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Association T.E.R.R.E.
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CLIQUEZ ICI 1er mai 2018 – 39ème Critérium de Sainte-Agnès Que les membres de TERRE qui désirent participer à ce Critérium se fassent connaître pour organiser au mieux ce déplacement.

Dimanche 6 mai 2018 - Fête de la randonnée

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Jeudi 19 avril 2018 - Les ponts de Siagne

 

Nous étions sept, sept seulement (on dit que les absents ont toujours tort, ce qui fut particulièrement vrai pour tous ceux qui n’auront pas eu le bonheur de participer  à cette magnifique randonnée aux  « Ponts de Siagne »).

Partis du stade municipal de Montauroux, nous avions pour ambition de rejoindre la Siagne au sortir des gorges éponymes, ce qui fut fait, non sans quelques complications dès le départ.

Nous devions d’abord traverser une forêt de chênes pluri-centenaires dans les bois du Défens.Img 0261

Hélas, celle-ci avait été totalement inondée, conséquence des pluies diluviennes des dernières semaines, transformant cet endroit remarquable en un lacis d’eaux miroitantes au soleil déjà ardent du matin, noyant les sentiers, les arbres et les arbustes,  rendant impossible  toute pénétration ou toute progression,  nous obligeant à rebrousser chemin et à rechercher une variante alternative.

Celle-ci trouvée, nous avons pu quitter le plateau pour plonger, par un étroit et abrupt sentier, vers la Siagne dont la proximité se révélait progressivement par un vacarme de plus en plus assourdissant au fur et à mesure que nous nous rapprochions de ses rives.

C’est un tumulte inouï qui nous a saisis  à l’arrivée au pont de Rey ou pont des Moulins, en bord de Siagne, un fleuve en furie, des flots tumultueux, que rien ne semblait  pouvoir arrêter, vomissant des tonnes d’eau à la seconde, dans un bruit d’enfer.

C’est un lieu magique et surprenant, une couleur d’eau impensable, une végétation luxuriante, des ponts ancestraux, des cascades de tuf très rarissimes… bref, un éventail de beauté que seule Dame Nature a la possibilité de nous offrir.

Img 0285Nous allons alors longer le fleuve aux eaux, parfois bouillonnantes, parfois limpides et calmes, avec des teintes de lagon, qui s’écoule sous le couvert d’une riche et luxuriante  ripisylve.

Le sentier, courant le long de la rive et souvent au plus près, avec son ballet d’herbes folles courant au fil du courant, nous a donné à voir, outre les différents ponts qui enjambent la Siagne, le pont des Moulins et le Pont des Tuves (pour les habitants de Montauroux) ou des Gabres (pour ceux de Saint-Cézaire), des témoignages riches et émouvants de l’occupation ancienne des lieux et d’une intense activité agricole pendant des siècles.

Il subsiste encore, résistant au temps, les ruines monumentales, parfois cyclopéennes, de plusieurs moulins, moulins à farine, à huile, à roches, à foulons, et de ce qui devaient être des maisons d’habitations.

Nous avons choisi le magnifique pont des Tuves et son imposante cascade, aujourd’hui pratiquement infranchissable, pour la pause déjeuner, sous un soleil resplendissant et déjà presque estival.

La suite fut une lente et pénible remontée par un « méchant » sentier, très pentu et passablement malaisé, pour atteindre le plateau du bois communal du Défens, après avoir avalé d’une traite un dénivelé de plus de 230 m.

La randonnée s’est heureusement terminée par un « pot de l’amitié » pris au centre-ville de Montauroux, après un peu moins de 12 km d’émotions, d’efforts et de belle ambiance.   Bernard.


Voir les photos dans l’album)

Dimanche 8 avril 2018 - 17ème critérium pédestre de l'Estérel

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Le Dimanche 8 Avril 2018, au tout petit matin, dans l’obscurité encore bien présente, bleu de nuit, et un froid mordant, sans parler d’un vent furieux et tempétueux qui n’a pas eu raison de ce très beau projet, tous les bénévoles de l’Association T.E.R.R.E. étaient à pied d’œuvre pour faire du Critérium une fête mémorable pour les presque 300 participants qui n’avaient pour seul désir que de se mesurer face à eux-mêmes.
Trois parcours étaient proposés, du plus facile (relativement) pour 15 km et 500 m de dénivelé, le moyen (relativement aussi) pour 23 km et 700 m de dénivelé, jusqu’au plus long (là, je manque d’épithète pour caractériser le courage de ceux-là) totalisant 31 km pour 1200 m de dénivelé.
Tous les parcours avaient été dûment balisés la veille, les différents stands de ravitaillement installés en des points stratégiques le jour même, sans parler de l’organisation centrale dans la salle des fêtes de Théoule-sur-Mer, à partir de laquelle tout était dispatché, les inscriptions, les ravitaillements, etc., sous la houlette « éclairée » de Pierre ( à qui nous devons ce magnifique projet de la conception à la réalisation), secondé par une escouade de « petites mains », pour l’accueil, les inscriptions, les petits-déjeuners, avant que tous ne s’élancent, avec une humilité tranquille et une grande jouissance, dans le cœur de l’Estérel.
Organisée pour la première fois, parallèlement à notre Critérium, en partenariat avec la ville de Théoule-sur-Mer, se déroulait, à l’initiative de « Running 06 », une session de Marche Nordique comprenant un parcours libre de 8 km 400 et un parcours chronométré de 14 km.
Il y avait ce matin-là de grands vents parcourant toutes les pistes, les sentiers et les cols, secouant les arbres, les petits comme les grands, portant encore la livrée de l’année morte, des haillons et des pouilleries de l’autre hiver, froissant les herbes et les arbustes. Ici et là, quelques asphodèles et de rares arbres de Judée, de pourpre revêtus, nous parlaient cependant d’un printemps proche.
Au loin, la mer maugréait, engorgée d’écume, recouverte d’écailles blafardes et fumante d’embruns, une mer en ébullition, dans une folle errance, assaillant inlassablement les criques, les grèves et les golfes.
Des hommes et des femmes ont marché toute la journée dans le vent, sur toutes les pentes à gravir, à pas lents ou précipités, n’ayant pour seul désir que d’aller au bout de leur quête, avec courage et  ténacité, pour accomplir en totalité leur défi de ce jour. 
La lente pérégrination de centaines de marcheurs a duré la journée entière, têtue, courageuse et déterminée.
Ainsi s’est déroulée jusqu’au milieu de l’après-midi la fête heureuse et courageuse du 17ème Critérium pédestre de l’Estérel « Cécile Clabaut » à Théoule-sur-Mer, dans l’amitié, la connivence et le partage, au milieu de la magie sans cesse renouvelée du massif de l’Estérel, pour toujours à nul autre pareil.
Nul doute que tous reviendront l’année prochaine, et sans doute plus nombreux encore, pour se confronter de nouveau à eux-mêmes.

Bernard.

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Jeudi 5 avril 2018 - Les Porfaits & l'Aigre

Jeudi 5 Avril 2018, Nationale 7, col du Testanier, juste avant de basculer vers Fréjus, nous nous sommes regroupés au départ du GR 51 pour une randonnée légère de la demi-journée, de 8 km 200 et un dénivelé de 265 m.
Quatre nouveaux adhérents à l’association participent à la sortie du jour et, si ce n’est pas leur toute première expérience en la matière, leur intégration au sein du groupe fut parfaite en tous points.
Depuis des mois et des mois, ce fut une très longue attente dans le froid, la pluie, le vent et même la neige ; une très longue absence aussi de chaleur, de couleur, de lumière aussi, et, voici qu’en ces premiers jours d’Avril et du Printemps, nous sont rendus à profusion l’éclat d’une lumière immodérée dans le ciel et sur la mer, la chaleur bienfaisante des rochers rouges de l’Estérel et les camaïeux de vert tendre et de vert profond des arbres et des arbustes encore tout perlés de fraiche rosée.
C’est un bonheur certain et l’expression vraie d’une joie de vivre de se retrouver, onze participants, pour une courte et magnifique randonnée à partir du col du Testanier.
Nous progressons d’abord sur le GR51 qui, en balcon au-dessus de la route du Malpey, nous conduit vers la maison forestière éponyme, après avoir traversé une forêt d’Eucalyptus dont les troncs, d’un blanc immaculé, font penser à des colonnes faites d’un Img 0188authentique marbre de Carrare.
La maison forestière du Malpey est une belle endormie, victime du temps et de l’indifférence des hommes qui mériterait pourtant d’être classée parmi les plus beaux exemples du patrimoine rural vernaculaire français et, pour cela, d’être sauvée de la ruine et de l’oubli.
Nous descendons ensuite la piste du Porfait, passons devant la « cantine du Porfait », dévolue parfois aux joyeuses agapes des chasseurs, pour arriver enfin au carrefour de Roche Noire après être passés sous le petit et le grand Porfait.
De là, un étroit sentier ascendant nous conduit à un collet qui croise le GR 49 et où nous pouvons satisfaire à la traditionnelle « pause banane ». Cet arrêt, dans la fraicheur du matin et avec un léger mistral, salutaire après une assez rude montée, nous permet d’admirer un panorama à 360° qui va, entres autres, du mont Vinaigre, au pic de l’Ours et au rocher Bartélémy, à la baie de Saint-Raphael, à la plaine du Var et au rocher de Img 0197Roquebrune, les différents baies et caps jusqu’à Saint-Tropez et le cap Taillat.
Quittant le GR 49, nous continuons la montée jusqu’à atteindre le sommet de l’Aigre (450 m), point culminant de notre randonnée du jour.
Après la non moins traditionnelle photo de groupe, une descente rapide et quelque peu malaisée nous ramène à la maison forestière du Malpey avant de regagner le point de départ de la randonnée après 3 heures de marche.
Cette première randonnée du 2ème trimestre est le gage et la promesse d’autres belles randonnées à venir.    Bernard.

« La moisson de nos champs lassera les faucilles
Et les fruits passeront la promesse des fleurs.
La fin de tant d’ennuis dont nous fûmes la proie
Nous ravira les sens de merveilles et de joie. »
  (François de MALHERBE)

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Jeudi 29 mars 2018 - Pointe de l'Aiguille

Pierre nous a donné rendez-vous à 8 h 30 sur le parking du Magellan à Théoule-sur-mer pour une petite balade dans l'Esterel.
La joyeuse troupe de 17 randonneurs a pris la Promenade Pradayrol pour rejoindre la Pointe de l'Aiguille qui surplombe le merveilleux paysage qu'offrent les roches rouges, la mer et la grotte de Gardanne.    2 grotte gardanne
Après la traditionnelle photo de groupe, les marcheurs sont repartis vers Sainte Camille, le chemin des Mimosées pour se diriger vers la Pointe de l'Esquillon et passer devant la Croix de Lorraine.
Après une courte pause, la petite troupe a repris le sentier qui mène au Col de Théoule pour rejoindre le point de départ.
Très belle balade d'environ 8 km par temps très agréable.
Merci à l'organisateur.      Brigitte

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Vendredi 2 mars 2018 - Randonnée nocturne de Théoule-sur-Mer

 

La randonnée nocturne du 03/03/2018 a déjoué les pronostics des plus pessimistes d’entre nous.

Les pluies diluviennes des derniers jours, encore le matin même, ont fait place, au fur et à mesure que le crépuscule gagnait sur le jour, à un ciel d’encre habité peu à peu d’une myriade d’étoiles.

Et que dire de cette apothéose, tant espérée et finalement offerte, quant à l’apparition d’une lune pleine, entière et brillante de « mille feux » (on me pardonnera bien cet étonnant paradoxe !). Elle nous accompagnera tout au long de cette randonnée magique et conviviale, longue de 4 km 500 pour 200 m  de dénivelé et 1 h 30 de marche et qui a quand même  réuni une cinquantaine de participants, sans oublier les « cuisinières intérimaires » (et leurs « chaudes larmes » à l’épluchage des oignons).

La joyeuse troupe, « cornaquée » de main de maître par Régis, suivie et accompagnée par Raymond, notre ange-gardien, au volant de la voiture balai, est parti de la salle des Fêtes de Théoule, a remonté d’abord le vallon de l’Autel, envahi ici et là par des vagues d’eau  descendues des collines avoisinantes.

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Progressant au cœur de l’Estérel, sous un ciel étoilé, nous sommes passés en lisière du Mémorial de Notre Dame d’Afrique, avant d’entamer le retour en suivant « le chemin du Cimetière » jusqu’à Théoule.

Les points hauts de ce circuit ont permis que nous nous émerveillions au spectacle fantasmagorique et magique de la côte vers Le Trayas à l’ouest  et de la baie de Mandelieu à l’est, avec, face à nous, Les Grues, en ombres chinoises.

Devant nos yeux émerveillés, la Méditerranée nous a offert un spectacle inoubliable, mêlant l’obscur de ses abysses et les reflets d’argent de sa surface, comme du plomb fondu, resplendissant sous une étonnante et indéfinissable lumière de  pleine lune.

Ce fut un spectacle inouï de voir la petite troupe progressant sous un ciel illuminé et dans la clarté irréelle de cette nuit, comme autant de lucioles animées ou comme un ver luisant serpentant le long des sentiers.

 

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De retour sans encombre à la salle des Fêtes de Théoule, nous avons été récompensés de nos efforts en dégustant une revigorante et succulente soupe à l’oignon, accompagnée de force gaufres et généreusement arrosée d’un bien agréable vin rosé consommé avec une relative modération.     Bernard.

Jeudi 22 février 2018 - Demi traversée de l'Esterel

Pour le compte rendu de cette sortie, c'est la bleusaille qui s'y colle (comme le veut tout bon bizutage). Donc, avec plaisir et un peu d'appréhension, je vais vous livrer mes impressions pour cette première avec T.E.R.R.E.  Nous sommes partis de la gare de Théoule-sur- mer, pour nous rendre à celle du Trayas, avec le" sponsoring surprise" de la SNCF.
A l'arrivée, Laurent nous a rejoints et la grimpette a commencé, longeant la mer et ses rochers rouges... Le temps couvert ne nous a pas permis d'ajouter les monts enneigés à l'arrière plan de ce tableau magnifique, il a néanmoins été suffisamment clément pour nous permettre de profiter de cette journée.
Notre balade s'est donc poursuivie tranquillement sous l'œil bienveillant du pic d'Aurelle, jusqu'au col des Lentisques, puis vers l'Uzel où des pics déchiquetés évoquaient une version rouge des aiguilles de Bavella, avec le Mont Vinaigre au fond. Excellent endroit pour une pause " banane" !
Là, les grandes chaussures sont partis à l'assaut du Pic de l’Ours, alors que nous, pointures plus modestes, avons visé la Img 7760

Dent de l'Ours. Nous nous sommes retrouvés au col Notre-Dame pour aller au Pic Martin lieu du déjeuner.
La température n'étant pas franchement estivale, ni le temps suffisamment certain, nous n'avons pas trainé une fois que nous étions rassasiés. Le retour vers Théoule fut agréable, la piste large nous permettant de discuter.
J'ai vraiment apprécié cette première randonnée, de beaux paysages et une équipe accueillante et sympa. Si je connaissais Pierre le bienveillant « Chef de meute", ainsi qu'Annick ma précieuse compagne de rame et si j'avais déjà croisé Raymond, Gérard, Laurent et Francis  par contre, j'ai découvert François qui, classe !! , boit dans un verre à pied aux pique-niques, Rémi, qui, généreux, distribue ses délicieux Amaretti « faits maison », Luc et Chantal qui viennent de loin pour marcher avec nous ( preuve que la bonne réputation de l'association a dépassé les frontières !) et pour trouver une réponse à la question : d'où viennent les pierriers... Mais la rencontre la plus marquante fut Roger, ce Monsieur à l'étonnante vitalité, avec ses 94 années et toujours bon pied sur les sentiers ... Un exemple à suivre ...
Merci à tous pour cette belle journée !!!   Françoise.

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Jeudi 15 février 2018 - Rastel d'Agay

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Onze participants, armés de deux « GPS » et d’une boussole, la présence de trois animateurs et malgré cette « artillerie lourde », cette débauche de matière grise, de technologie et d’intelligence artificielle, le projet de parvenir au sommet du Rastel d’Agay par le versant nord a, dès le début, déjoué toutes nos tentatives.

Nous avons été mis en échec face à une trace trop ténue, trop fragile et probablement trop ancienne pour que le temps n’ait pu finir par l’effacer, dans un lacis d’arbustes et de taillis, quasiment aussi impénétrable qu’une forêt amazonienne. L’improvisation qui a présidé à l’élaboration de cette randonnée ne m’a sans doute pas permis d’éviter cet écueil.

L’intelligence collaborative de l’ensemble de la troupe a permis d’imaginer un « plan B », selon l’expression consacrée, dont la parfaite et non moins agréable réalisation est à porter au crédit de chacune et de chacun.

Merci à eux qui m’ont permis de changer mon fusil d’épaule et d’entrainer ma joyeuse et caquetante  troupe vers le sommet du Rastel, pour un aller-retour, en passant par le versant est.

Après un passage devant la maison forestière du Gratadis, nous avons longé le lac du Grenouillet sur lequel se déplaçait une escadre de canards colvert avant d’entamer une longue et agréable montée vers le Rastel, au milieu d’un amphithéâtre de sommets regroupant au moins la moitié de ceux  du sud de l’Estérel.20180215 104758

Gilles a pu alors faire la rencontre improbable d’une harde de sangliers, forte d’une dizaine d’individus, curieux et pas du tout effarouchés.

Après être passés devant l’oratoire dédié à Saint-Honorat, un étroit sentier pierreux nous a permis d’atteindre  la table d’orientation, juste sous le sommet du Rastel.

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Là, deux bancs bienvenus nous ont permis de donner libre cours aux agapes de la « pause déjeuner », face à la splendeur d’un panorama démesuré à 360°, allant des cimes enneigées du Mercantour dans les lointains et l’immensité de la Méditerranée  jusqu’au Cap Camarat à l’ouest.

Un froid mordant et la fatigue, sans doute, nous ont fait renoncer à poursuivre l’ascension du Rastel jusqu’à son emblématique  drapeau métallique et prendre alors le chemin du retour sur une route largement asphaltée, non sans avoir renoncé, chemin faisant, par paresse ou simplement parce que nous avions eu notre content de surprises, à quelques variantes magistralement imaginées par le GPS de François, qui lui est comme une « seconde peau » et dont il a manifestement une grande habitude.

Le retour aux voitures a mis un terme à cette randonnée pour 11 participants, longue de 14 km d’échanges (mais qu’ont-elles donc encore à se dire, randonnée après randonnée, nos gazelles ? c’est, pour moi, un mystère !) et de connivence, pour 330 m de dénivelé et 4 h 30 de marche.    Bernard.

 

Rastel : réunion de personnes que l’on invite à boire ; lieu où l’on fait bombance ; « ripailles en plein vent » (A. Daudet).

 

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Jeudi 8 février 2018 - Roquebrune – La flûte

 

La flûte, ce n’est pas du pipeau ! Quatre cent trente mètres, quand même !

Nous y sommes venus à 10 participants, à parité égale, hommes, femmes, pour parcourir une boucle de 12 km avec 310 m de dénivelé et admirer les forêts de mimosa et nous enivrer jusqu’à plus soif de son parfum.

Du Mimosa ? « Que nenni », ou si peu !

Mais ne boudons pas notre plaisir. Ce fut une très belle randonnée, fraîche et ensoleillée, même si le mimosa nous a privés de son extraordinaire floraison. Ici et là, nous en eûmes cependant les subtiles et entêtantes fragrances. P1170605Car le mimosa, se souvenant de ses origines australes où il fleurit en plein été, chez nous, un calendrier génétique inchangé le fait fleurir au cœur de l’hiver. C’est un « arbre de fée », le mimosa, l’acacia qui nous offre une multitude de gerbes plumeuses, un tourbillon brumeux de fleurs poudreuses, jaunes et duveteuses à travers lequel les rayons du soleil se baignent et tamisent leur poussière d’or sur un fond de vert olive, de brun et de gris.

Partis du lieu-dit « Les Claux », chemin de la Vernède, non sans avoir délégué la responsabilité du trajet aller jusqu’au sommet de « la Flûte » à Richard et celui du retour, de « la Flûte » au parking des voitures à Francis, nous avons rejoint rapidement le GR51, c’est-à-dire le sentier des « Balcons de la Méditerranée » qui s’étire sur 240 km, de Menton jusqu’à Marseille.

C’est un large sentier, dégagé et confortable, qui nous a conduits, après une succession de « montagnes russes » jusqu’au lieu choisi pour la « pause banane », fait d’un amoncellement de billots de bois, solidarisés entre eux par des plaquettes métalliques.

Peu après, nous avons quitté le GR51 pour entamer une montée, raide et continue jusqu’au sommet de « la Flûte » à 430m d’altitude, lieu choisi pour la « pause déjeuner ».

Ensuite, ce fut une descente continue, parfois malaisée, jusqu’au retour aux voitures, avec tout au long de magnifiques points de vue sur les Maures, la plaine éponyme, l’Estérel, la baie de Saint-Raphaël et le Mercantour enneigé dans les lointains.
Img 0150La rencontre fortuite de trois ânes (outre deux ou trois groupes de randonneurs) a pu nous donner l’idée de les charger de nos sacs, mais nous étions pratiquement de retour !

Merci à mes deux acolytes, Francis et Richard, sur qui je me suis déchargé du soin de mener cette randonnée à bon port et à tous les autres pour leur joyeuse et sympathique participation.   Bernard

 

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Jeudi 1er février 2018 - Vallon des Baumes

Le résultat brut de la randonnée du Jeudi 1er Février au Vallon des Baumes dans l’Estérel pourrait se lire ainsi : 10 participants, une distance de 8,100 km  pour un dénivelé de 300 m et un peu plus de 3 h de marche.
Mais ce circuit, qui s’est déroulé tout autour, au plus près et au plus haut de la Caldeira de Maure Vieil, est beaucoup plus que ce raccourci et la sécheresse de ces quelques chiffres pourraient le laisser penser.
La température est fraîche et une petite bruine nous accompagne tout au long de la matinée, par intermittence. C’est une randonnée « assez sportive »  (pour notre âge !), sur des sentiers parfois fortement dégradés, avec quelques passages à fort pourcentage en montée
(jusqu’à 20%).
Les commentaires furent brefs car Pierre avait épuisé le sujet de la Caldeira de Maure Vieil le Jeudi précédent lors de la randonnée à la grotte éponyme dans un exposé magistral fort bien documenté et auquel je n’ai rien eu à ajouter !
La marche s’est faite au milieu d’une nature encore assoupie au cœur de l’hiver, dans un camaïeu subtil de vert, de brun et de jaune. On sent pourtant que l’hiver s’apprête à sortir de sa gangue de froid, de pluie, de vent et de boue et nous aurons pu le voir dans l’or des mimosas qui  inondent peu à peu les pentes des collines.

Img 0134Une très longue montée sur 300 m de dénivelé, mais sur un sentier relativement confortable, nous conduit depuis les « tennis de Maure Vieil » jusque sous le sommet du mont Pellet où nous sacrifions à la traditionnelle « pause banane ».
Après, c’est une plongée continue jusqu’au pont Sarrazin (qui n’a de Sarrazin que le nom !), sur 280 m de dénivelé, sur un méchant sentier, étroit et très raviné, avec quelques passages particulièrement délicats qui réclament la plus grande attention.
C’est ensuite le retour aux voitures sur un large et agréable sentier, quasiment à plat, qui nous permet de repasser devant le domaine de Maure Vieil, avec son ancienne verrerie, sa chapelle et son amphithéâtre. L’ensemble est totalement abandonné, muré, vandalisé et largement tagué. Le site porte le témoignage de la fin d’un rêve et des illusions, de la mort d’une ambition et du naufrage d’une utopie qui n’aura guère duré.
Avant d’arriver aux voitures, nous  longerons les imposants vestiges d’une ancienne carrière de Spath- Fluor dont l’exploitation intensive dans les années 60-70 a permis d’extraire jusqu’à 80000 tonnes par an.

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Au total, une randonnée exigeante mais qui aura récompensé, par l’ampleur du panorama et sa beauté,  chacune et chacun pour les efforts consentis.     Bernard.

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Mont Viroulet - 18 Octobre 2007

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