière, la piste a été récemment nivelée par endroits et le tandem de tête se met à pousser des pointes, flirtant sans doute avec les 6 km/h ! Ils sont au col à 10 h 15 et redescendent aussitôt, invités à rentrer par une averse soudaine. Jonction dans la descente avec le reste de la troupe qui a déjà fait demi-tour.
Le soleil est revenu et nous nous retrouvons pour une pause (et une pose) photo à la chapelle de Maure Vieil. Le site à l'abandon a été investi par des artistes ou des tagueurs selon l'appréciation de chacun. Bien que chapelle, le lieu a des allures de friche urbaine. Il se dégage de cet Img 20200516 105150ensemble architectural moderniste en béton, quelque chose d'étrange. Son histoire ne manque pas d'intérêt. Dans les années 60, il y avait ici une verrerie aux productions recherchées par les collectionneurs. Puis plus tard s'ouvrit un centre de ressourcement New Age qui abrita des rencontres d'adeptes en quête de ressourcement et de nouvelles spiritualités (voir tous les chemins.hautetfort.com).  
11 h 15 : Nous sommes à notre plateforme pour les étirements. Les organismes sont un peu rouillés mais très contents de ce premier galop en liberté. En silence, chacun explore et détend lentement les points sensibles de son corps et les tensions générées par l'effort ou par la longue inaction. Dans le bois, derrière nous un rossignol vocalise. Françoise fait remarquer « Tiens en voilà un qui est content de nous revoir ! »
Et nous donc !
Amis randonneurs qui reprenez jeudi prochain, réjouissez-vous. C'est un vrai bonheur ! La convivialité est intacte car les contraintes du déconfinement sont très supportables (5 m de distance, en marche nordique, pas de masque pendant la progression). Ces retrouvailles avec l'effort et les amis ont été un véritable cadeau !
Sans oublier la nature et les grands espaces qu'il nous faut respecter et protéger plus que jamais. Car nous en avons tellement besoin.  Jean-Robert

(Voir les photos dans l'album)​

LES MOTS DE L'ESTEREL

Nous allons bientôt passer du rêve à la réalité. L’Estérel qui nous était interdit depuis si longtemps va nous devenir enfin accessible.

Nous l’avions gravé au cœur depuis six longues semaines : allons-nous le reconnaître et pouvoir de nouveau retrouver les noms de ses différents sentiers, carrefours, cols, monts, collines et vallons, tous plus étranges et mystérieux les uns que les autres ?

Il est tellement important de pouvoir nommer ce que l’on aime.

Savons-nous bien enfin de quoi nous parlons quand nous les nommons ? Que cachent de si étranges noms ? D’où viennent-ils ces noms que nos anciens ont donné à ces lieux qui constituaient leur quotidien ?

La toponymie de l’Estérel témoigne d’une très riche inventivité, et nous allons en tenter, en toute modestie, une approche qui restera de toute façon très partielle.

Il existe en plusieurs lieux un très riche bestiaire : des animaux sauvages par exemple comme la LOUVE (et sa tanière, maison forestière), l’OURS (le pic), les SANGLIERS (la baisse), le PORFAIT (le porc rayé, c’est-à-dire le marcassin), le LIEVRE (le pas), la BECASSE (le pont) ; des animaux domestiques aussi comme la CABRE (la chèvre, le vallon), les SAOUMES ( les ânesses, le vallon), les petites VACHES (le col), les grosses VACHES (le col), l’ESTARPE du CHEVAL (l’ancienne voie romaine), les Petites et les Grandes GRUES ( les sommets, terme provençal, les Grouas, qui désignait le lieu où les anciens déposaient les ruches pour le couvain), l’APIE du Cigalon (vallon ensoleillé où chantent les cigales), le PIGEONNIER (le pont du fait, sans doute ,en référence à l’aiguille volcanique qui domine la piste).

D’autres lieux empruntent à la Botanique : l’AVELLAN (un des noms donnés au noisetier), les VEISSIERES (pour la récolte des noisettes), le PINET (le plan, pour les pins), la CADIERE (pour l’exploitation des genévriers cade), les PEGUIERES (pour les fours à poix, la pégue), le TREMBLANT (variété de peupliers, le tremble), le SUVERET, les SUVIERES (forêts de chênes lièges), les FERRIERES (les châtaigniers).

L’Estérel est un pays de terres, mauvaises pour certaines, l’AIGRE (le mont), le MALPEY (col peu agréable quand souffle le mistral), le GRATADIS (la maison forestière), le PELET (le mont), favorables pour d’autres, l’AVELLAN (le lac et les gorges), les LENTISQUES (col et ravin),

Certains lieux témoignent du labeur des hommes : les CHARRETIERS (maison forestière), les CANTONNIERS (maison forestière), les CHARBONNIERS (maison forestière), d’autres portent le témoignage d’une ferveur religieuse : NOTRE-DAME (col), l’EVEQUE (col), le SAINT-PILON (pic), SAINT-MARTIN (pic), rocher SAINT- BARTHELEMY, SAINT-HONORAT (ermitage), le pas du CONFESSIONNAL (col), le BONNET DU CAPELAN (le chapeau de curé).

D’où vient enfin le nom de THEOLE, un beau rocher au bord du plateau d’Anthéor ? Faut-il chercher l’origine de Théoule, vrai sésame de l’Estérel, mais aussi d’Anthéor dans quelques racines ligures ? A priori, c’était le nom d’une déesse de la mer, TELO, nom qui aurait été repris et déformé ensuite, puisqu’il existe une Sainte-THEOLE le 25 Mars.

Pour finir sur une note d’humour, voici un « trombinoscope », qui représente la « force de frappe » de TERRE, que sont ses animateurs, j’ai nommé : Pierre, Sandra, Jean-Robert, Marie-France, Jacky, Françoise, Isabelle, Annick, Raymond, Régis, Richard, Bernard, François, Francis, Sophie et Lili ; chacun, chaussures décrottées, bâtons de marche réglés, GPS opérationnels, check-list de l’animateur OK, non sans oublier les tenues adéquates et le matériel adapté à la pratique de la marche aquatique côtière ; toutes et tous n’attendent plus que le feu vert des autorités pour vous entraîner sur les sentiers du plaisir et du bien-être en plein Estérel et le long de plages  idylliques bordant Théoule.   Bernard

TROMBINOSCOPE

Impressions d'Estérel - Mai 2020

Entre nous, ce n’était qu’un au revoir, mais avec l’incertitude et l’angoisse qui sous-tendent tout départ. Nous étions tous éparpillés, reliés malgré tout par le cœur et la pensée.
Nous savons aujourd’hui que nous allons bientôt nous retrouver et que nul ne manquera, heureusement, à l’appel.
Je vous fais témoins d’un autre rêve, le dernier sans doute, avant que nous puissions de nouveau nous confronter à notre terrain de jeu privilégié, le massif de l’Estérel.
Je souhaite vous avoir fait suffisamment rêver pendant ce cruel intermède et avoir pu contribuer modestement à maintenir intacte votre soif d’évasion et la flamme de l’espoir pour des lendemains lumineux dans l’ambiance aux milles nuances à nulle autre pareille
de notre Estérel.
Continuons de vivre et de rêver, de rêver et de vivre, pour un temps, mais pour un temps seulement dans notre « jardin d’Eden » : l’Estérel.
Nous le revoyons aujourd’hui au plus profond de nous-mêmes avant de l’éprouver réellement, quand l’abnégation et la générosité de beaucoup auront permis de terrasser le monstre froid, tueur de masse, mangeur d’hommes, qui continue de nous poursuivre et de nous accabler.
Nous n'avons pas oublié les fastes de l'automne, de l'hiver et de ce début de printemps dans les Alpes Maritimes et dans le Var.
Ce monde minéral, sa flore, sa faune, ses odeurs, ses sentiers, ses paysages, tout cela nous imprègne et nous manque cruellement.
Parmi cette palette infinie de paysages variés, nous gardons au cœur les fortes émotions que nous procure l'Estérel, au fil des saisons. Cette forteresse de roches rouges, dont les murailles jaillissent du bleu intense de la Méditerranée, nous a toujours procuré de belles images et de profondes sensations.
L’inépuisable entrelacs des pistes et des sentiers perfuse l’Estérel jusque dans ses moindres recoins.
Nous ne limitons pas nos errances au nombre infini des larges pistes qui s’enchevêtrent. Nous nous écartons le plus souvent des sentiers balisés pour découvrir au bout de sentes minuscules et sinueuses des recoins intimes du massif.
Nous gravissons des pentes hérissées de pics et de tours de pierre. Nous découvrons une étonnante concentration de rochers, les uns simples, les autres plus élaborés, blocs erratiques ancrés dans l'immobile et l'inéluctable, pétrifiés de solitude et de silence.
Nous empruntons des sentiers caillouteux au milieu des chênes-liège et des pins. Les uns montent en pente douce, d'autres grimpent allègrement vers les crêtes.
Parfois, l'amorce d'un étroit sentier est cachée par des buissons broussailleux qui peuvent laisser sur nos jambes quelques légères égratignures.
Ici tout est dent, tout est dard, crochet, lance et armure d'une chevalerie dérisoire. Tout est lacis de barbelés factices qui réclament la plus grande vigilance.
Le sol, lui, est parfois jonché de fleurs multicolores, certaines à la grâce alanguie, comme fatiguées de leur propre vigueur, d'autres, avec une égoïste volupté, s'offrent sans vergogne à nos regards. Nous aimerions les connaître toutes par leur nom, mais nos connaissances en botanique ont toujours laissé place à une rêverie béate. Certes, il faut savoir donner un nom aux choses que l'on aime. Peut-être un jour prochain : qui sait ?
Du haut de quelques sommets, nous pouvons embrasser du regard tout le massif au cœur duquel l'ombre et la lumière s'épousent. Le moutonnement qui s'étire jusqu'à la mer, vif argent au soleil, est jalonné de repères devenus maintenant familiers. Notre regard se dissout dans un formidable déroulé de pics et de ravins, et les pentes sont entrecoupées d'éboulis qui cascadent jusqu'aux fonds énigmatiques de ceux-ci.
Remontant le long du Ravin des Lentisques, l'imposant pic du Cap Roux s'auréole dans le contre-jour d'une clarté à peine rosée. La grandeur domine dans cette approche sauvage.
Sous le baldaquin azuré d’un ciel myosotis, au loin, des bateaux blancs sillonnent le bleu turquoise de la mer.
Des milliers de fleurs racontent, dans leur langue colorée, le simple bonheur de vivre et de donner du nectar aux abeilles.
Des tâches flamboyantes, enchevêtrées dans les buissons, se marient sans effort avec la gamme des verts déclinée par la forêt et l'ocre rouge des rochers qui ont réussi leur pacte d’être mêlés pour la vie. Elles prennent toutes leur pouvoir en s'appuyant sur des couleurs complémentaires.
Les pistes s'enfoncent dans la garrigue parfumée, chauffée par le soleil, colorée par les lavandes aux épis violet-noir et les cistes aux corolles blanches et aux pétales rose-pourpre qui déferlent jusqu'à l'opulence et sur lesquelles virevoltent des papillons jaune citron.
On avance, sans autre désir que de découvrir cet univers minéral et, si l'on est sur le point de s'égarer, des cairns, ces bornes de pierre disposées au bord des chemins pour orienter et pour aider les randonneurs, nous ramènent dans la bonne direction. Par cet agencement minéral, d'autres hommes ont laissé un message de connivence et de solidarité pour leurs semblables amenés à fouler le même sol.
Tous ces chemins ne sont qu'un prétexte pour découvrir toutes les facettes du massif. Quel bonheur, chaque fois, de découvrir, au détour d'un chemin, une nouvelle perspective !
Partout des donjons surgissent de la garrigue, guetteurs monstrueux.
Lorsque nous débouchons en pleine lumière sur les crêtes, c'est à chaque fois un nouvel enchantement. A nos pieds s'ordonne un monde de roches et de ravins. Une sorte de bonheur cataleptique marque chacune de nos arrivées au sommet et la découverte des panoramas qui s'y révèlent.
Du plateau d'Anthéor au pic du Cap Roux, nous pouvons contempler le vaste développement du littoral depuis la baie de Cannes et les iles de Lérins jusqu'au golfe de Saint-Tropez, avec ses pointes et ses échancrures, avec le soleil qui éclabousse la mer et qui, pour cela, paraît encore plus bleue. De ces hauts, on a l'impression d'être assis à la proue d'un navire.
Au sommet du Perthus Oriental, nous pouvons être émerveillés par la large palette d'une multitude de fleurs qui y ont élu domicile. Des inflorescences déferlent sans vergogne entre les roches. Sur leurs pétales, des insectes butinent. Des coléoptères, plus brillants que des gemmes sous le soleil, à la cuirasse de cuivre poli, d'un bleu métallique chatoyant, s'entrainent au maniement des mandibules.
Nous pouvons suivre des sentiers au-dessus desquels se dessine une couronne de feuillage largement déployée en un manteau de fraîcheur. Nous passons près de plusieurs sources fluides et mystérieuses dont un clair filet coule dans le creux d'une pierre excavée pour le recueillir précieusement. Nous pourrions même gouter à cette eau qui semble venir des entrailles de la terre depuis toujours avec un talent secret pour désaltérer le passant.
Nous nous enfonçons dans le silence de sentes cachées dans des forêts d'eucalyptus aux troncs marmoréens et, dans la lumière oblique, dans la délicate aura du contre-jour, les chênes-liège déclinent leurs formes tortueuses.
Depuis la plateforme du mont Vinaigre, point culminant du massif (614 m d'altitude), la vue porte jusqu'aux cimes enneigées du Mercantour quand les premiers rayons du soleil irradient l'atmosphère d'une lueur un peu étrange.
Sur la crête du pic du Perthus Oriental où le vert et le rouge se côtoient, nous avons la sensation de nous être introduits dans l'intimité du massif, comme si nous cherchions à en découvrir les secrets. La lumière se pare d'un éclat et d'une netteté indéfinissable et nous mesurons, alors, le bonheur d'être là.
Nous ne sommes pas parvenus sur le toit du monde. Pourtant, nous avons le sentiment de vivre un moment unique et de totale plénitude. Il est dur de s'arracher à ces jeux de lumière et d'ombre. Nous serions bien restés là, longtemps, à regarder, à admirer.
Pendant toutes ces randonnées minérales et parfumées au-dessus de la Méditerranée qui scintille en automne, en hiver et dans un printemps qui commence à s'enguirlander de fleurs rares, nous boirons tous ensemble, mes amis de TERRE, à la source du bonheur, et nous y reviendrons, encore et encore, car, désormais, notre soif est inextinguible.       Bernard    

Pépites d'Estérel

 
Rêvons en poésie à l'Estérel qui nous est promis, si proche mais encore inaccessible, pour un temps.   Bernard

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Pépites d'Estérel
 
Contrastes des couleurs
Juste au-dessus de l'eau
Et voir à chaque heure
Des cimes en lambeaux.
 
Reflets de roches roses
Au couchant du soleil
Tout en métamorphoses
Dès le matin au soleil.
 
Aiguilles de porphyre,
Echappées de verdure
En bouquet de plaisir
Sur un décor d'azur.
 
Montagnes étranglées
Et pitons d'amarante,
Du vert tout enchâssé
De plantes odorantes.
 
Cigales en bruit de fond,
Dans la chaleur du jour,
Font monter des monts
Des palanquées d'amour.
 
Forêts d'eucalyptus
Et de pins parasols,
Reçu là en bonus
A la rencontre d'un col.
 
Senteurs d'herbes du sud,
D'arbousiers orangés,
Odeurs d'infinitudes
A jamais engrangées.
  
Criques déchiquetées
S'avançant dans la mer
Comme pour aller chercher
Des souvenirs d'hier.
 
Légendes d'autrefois
Des bandits et des fées
C'est « il était une fois »
Aux enfants racontées.
 
Images de Provence
En lavis d'aquarelle
Dont on sent les fragrances
Dans les monts d'Estérel.
 
Gabriel FRANCESCHINI.
 

La Grande Borie des Cipières - Avril 2020

Voici enfin venu le temps du « jour d’après »
Nous sommes restés si longtemps enchaînés dans nos foyers que nous restons éberlués devant cet espace de liberté qui nous est de nouveau offert, comme un enfant qui reçoit un cadeau désespérément attendu.
Otages innocents d’un mal insidieux et trop souvent mortel, nous voici aujourd’hui libérés de cette hébétude stérile et des chaînes qui nous maintenaient captifs dans nos demeures.
Privés de randonnées et de l’Estérel, nous avions été amputés d’une part de nous-mêmes.
Confinés de l’association T.E.R.R.E., je vous invite à m’accompagner pour une nouvelle errance buissonnière, encore virtuelle pour l’instant.
Laissez-moi vous proposer aujourd’hui cette randonnée, bien réelle pourtant, que nous pourrions réaliser un jour prochain dans le cadre de nos sorties à la journée, pour autant que nous ayons tous recouvré une totale liberté de mouvement.
Evadons-nous par l’envie et la tentation, aujourd’hui réfrénées, que nous pourrons bientôt satisfaire. Laissons libre cours à notre imagination et à notre soif d’espace et de liberté.
Nous sommes à Cipières, village perché à 780 m d’altitude au pied du plateau de Calern, dans le pays grassois. Il fait face au village de Gréolières et surplombe la vallée du Loup qui coule ses eaux claires dans une profonde dépression.
En toile de fond, le profil crénelé des sommets du massif du Chéiron sur lesquels s’accrochent encore quelques lambeaux de neige.
Je vous entraîne pour une randonnée longue de 8,300 km (aller-retour) avec un dénivelé de 310 m, qui nous conduira jusqu’à l’imposante « Borie de Pons », au pied de laquelle nous pourrons pique-niquer à plaisir (carte IGN 3642ET pli D4).
La randonnée se déroule au milieu d’une nature exigeante, sévère et lumineuse.
Partant de la balise 26, située sur le parking, en plein centre du village, nous emprunterons d’abord le GR4 que nous quitterons bientôt à la balise 160, pour continuer à gauche sur un étroit sentier, cap au 170. Dès lors, nous n’aurons plus qu’à nous laisser guider, non sans garder un minimum d’attention, par un balisage qui est un modèle du genre, jusqu’à la balise 161 au lieu-dit « Les Graus de Pons » où se situe la grande Borie, magnifique et majestueuse, si remarquablement conservée.
Le sentier sinue, méandreux, sur cette terre ingrate, tantôt montant, tantôt descendant, parfois encaissé et parfois dominant, au milieu d’une garrigue revêche et pierreuse, peuplée de chênes verts, de genêts, de buissons, de nombreux ronciers, de cynorrhodons (les « gratte-culs »), dans l’odeur du thym, du pèbre d’ail, du serpolet et de la menthe poivrée.
Partout, ce ne sont que des champs de pierres, quadrillés par des murets gris cendré, parfaitement appareillés, qui retiennent les coteaux, tous bâtis de mains d’hommes, vestiges d’un labeur ancien, incessant et entêté. Combien de Sisyphes ont œuvré leur vie entière à ériger, pierre après pierre, ces amoncellements chaotiques de pierrailles qui parsèment la campagne.
Autrefois grenier à blé de Grasse et des alentours, la terre s’est plus nourrie ici de la sueur des hommes que de la pluie.
Nous franchirons plusieurs vallons, parmi lesquels celui des Pesses, celui du Pas d’Estrugue, et enfin celui des Pourcelles (balise 161/piste à gauche/cap au 15) qui donne accès à la Borie de Pons.
Une plate-forme de terre battue, nivelée et dénudée, nous accueillera devant la grande Borie pour une pause déjeuner bienvenue, festive, conviviale et roborative, avant que nous ne reprenions le chemin du retour en sens inverse pour rejoindre Cipières, après quelques heures d’efforts et de plaisirs partagés.
Cette très belle randonnée, quand pourrons-nous la réaliser ? Dès cet automne ou au printemps prochain, ou plus tard ?
Il n’y a que le virus, sans doute, qui détienne aujourd’hui la réponse !    Bernard

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Un rêve d’Estérel - avril 2020

J’ai fait un rêve, un rêve d’Estérel.
Depuis peu, nous avions terrassé l’hydre assassine. Une liberté nouvelle nous était offerte. Nous étions de nouveau ivres de mille projets. Je ne sais ni la saison, ni le temps, ni l’heure.
Nous étions tous réunis, avides de beauté et de pureté.  L’occasion était belle, pour un compagnonnage plein d’ardeur et de vitalité. La même ferveur partagée animait nos pas. Forts de cette expérience inédite, nous avions été dans le même temps, solitaires et solidaires.
Demain, ou un peu après, nous avions rendez-vous avec la vie ; une vie nouvelle, peut-être celle que nous avions rêvé pendant ces semaines, sinon ces mois de solitude forcée.
Nous qui avions vécu quelque temps en cénobites, quel bonheur de retrouver la chaleur communicative de la compagnie des hommes, et de leurs babillages qui nous paraissaient maintenant essentiels.
C’était un jeudi, en tout cas. La nature était, ce matin-là, virginale et resplendissante. La lumière, au zénith, nous enveloppait, bienfaisante.
La nature se remplissait de mille et une couleurs, comme au travers de la rosace d’un merveilleux vitrail.
Nous n’empruntions pas obligatoirement le maillage étroit des sentiers de Grande Randonnée. Nous lui préférions, chaque fois que cela était possible, des sentes sinueuses, minuscules et intimes, idéales pour les confidences et les apartés.
Un sentier étroit, souvent abrupt, nous conduisait au sommet du Mont Vinaigre, point culminant du massif de l’Estérel, puis à celui de son petit frère, le Mont Aigre, avec sa prairie crémée de cistes pourpres et blancs, roulés au soleil, à la douceur d’organza et de graciles asphodèles qui enchantaient la ligne de crête. Du haut de cette vigie, nous pouvions embrasser du regard tout le massif au cœur duquel l’ombre et la lumière s’enlaçaient. A nos pieds s’ordonnait un monde tourmenté de roches rouges, séquelles des colères d’un monde en fusion, et de sombres et mystérieux ravins.
Des sentinelles avancées veillaient au pourtour du massif : Rocher Barthélémy, Rastel d’Agay, Pic de l’Ours, Pic d’Aurelle, et tant d’autres.
Ces pics et ces monts lui donnaient l’aspect d’une forteresse féodale, assiégée depuis des siècles, mais qui avait encore fière allure.
Ensuite, par une large piste pierreuse, nous plongions aux confins de l’Estérel.
On passait, honteux et malheureux, devant plusieurs maisons forestières, témoins tristes de l’usure du temps et de l’indifférence des hommes. Les ronces et les herbes folles assaillaient les murs de ces vieilles bâtisses aux façades blessées de lézardes, aux volets déformés et décolorés par les intempéries et le soleil brûlant.
Nous progressions au travers de vastes pierriers à la stabilité aléatoire dont la traversée faisait de nous des funambules en équilibre précaire sur un fil.
On longeait des amas de blocs cyclopéens revenus il y a des millions d’années d’un voyage au centre de la Terre.
On s’enfonçait, à plaisir, au fond de frais vallons où coulait et chantait encore un ruisselet d’eau claire que les feux de l’été auraient tôt fait de tarir (Bonnet du Capelan/ chapeau de curé). On longeait bientôt les rives de plusieurs lacs (Etangs de la Péguière) dont la surface était cloutée de centaines de nymphéas aux couleurs pastel, plus délicates les unes que les autres, et sur laquelle des colonies de canards colvert s’ébattaient dans un joyeux tintamarre.
Au loin, nous pouvions nous émerveiller d’une succession de caps et de baies, festonnés jusqu’à l’horizon le plus lointain, avec la mer qui meringuait et ourlait le trait de côte d’une frange d’écume, mouvante et brillante au soleil, que les vagues barattaient inlassablement.
Ainsi se déroulait cette randonnée, belle, festive et conviviale.
Mon rêve, ce rêve-ci, éveillé, fantasmé, ou un autre, nous le réaliserons un jour prochain, ensemble mes amis.    Bernard

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Solidarité et espoir

Amis randonneurs, je vous adresse ce modeste billet de solidarité et d'espoir.
Nous sommes et resterons tous ensemble, unis, quoique séparés par choix ou par nécessité.
C'est une supplique salvatrice à chacun et pour tous que je vous envoie. C'est une prière insistante pour aujourd'hui et pour demain.
Restez confinés le temps nécessaire ; il n'y a pas à transiger.
Il y va de la santé de tous ; mais surtout de la survie de quelques-uns.
Un sort funeste nous aura contraint à emprunter pendant quelques semaines des chemins de traverse dangereux et sans issue pour beaucoup, sur lesquels nous aurions bien voulu ne pas nous engager.
On est, hélas, reclus, malgré nous et à notre corps défendant, pour un temps indéterminé.
Où que nous soyons cloitrés, la même foi nous habite, inébranlable ; des femmes et des hommes d'exception vaincront tôt ou tard l'ignoble monstre invisible qui nous salit et tue trop souvent.
Une invincible espérance nous anime et nous conduit. Nous avons toute la vie encore devant nous. L'espoir nous tient lieu de viatique.
Ensemble, chacun à son niveau, du plus modeste au plus éminent, nous vaincrons ce mal insidieux.
L'humanité est bafouée dans son intégrité et son espérance d'un monde meilleur. Nous ne céderons rien, jamais, ni au déni, ni à l'égoïsme. Nous resterons unis et solidaires et c'est ainsi que nous gagnerons tous ensembles.
Nous avons été privés de l'explosion de la naissance du Printemps, de la subtilité infinie de ses parfums et de la richesse inouïe de ses couleurs.
Mais rouge vermillon restent les rochers de rhyolite, comme le demeurent les nuances innombrables du vert des pins, des sapins et de tous les arbres peuplant l'Estérel. Nous les reverrons bientôt, avec le même bonheur, avec la même ferveur.
Nous avons encore tant de chemins à arpenter, sentiers, pistes, sentes et venelles, tant de paysages à contempler dans cette nature généreuse et exubérante, avec ses profonds vallons secrets et mystérieux, ses combes ombreuses, ses lignes de crête déchiquetée avec au loin la mer cuivrée d'or et d'argent, sous un ciel de pur opale resplendissant.
Il y a tant de chemins de joie et de lumière qui nous attendent encore.
A bientôt, donc.  Avec toute mon amitié.  Bernard

Bravo Bernard et merci

Information adressée le lundi 16 mars à tous les membres de TERRE

Bonjour à toutes et à tous,
Chacun de vous a entendu les mesures gouvernementales visant à limiter la propagation du virus COVID 19 au sein de la population.
Ces mesures ont été relayées par la Fédération de Randonnée Pédestre et il en résulte que tous les évènements, manifestations, rassemblements, formations et activités sportives sont reportées jusqu’à nouvel ordre sur l’ensemble du territoire.
De ce fait, nos randonnées proposées par l’Association sont déprogrammées que ce soit pour les randonnées traditionnelles ou santé ou la Marche Nordique ou Aquatique.
Le réunion pour la préparation du calendrier du 2ème trimestre et celle prévue le 27 mars pour la préparation du Critérium sont reportées sine die.
Les inscriptions pour le Critérium à partir du site TERRE sont suspendues depuis vendredi dernier.
Nous ne pouvons empêcher les personnes qui souhaitent prendre l’air et le soleil de profiter des sentiers de notre belle région mais il est important que chacun se responsabilise pour favoriser la barrière mise en place pour contenir la propagation de cette épidémie.
Bon courage à tous en ces moments si particuliers.
Nous vous tiendrons informés des évolutions pour notre activité.
Bien cordialement.
Pierre pour le CA de TERREAA

Pierre DECHERF
Président de l’Association TERRE
Théoule sur Mer

Tel : 06 88 69 30 89

Séjour septembre 2020

Le séjour 2020 est prévu du 19 au 26 septembre, au Cap France de TERROU dans le LOT. Notre association y a déjà séjourné en 2006 et chacun en a gardé un très bon souvenir.
Le nombre de places disponibles est d’environ 40 personnes, il est donc recommandé de vous préinscrire au plus tôt.
Nous utiliserons le site HelloAsso pour les inscriptions définitives.
Nous restons, Jean-Luc, Yves et moi-même à votre disposition pour toute précision complémentaire.
Cordiales salutations.   Pierre   

Terrou lot

Le Critérium 2020 est annulé et reporté en avril 2021

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Rando du 12 mars : Le ravin du Gratadis

Img 2222C’est sous une importante couverture nuageuse, chargée d’humidité, mais dans une atmosphère déjà printanière et une température d’une grande douceur que nous avons entrepris le tour du « Pic du Baladou », à partir du parking du « col de Belle Barbe ».
Nous étions 13 et ce chiffre nous a porté bonheur puisque nous avons pu bénéficier dans le courant de la matinée d’un soleil généreux qui n’était pourtant pas prévu au programme.
Ce fut une randonnée facile et belle, tout à fait conforme aux souhaits de la majorité actuelle des randonneurs de T.E.R.R.E. qui demandent de plus en plus qu’on puisse associer l’esthétique d’un circuit à l’absence de difficultés majeures.
Dès le départ, nous avons été confrontés à une longue montée pierreuse, totalement ravinée par de nombreuses pluies diluviennes.Nous surplomberons alors le « lac du Grenouillet », encore bien en eau, et, plus en amont, le « ravin du Mal Infernet », hérissé de centaines d’orgues déchiquetées de basalte  dressés contre le ciel, avec en arrière-plan la masse sombre du « Rastel d’Agay ».
Un long faux plat descendant, sinueux et encombré de rochers qui devrait faire le bonheur de beaucoup de géologues, nous conduit au « col Aubert », facilement identifiable grâce à son « Cairn » monumental.
Une longue descente sur un étroit sentier, lui aussi très dégradé, nous permet d’arriver sur les berges d’un petit lac, enchanteur, qui, au Printemps, se couvre d’une multitude de Nénuphars.
C’est là que nous nous installons pour la traditionnelle pause banane  et pour une photo de groupe qui viendra enrichir les souvenirs imagés de l’Association.
A partir de là, une courte variante nous permet d’effectuer un long parcours de crête, avec des vues époustouflantes à 360°, au milieu d’un tapis d’Asphodèles et d’une multitude de Cistes roses et blanches .
Elle nous conduit, après avoir franchi le « pont du Gratadis », à rejoindre les voitures sur le parking du « col de Belle Barbe ».
Nous aurons marché 6km au total pour 130m de dénivelé.   Bernard

(Voir les photos dans l'album)

Jeudi 28 février – Le Grand-Duc

Nous étions 21 pour cette randonnée à la mi-journée du Jeudi 27 Février dans les Mimosas au « Grand-Duc ». Ce furent, sur 9 km et 280 m de dénivelé, 3 h de connivences, de plaisirs partagés et de grande chaleur humaine, en dépit d’une température fraîche et d’un fort mistral, soufflant par courtes rafales, mais sous un franc soleil.
Nous avons tiré quelques impressions olfactives et visuelles de cette randonnée dans les mimosas au « Grand-Duc ».
Le mimosa, aux fleurs exubérantes, embaume l’hiver.
Des myriades de fleurs couleur or tapissent les branches des arbres ; des étincelles flamboyantes éblouissent les yeux.
Les parfums sucrés du mimosa envahissent l’espace, des senteurs uniques se répandent, les fleurs explosent en bouquets remplis de luminescence.
Les fleurs rondes se déclinent dans des tons de jaune, clairs ou brillants, de blanc, de crème ou d’orangé. Un duvet subtil les garnit de filaments soyeux. Les fleurs retombent en grappes abondantes autour des arbres et s’épanouissent en rameaux éblouissants.
Les boules cotonneuses, légères, étincelantes, remplissent les arbres ; les feuilles souples, fines, dentelées, d’un vert subtil, se couvrent d’une multitude de boutons d’or : de loin, on dirait de la soie, une moire d’étincelles et de luminosités.
Le mimosa, fleur de l’hiver, séduit par ses couleurs chaudes, ses senteurs à la fois douces et tenaces ; le mimosa fait éclater et resplendir ses petites fleurs duveteuses qui répandent des odeurs de miel doré.
Les fleurs blondes ressortent sur les feuillages aériens, souples, aux réseaux serrés et denses.
Les mimosas dessinent des panaches de lumière sur l’horizon de l’hiver. Ils adoucissent de leurs couleurs, de leurs parfums, les frimas au cœur de l’hiver.Img 2198
Senteurs et splendeurs du mimosa ! Quels effluves savoureux !
Les mimosas, fleurs de sud et du soleil, en imitent la couleur dorée ; ils nous font songer aux douceurs de l’été.Le mimosa est utilisé pour la Journée de la femme en Italie le 8 mars pour la seule et bonne raison que les fleurs du mimosa font d’innombrables soleils qui illuminent et embaument chaque heure et chaque jour de nos vies d’hommes, comme le savent si bien le faire nos épouses et nos compagnes.   Bernard

(Voir les photos dans l’album)

Rando-Santé du 25 février : Tour du Pic de l'Escale

Eh oui ! Nous étions 21 à nous retrouver au départ du « tour du Pic de l’Escale » pour une randonnée santé, classique maintenant car sans aucune difficulté objective, mais si belle du début à la fin que nous ne risquons pas de nous en lasser avant longtemps.
On démarre la randonnée  près du départ du  sentier de la « Baisse des Sangliers » qui lui, descend vers le fond du ravin de l’« Ubac de l’Escale » non loin du col des « Lentisques ». Img 2155Nous allons progresser sur un sentier en balcon au-dessus du ravin éponyme en faisant pratiquement le tour du « pic de l’Escale » dont le sommet, arasé, nous dominera modestement. Tout le long du chemin nous pourrons profiter de la très riche flore de l’Estérel qui, au sortir de l’hiver, s’apprête à exploser de mille couleurs et d’autant de parfums. Pour l’instant, notre admiration va aux « lavandes papillons », aux « cistes à feuilles de sauge » », à quelques « coronilles » et quelques « immortelles des sables ».Un léger mistral, émaillé de temps à autre de brèves rafales rageuses va nous accompagner tout au long de notre randonnée, facile, avec un dénivelé négligeable de quelques mètres.Nous allons tutoyer le « Pic de l’Escale » au plus près, plus loin le « Pic de l’Ours », le deuxième sommet de l’Estérel, le « Mont Vinaigre », le premier, et le rocher de « Roquebrune », encore plus loin, planté là-bas, au milieu de la plaine, en amont de la baie de Saint-Raphaël.Au final, une randonnée facile et tranquille, tout à fait dans l’esprit des randonnées santé.   Bernard

(Voir les photos dans l'album)

Jeudi 20 février 2020 – Rando aux Trois Termes

Débarrassons-nous d’abord d’une question que vous ne manquerez pas de me poser. Les Trois Termes, quésaco ?
Osons une interprétation qui vaut ce qu’elle vaut ; pas plus, pas moins qu’une autre : du nom « terme », on retient essentiellement l’idée de limite ; c’est aussi un lieu où se termine un déplacement dans l’espace. C’est tout à fait nous !
Le « col des Trois Termes » (303 m) est justement le point d’arrivée de notre randonnée du jour. Il est aussi le point de confluence des trois communes que sont : Fréjus, Mandelieu la Napoule et Saint Raphaël. Notre explication pourrait tomber pile-poil !
Sans titreNous sommes 18, plus « Milou » ! le Jeudi 20 Février 2020, ciel bleu turquoise uniformément, température déjà agréable pour une randonnée matinale, à démarrer du « Pont Saint-Jean » pour un aller-retour qui doit nous conduire au col des « Trois Termes » (303 m) après 300 m de dénivelé, en suivant le vallon éponyme, parallèlement au « vallon des Œufs de Bouc ».
L’hiver s’en va doucement, à petits pas. Le printemps, lui, approche à grandes enjambées.
Les mimosas jettent leurs derniers feux avant de bientôt faner inexorablement ; ils nous inondent pourtant encore largement de leurs fragrances.P1200526
Nous allons progresser jusqu’à la « Baisse du Verre », après être passés à la « Baisse du Sablier », sur un sentier complètement dégradé, raviné au long des années par d’importantes et multiples intempéries.
La suite sera beaucoup plus confortable, sur une piste large et profondément remaniée, qui nous fera passer devant la « Fontaine du Marsaou », dont les eaux claires et fraîches coulent tout au long de l’année.
Nous serons constamment dominés par le sommet du Marsaou (547 m) d’un côté et le sommet Pelet (439 m) de l’autre.
L’arrivée au col nous dévoile le prodigieux amphithéâtre de pleine et vraie nature ouvert sur une grande partie du massif de l’Estérel, seulement ponctué par quelques sommets remarquables à l’horizon, comme le Pic de l’Ours ou le Rastel d’Agay, parfaitement identifiables.
Une halte bienvenue nous permet de sacrifier à la traditionnelle pause banane ainsi qu’à la photo de groupe, qui sera un des éléments de la mémoire de l’association, avant que nous ne rebroussions chemin sur le même sentier, avec une prudence et une attention décuplée pour déjouer les nombreux pièges d’une descente hasardeuse.
La randonnée aura totalisé 7,600 km pour 260 m de dénivelé et 3 h de marche.
Guy de Maupassant écrivait déjà en 1882 : « De toute la côte du Midi, c’est ce coin que j’aime le plus. Je l’aime comme si j’y étais né, comme si j’y avais grandi, parce qu’il est sauvage et coloré, que le Parisien, l’Anglais, l’Américain, l’homme du monde ou le rastaquouère ne l’ont pas encore empoisonné. »
Je ne pourrais pas mieux dire … à quelques nuances près !    Bernard

(Voir les photos dans l’album)

Jeudi 13 février 2020 - La Duchesse

Rando animée par Régis

 

P1200393(Voir les photos dans l'album)

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